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A votre santé !

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mardi 1 avril 2008

Vous avez dit addictions?

Vous l'avez peut-être remarqué : depuis quelques articles, j'aborde sous des angles divers la question des addictions.

Ce n'est pas un hasard: le guide de l'assistant sanitaire aura toute une partie consacrée à ce sujet. Suite de la série ce jour avec la publication d'un texte de François Cordier, médecin et responsable scout local, qui travaille depuis plusieurs années dans un centre pour toxicomanes.

Une vision originale qui montre bien l'action positive que peut avoir le scoutisme dans la prévention des addictions...même si le raisonnement suivi peut surprendre !


Les addictions restent, en France comme dans beaucoup d’autres pays européens, un problème de santé publique majeur, dont les impacts sont multiples, sanitaires, médicaux et sociaux. Les conduites addictives, en particulier les consommations de tabac, les abus d’alcool et dans une moindre mesure, de substances psycho actives, interviennent ainsi dans 30 % de la mortalité précoce (soit avant 65 ans) et évitable.

C’est le constat exposé en liminaire du « plan addictions 2007-2011 ». Un coup de projecteur de l’actualité qui m’a poussé à rédiger quelques réflexions inspirées par mon expérience de médecin engagé dans le soin aux toxicomanes, mais aussi d’animateur auprès d’adolescents depuis plus de 30 ans.

1) Les comportements addictifs ne sont pas des comportements « exotiques ». S’ils se développent d’une façon aussi importante à notre époque, c’est lié à un état de notre culture. D’une façon certes caricaturale et dramatique, les « toxicomanes » nous renvoient une image de notre situation sociale : nous croyons peu ou prou que le bien-être, le bonheur, est lié à une consommation adéquate (voir les ressorts de la publicité quels que soient les produits à vendre). Le citoyen contemporain est d’abord un consommateur…

2) Les addictions ne sont pas des problèmes de produits consommés, mais de comportement. Et le soin ne sera vraiment efficace que s’il permet de changer de comportement de fond. C’est un programme bien plus vaste que simplement d’arrêter de boire ou de fumer. Et les comportements à problèmes des toxicomanes (dont les alcoolo-dépendants) n’ont pas leur origine dans leurs produits (même si ceux-là n’arrangent rien !). Les comportements addictifs sont des révélateurs de « problèmes » plus profonds.

3) En consommateurs avertis nous voudrions pouvoir classer les produits en bons, moins bons et pas bons du tout. C’est souvent une fausse piste. Tout peut dépendre de l’usage qu’on en fait, du comportement qu’on a. Vouloir faire des classements de drogues ne peut mener qu’à une impasse. Aucun message soit disant de prévention qui ne porterait que sur une connaissance des produits ne peut avoir d’autre efficacité que celle de persuader ceux… qui n’en avaient pas besoin.

4) Cela ne veut pas dire que les produits incriminés dans ces comportements soient finalement peu dangereux : le tabac tue un fumeur de plus de 30 ans de pratique sur deux. Les boissons alcoolisées prises pendant la grossesse, même de façon très modérée , peuvent entraîner un « syndrome d’alcoolisation fœtale ». Nous le savons maintenant de façon formelle, d’où la consigne nouvelle : pas même une goutte pendant la grossesse !

5) La situation d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle du passé. Je ne connais pas aujourd’hui de consommateurs de « drogues » qui se revendiquent d’un « hédonisme », d’un mode de vie basé sur une idéologie etc… Ce que je connais par contre, et en grand nombre, ce sont des gens qui ont trouvé là de quoi gérer (très mal !) une situation de mal-être.

6) Le discours standard sur l’adolescence et le nécessaire goût pour les conduites à risque est « à côté de la plaque ». Si des ados (et pas seulement eux) se mettent dans des conduites risquées, ce n’est pas pour le risque, mais pour le bénéfice tiré de ces situations de saturations sensorielles (exemples : la sono à fond, le scooter plein pot et sans casque, les ivresses…) : dans ces situations l’instant est cristallisé, l’angoisse du temps qui m’échappe disparaît, je ne « cogite » plus (comme ils disent). Derrière les (et pas à cause des) addictions on trouve très souvent une incapacité à se situer dans le temps.

7) La meilleure prévention contre les addictions s’ignore et ne peut pas être comptabilisée dans des lignes budgétaires ad hoc : c’est tout ce qui permet de rendre capable de mener des projets, de se situer dans le temps et l’espace, dans une généalogie et une histoire, de rendre apte à la relation avec des tiers.
Vaste programme où nos traditions éducatives (familiales, scolaires, sportives, religieuses, des mouvements de jeunes et centres de loisirs) ne sont pas si démunies que cela pour peu qu’on y prête attention et qu’on lève le nez de l’ambiance générale du goût pour le prêt à consommer et le « fun ».

mercredi 26 mars 2008

Addictions des jeunes: désinformation ?

Toute la journée du 25 mars on a vu et entendu dans les médias des informations sur la consommation de tabac, d'alcool et de drogues illicites par les adolescents et les jeunes adultes. Décryptage...

Pour le tabac, le message est explicite : "le tabagisme est en recul chez les jeunes", "les jeunes moins portés sur la clope", "les jeunes fument moins qu'avant" "on fume moins quand on a 17 ans."

Pour l'alcool et les produits illicites, les choses sont moins claires : "les jeunes moins portés sur la clope mais davantage sur l'alcool" , "les jeunes fument moins et boivent moins" ;"moins de tabac mais plus de drogues dures", "les jeunes délaissent-ils la clope pour la coke?"...

France info a consacré une intéressante chronique au sujet : "Moins de tabac et d’alcool, plus de cocaïne chez les jeunes", et même un débat. A noter aussi l'interview d'Etienne APAIRE,le président de la MILDT, nommé il y a peu à ce poste. Il vous dit tout sur la cocaïne. Le site Internet de France Info renvoie fort honnêtement vers ses sources : le bulletin épidémiologique hebdomadaire du mois de mars, publié par l'Institut de Veille Sanitaire.


Je vous invite à prendre la peine de le lire... ce qui m'a d'abord frappé, c'est de voir que cette actualité reprise par de nombreux médias n'en est pas vraiment une: tous les chiffres annoncés ici sont déjà connus! l'enquête ESPAD 2003 réalisée auprès d'adolescents en milieu scolaire, l'enquête ESCAPAD de 2005 auprès des jeunes de 17 ans présents à la journée d'appel de préparation à la défense, et le Baromètre Santé Jeunes de 2005... Ce qui est nouveau, c'est juste la synthèse de tous ces chiffres et leur mise en correspondance par l'OFDT (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies.

De manière globale, l'étude ESPAD montre bien qu'à 16 ans, l'initiation à la consommation des 3 produits les plus répandus est un apprentissage tout à fait banal : 1/3 des adolescents pour le cannabis, 2/3 pour le tabac, 4/5 pour l'alcool. Une réalité qui doit fortement interpeller ceux qui comme nous cherchent à proposer aux préadolescents et adolescents des apprentissages constructifs.

Ci-dessous, le tableau résumant l'état des consommations à 17 ans:

Niveaux_d__usage_drogues_2008.jpg

Que constate-t-on?

- La consommation de tabac diminue certes,mais surtout l'expérimentation. La consommation de tabac intensive (10 cigarettes ou plus), la plus problématique, évolue peu...
- La consommation d'alcool, annoncée à la baisse, diminue peut-être un peu chez les 18-25 ans, mais la consommation régulière des jeunes de 17 ans continue d'augmenter: 12 %... Et surtout la recherche d'ivresses répétées augmente nettement: près de 10% d'ivresses régulières.
- Le cannabis n'augmente plus...mais 50 % des jeunes de 17 ans l'ont essayé au moins une fois et un jeune sur 10 en consomme régulièrement. Une pratique qui s'enracine chez les 18-25 ans.

Par ailleurs, l'étude n'insiste pas particulièrement sur la consommation de cocaïne, à la différence du directeur de la MILDT et de plusieurs médias: l'expérimentation augmente, certes, et continue à progresser à l'âge adulte, mais reste à des niveaux encore très faibles, moins que l'ecstasy et les poppers par exemple...

Tout se passe comme si on voulait insister sur les bons résultats concernant la lutte anti-tabac, d'actualité après les nouvelles réglementations mais dont on ignore encore l'impact. Comme si on voulait minimiser la recherche d'ivresse par les adolescents, qui n'est pas nouvelle mais augmente encore. Et comme si on voulait désigner une nouvelle cible à la lutte: le trafic de cocaïne.

Plusieurs médias (et le président de la MILDT en premier) n'ont pas hésité à annoncer le prix actuel du gramme de cocaïne, largement en baisse. Et les chaînes de télé ont montré comment on réalise un rail de cocaïne... Peut-être faut-il effectivement s'inquiéter,surtout si le circuit de distribution de cocaïne se met à emprunter ceux du cannabis. Mais la nouveauté d'un produit, sa médiatisation, sa présentation sous un jour accessible sont aussi de puissants moteurs pour le populariser...

Il faudra suivre avec attention, dans les mois qui viennent, la nouvelle politique anti toxicomanies qui sera proposée dans le cadre de la présidence par la France de l'Union européenne par Etienne Apaire. Pour info,ici son parcours.


Ce qui doit nous questionner,et devrait à mon humble avis davantage préoccuper les pouvoirs publics, c'est la tendance d'un nombre important d'adolescents et de jeunes adultes à adopter des conduites addictives : à 17 ans, 12 % des jeunes ont fait l'expérience d'un produit illicite autre que le cannabis. Et globalement un jeune sur 10 consomme régulièrement du tabac, un jeune sur 10 fume régulièrement des joints, et un jeune sur 10 est ivre au moins une fois par mois...et sans doute faudrait-il aussi parler des polyconsommations, non abordées ici.

Je suis de plus en plus convaincu que les mouvements de scoutisme ont une place importante à jouer en proposant aux adolescents et aux jeunes adultes, NOTAMMENT AUX PLUS FRAGILES, d'autres attitudes face à la vie.

mercredi 19 mars 2008

Elixir de printemps.

Elixir2008.png Demain, c'est le printemps ! le moment de reprendre la publication des écrits concernant l'assistant sanitaire, en passant par la Lorraine : je voudrais saluer l'initiative Elixir de Printemps 2008, présentée ainsi dans le communiqué de presse officiel :

Pour la cinquième année consécutive, l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et en Addictologie (A.N.P.A.A.) propose de fêter l’arrivée du Printemps en Lorraine le jeudi 20 mars 2008 autour d’un verre… sans alcool !

L’Opération 'Elixir de Printemps' vise à valoriser les boissons sans alcool dans un contexte festif et convivial et s’appuie sur un réseau de partenaires et des actions de proximité.

Un cocktail sans alcool, l’Elixir de Printemps, sera proposé à la dégustation dans les différents lieux animés par les partenaires de l’opération en Lorraine.

Sa recette ? 1/3 de nectar de poires, 1/3 de jus de pommes, 1/3 d’eau gazeuse et 1 trait de sirop de mirabelles.

Grâce à la participation de partenaires oeuvrant dans des domaines variés, le public visé par l’opération 2008 sera lui aussi diversifié, salariés, résidents de foyers, habitants de quartier, jeunes, étudiants, professionnels mais aussi le grand public.

La dégustation du cocktail aura lieu dans différents contextes, bal musette, selfs, soirée dansante, apéritifs, portes ouvertes, etc.

Des événements scouts sans alcool, çà vous brancherait ?

mardi 18 mars 2008

Bon anniversaire Scoutblog !

Et oui, c'est aujourd'hui le premier anniversaire de Scoutblog : cette nouvelle plateforme entièrement dévolue aux blogs scouts.

Une plateforme sur laquelle j'ai pu faire migrer sans encombre le contenu de mon blog "Scoutisme et santé", grâce aux administrateurs de LaToileScoute. cf mon premier article sur le nouveau blog...

Le bilan est plutôt positif me semble-t-il :

- 107 blogs personnels.
- 83 blogs de structures (unités, groupes, districts...)
- 31 blogs sur des camps ou projets
- 13 blogs sur des événements.
- 9 blogs thématiques.

Quant au blog " A votre santé", il se porte bien : 55 billets en un an, et plus de 36000 visiteurs: un flux de 3000 par mois (une centaine par jour).

Ce taux de visites permet au blog d'être correctement répertorié dans les moteurs de recherche. Et grâce à Scoutblog il est plus facilement repéré par les scouts de passage...

vendredi 7 mars 2008

Assistants sanitaires en stage à La Grande-Motte.

Ce ne fut pas à Palavas les flots mais qu'importe: le premier stage scout BAFA2 intégrant une formation d' assistants sanitaires a bien eu lieu !

Un stage en pleine ville, à La Grande-Motte, radieuse cité balnéaire jaillie de toutes pièces des étangs camarguais au début des années 60.
Petit aperçu en images...


En 2008, le jeu scout s'épanouit sur la plage au pied des pyramides...

Jeu_scout_LGM_plage2.jpg

...ou au milieu des cités.

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Quelques architectes illuminés avaient imaginé ici un habitat en immeuble, mais sans propriété privée des rez de chaussée. 50 ans après la circulation à pieds y reste un plaisir...

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...surtout en février où seuls quelques hurluberlus mettent de l'animation dans la paisible bourgade.

musique_rue_LGM.jpg

Un lieu de stage urbain avec un camp scout au milieu des immeubles, c'est un peu insolite mais çà fonctionne...

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Trois parcours différents et complémentaires étaient proposés au choix des stagiaires: un parcours direction de camp, un parcours assistant sanitaire et un parcours trésorier-intendant.

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Certains temps étaient spécifiques, d'autres communs.
Ceux qui avaient choisi le parcours assistants sanitaires (parfois par défaut) ont parfois senti naître comme une nouvelle vocation...

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Ils ont expérimenté la mise en place de quelques installations à l'utilité incontestable.

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Ils ont testé en grandeur nature la nouvelle trousse de soins.

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Et vérifié leurs connaissances pratiques à travers des jeux de rôles...

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...parfois à la limite du supportable.

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Ils ont aussi élaboré des propositions éducatives et préventives à partir des recommandations existantes.

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Un atelier sur les addictions a réuni l'ensemble des stagiaires, qui auraient bien voulu aller encore plus loin dans l'échange...

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Bref, de quoi méditer quand tombait le soir sur la cité radieuse...

soir_cap_Vacances.jpg


Merci à Marion et Alain pour les photos.

mardi 26 février 2008

Conduite à tenir face aux plaies complexes.

Certaines plaies nécessitent toute l'attention de l'assistant sanitaire car elles présentent davantage de risques de complications ou d'infections que les plaies simples. Ce sont les morsures et les brûlures (avec deux variantes, les ampoules et les dermabrasions).

- Les brûlures: Evenement fréquent, notamment en camp.
Il faut d'abord refroidir la peau : c'est fondamental et très important, à faire immédiatement si possible.
Il faut refroidir la brûlure en la mettant sous l'eau courante : eau froide (mais non glacée) sous un robinet, voire dans un cours d'eau si c'est plus facile à mettre en oeuvre (en camp par exemple). Il faut le faire pendant 10 minutes, ce qui est long...

Par la suite, si la brûlure est localisée, on nettoiera et on désinfectera comme pour une plaie simple,on séchera puis on couvrira de crème contenant un agent anti-infectieux : par exemple une crème à la sulfadiazine, Flammazine ou Sicazine. Pansement à refaire idéalement 3 à 4 fois par jour pendant les 48 premières heures, car l'absorption est rapide et il faut éviter de voir se constituer une croûte.

Facteurs de gravité d'une brûlure:
- L'étendue: on conseille traditionnellement de se méfier au-delà de la taille d'une demi paume de main...
- La profondeur: une brûlure du 1er degré donne un aspect de rougeur assez douloureuse, mais la peau est intacte. Une brûlure du deuxième degré donne une cloque, souvent très douloureuse. Une brûlure du troisième degré détruit le derme, la couche profonde de la peau,très grave et très dangereux car trompeur: les récepteurs sensitifs sont détruits et la personne n'a pas mal... la paeu apparaît lésée et grisâtre. Toute brûlure du 3e degré doit être vue par un médecin,de même toute brûlure du deuxième degré un peu étendue: il faut "avoir la consultation facile".
- La localisation: le visage et les extrémités (les mains, les organes génitaux...) doivent être considérées comme plus graves.
- L'agent causal : on se méfier notamment des brûlures à l'eau ou à l'huile bouillante...

Le coup de soleil est une variété de brûlure (tous les degrés sont possibles...) et de même les ampoules et les dermabrasions, dont je parle ci-dessous.

- Les ampoules: ce sont des brûlures provoquées par le frottement,au niveau des mains par les outils utilisés pour les installations, au niveau des pieds par les chaussures, pendant la marche notamment. les ampoules sont très fréquentes en camp ! on peut les traiter comme une brûlure classique (premier degré: rougeur et douleur, ou deuxième degré: cloque et douleur) ou mieux avec des traitements type "seconde peau" : pansements hydrocolloïdes laissés en place 24 heures ou plus qui absorbent les sécrétions, diminuent la douleur et accélèrent la cicatrisation. Très utile notamment en explo où ce type de pansements permet de poursuivre la marche avec le moins de dommages possibles...

- Les dermabrasions : ce sont des érosions cutanées provoquées par exemple après une chute...la peau est comme râpée sur une surface plus ou moins étendue, la plaie est peu profonde mais peut saignoter au départ. Ce sont des plaies difficiles à soigner, car souvent sales, donc pouvant facilement se surinfecter. Même prise en charge que les brûlures classiques.

- Les morsures:
A priori toute morsure, qu'elle ait été faite par un chien, un autre animal ou un être humain (eh oui...) nécessite un avis médical. En effet, les plaies par morsures présentent un risque très important de surinfection.
Ce n'est pas une urgence immédiate sauf si la morsure est profonde ou étendu: pendant l'année on a le temps de contacter les parents et de voir avec eux. En camp, il vaut mieux programmer un avis médical dans la journée, sauf si la morsure est très localisée auquel cas on peut la prendre en charge soi-même: nettoyage et désinfection classique, séchage, puis application d'une crème contenant un agent anti-infectieux sous pansement : par exemple une crème à la sulfadiazine, Flammazine ou Sicazine. (très utilisée dans les brûlures)

vendredi 22 février 2008

Soigner les plaies ordinaires.

C'est d'après Laurence Bardy le plus fréquent des soins pratiqués en camp. (cf ce billet écrit suite à sa thèse).

Un acte très courant mais pas toujours bien pratiqué.

Les objectifs sont simples: il faut
- Nettoyer la plaie.
- Sécher la plaie.
- Désinfecter la plaie.
- Mettre la plaie dans les meilleures conditions pour favoriser la cicatrisation.

- Nettoyer la plaie:
Dans la pratique du scoutisme, nous ne sommes pas habituellement dans un lieu où le risque de surinfection est important. Cette phase peut donc être rapide, et utiliser des produits simples: de l'eau du robinet et du savon.

On mouille une compresse avec de l'eau et un savon liquide, ou mieux un désinfectant moussant type Cytéal®(le Cytéal®contient de la chlorhexidine, le même qui sera utilisée par la suite).
On nettoie la plaie.

- Sécher la plaie:
Avec une compresse stérile.

- Désinfecter la plaie:
On utilisera par exemple du Plurexid®: chlorhexidine aqueuse, qu'on appliquera sur la plaie avec une compresse.

- Favoriser la cicatrisation:
Si la plaie est petite et propre, on peut laisser à l'air. Si elle était sale au départ et un peu importante ou mal placée,on peut la recouvrir d'un pansement. A refaire tous les jours toutefois pour vérifier l'évolution.

On n'oubliera pas de noter la nature du soin pratiqué sur le registre de soins.

mardi 19 février 2008

Fiche pratique trousses de soins

Le temps est venu de conclure cette série consacrée aux outils privilégiés de l'assistant sanitaire en vous présentant la fiche pratique qui synthétise ce que j'ai dit dans les précédents billets.

Nous avons opté pour une fiche pratique regroupant
- les grands principes de constitution et d'utilisation.
- la description détaillée du contenu de chaque trousse.
- quelques "protocoles simples" expliquant leur utilisation.

Une fiche copieuse, mais un vrai choix éditorial : regrouper en une seule fiche les produits à utiliser et les principaux conseils concernant leur utilisation. Le but étant d'éviter de chercher parmi plusieurs fiches la posologie d'un médicament par exemple et donc de limiter au maximum les risques.

Cette fiche a été écrite l'an passé et publiée sur les forums de LaToileScoute mais je l'ai considérablement remaniée avant "l'épreuve du feu" du stage en Méditerranée, qui a lieu en ce moment.

Il est très possible qu'elle évolue encore suite aux réflexions des stagiaires. A suivre ici même, avec probablement les photos de la "trousse idéale", contenant et contenu...

Pour l'instant ci-dessous, la fiche dans sa version actuelle. N'hésitez pas à faire des remarques.

vendredi 15 février 2008

Les trousses de premiers soins d'équipe.

Il y a dans chaque maîtrise un chef ou une cheftaine qui s'intéresse d'un peu plus près que les autres aux questions de santé: c'est "l'assistant sanitaire".

C'est aussi une bonne idée de proposer à un scout ou à une guide de chaque équipe de prendre un rôle actif dans ce domaine. A l'assistant sanitaire de lui proposer des choses intéressantes à faire. L'enquête "Tous en forme" faite en 2006 auprès des assistants sanitaires présents au Jamboree avait bien montré que l'imagination pouvait être au rendez-vous.

Ce rôle comporte comme pour l'assistant sanitaire une mission de soins, à prendre au sens figuré (être attentif aux autres, responsable face aux prises de risques...) comme au sens propre : le correspondant santé de l'équipe peut très bien avoir en main de quoi faire quelques soins.
Et à mon avis, même avec les plus jeunes: le PSC1 (formation qui vient de remplacer l'AFPS) va jusqu'à proposer aux enfants à partir de 10 ans l'apprentissage de gestes de secourisme complexes, comme le massage cardiaque ou l'utilisation d'un défibrillateur...n'ayons pas peur de les initier à la prise en charge d'une plaie!

Pour faire bonne mesure, mettons entre leurs mains le matériel adéquat: une trousse de premiers soins adaptée et un mini-registre de soins, pour permettre à l'assistant sanitaire de superviser les soins pratiqués.

A partir de la tranche d'âge 12-14 ans , l'intérêt de cette proposition prendra tout son sens avec les premières activités de l'équipe en autonomie.


Proposition d'une trousse de premiers soins d’équipe :

Paire de ciseaux
Pince à échardes
Des compresses antiseptiques
Quelques pansements adhésifs prédécoupés
Quelques compresses stériles (en sachet individuel)
Quelques flacons unidoses de chlorhexidine aqueuse
Un rouleau de sparadrap
Une ou deux bandes.
Pommade contre les piqures d’insectes
Crème à la sulfadiazine (brûlures)
Quelques pansements seconde peau (ampoules).
Du paracétamol en dosage adapté à l'âge (douleurs et fièvre)

Un petit sac en plastique pour pansements usagés.
Carnet pour noter les soins, ou copie de la page "soins d'équipe" du registre de soins.
Le tout dans une petite trousse modèle trousse de toilette.

mardi 12 février 2008

Composition de la trousse de premiers soins d'unité.

Après les préliminaires, voici enfin le contenu proposé pour la trousse de premiers soins d'unité :

Matériel:
( en libre accès dans une pièce du local, ou au camp dans la tente infirmerie)

Accessoires
- une paire de ciseaux
- une pince à échardes
- un Tire-Tic®
- une boîte de gants non stériles
- Un savon.
- un thermomètre
- des verres en plastique
- une petite cuillère
- mouchoirs en papier, rouleaux d’essuie-tout
- une lampe frontale
- une couverture de survie.

Matériel de soins
- des compresses stériles 7.5 x 7.5,10 x10 cm
- des bandes extensibles (5, 7 et 10 cm de large)
- des pansements (à découper et prédécoupés)
- un rouleau de sparadrap hypoallergique de 2,5 cm de large

Pharmacie:
(impérativement sous clé)

Médicaments d’usage local
- un flacon de solution antiseptique (pour les plaies)
- un tube de pommade pour les piqûres d’insectes.
- un tube de crème à la sulfadiazine pour les brûlures.
- un tube de pommade pour les contusions.
- un tube de crème solaire haute protection UV (indice supérieur à 15)

Médicaments par voie orale
- une boîte de paracétamol 500 mg pour fièvre et douleurs ordinaires
- une boîte d’anti-histaminique (pour les démangeaisons : piqûres d’insectes…)
- une boîte de médicaments contre les diarrhées.
- une boîte d’antispasmodiques (douleurs abdominales)
- quelques morceaux de sucre …

Pas de nom de médicaments ici, mais j'ai largement développé le sujet dans mon billet précédent : souvent plusieurs choix sont possibles...
A chaque assistant sanitaire de préparer sa trousse avec le pharmacien du quartier, ou un médecin ou un pharmacien qu'il connait (parent ou autre).

vendredi 8 février 2008

Désinfectants, pommades et petites gélules...

Quels produits utiliser en accueil de scoutisme?

Il a bien fallu faire un choix.
Voici donc les six produits qui me semblent pouvoir être recommandés sans arrière-pensée (j'ai indiqué en premier le nom de la molécule, pas le nom commercial):

* La chlorhexidine : c'est un produit antiseptique efficace, d'application indolore sur les plaies quand il est en solution aqueuse, et peu réputé pour donner des allergies. Il ne tache pas, et il existe sous de multiples formes. Quitte à choisir, autant retenir celui-ci. Quelques formes possibles :

- Le Plurexid® ou le septivon®, en flacon de 250 ml de préférence (une fois ouvert, il ne faut pas les garder trop longtemps).
- Le Merfène®, chlorhexidine aqueuse en conditionnement unidose, bien pratique pour les trousses d'équipes.
- Le Cytéal®, chlorhexidine en solution moussante, ou l'Eludril®, chlorhexidine pour bains de bouche, peuvent également être utilisés.

* La sulfadiazine : pommade à utiliser sur les plaies infectées,ampoules,brûlures, dermabrasions après une chute... sous forme de Flammazine® ou Sicazine®. Pommade largement utilisée dans les centres de brûlés, elle entraîne rarement des problèmes allergiques. Comme elle contient un antiseptique, elle est préférable à des produits comme la Biafine.®

* L'hydrocortisone en crème : dérivé de la cortisone d'activité faible, elle peut être recommandée sous forme d' Onctose-hydrocortisone®, crème bien efficace sur les piqûres d'insectes (moustiques, guêpes...) d'autant plus qu'elle y est associée à de la lidocaïne, qui calme la douleur. On peut aussi conseiller Apaisyl®, Eurax®...

* Le paracétamol: Doliprane®ou Dafalgan®ou Efferalgan® ou...en dosage à 500 mg. A utiliser pour la fièvre et les douleurs ordinaires. Les allergies sont rares et les risques de surdosage faibles. C'est un produit sans doute présent dans 90% des pharmacies familiales, en principe sans danger si l'on respecte les doses recommandées.

* Le lactobacille : médicament à utiliser en cas de diarrhées (Lactéol®). Rien ne vaut la réhydratation et le Lacteol® permet surtout d'accompagner l'amélioration des gastro-entérites banales en 24-48 heures... si les diarrhées sont très abondantes (plus de 4 en 24 heures) ou très violentes, mieux vaut consulter. Et de même si les symptômes persistent au-delà de deux jours...

* Le phloroglucinol : en comprimés à sucer (phloroglucinol®ou spassirex®), ou en lyoc à sucer ou diluer dans un verre d'eau (spasfon®). Utile pour les douleurs d'origine digestive ou gynécologique. Très largement utilisé notamment chez la femme enceinte, et d'une efficacité relative: il ne risque pas de masquer un problème grave.

D'autres produits peuvent se discuter, à cause de leur efficacité modérée ou de leurs dangers éventuels:

* L'arnica : produit d'homéopathie qu'on peut conseiller sous forme de gel refrigérant (Arnicadol®) pour les petits traumatismes (sans plaie) : à préférer malgré le prix aux pommades (Arnica®) ou aux crèmes (arnican®) qui risquent en cas d'ecchymose ou d'entorse d'aggraver le traumatisme car on est tenté de masser.Le seul intérêt de ces pommades est de les avoir dans une optique "occupationnelle"...On veillera dans ce cas à juste faire pénétrer, et on l'utilisera plutôt pour les douleurs musculaires au retour d'explo par exemple. Le Dolal® et l'Hémoclar® sont des alternatives, à utiliser de la même manière (mais pas les anti-inflammatoires locaux , interdits avant 15 ans)

* La cétirizine : produit anti-histaminique utilisable en cas de réaction allergique ou de réaction cutanée (rougeur, urticaire, démangeaisons après piqure d'insecte) sous forme d'un comprimé de Zyrtecset® (seul produit de cette catégorie vendu sans ordonnance, utilisable seulement à partir de 12 ans). Produit peu dangereux mais qui peut parfois entraîner une légère somnolence.

* La métopimazine : Vogalib®, le seul anti-nauséeux accessible sans ordonnance...mais au deuxième jour de vomissements un avis médical est impératif, et il peut y avoir, de manière exceptionnelle, des complications à type de contractures (torticolis,mâchoire notamment...)

* L'ibuprofène : Nureflex®, Nurofen®, Advil®...médicament antidouleur bien plus efficace que le paracétamol sur les douleurs d'origine traumatique (contusions, tendinites, entorses...), les maux de tête et les douleurs gynécologiques (règles douloureuses...)
Le problème est qu'il y a un risque, rare mais grave, et même à dose normale, de voir survenir une insuffisance rénale aigue. Ce qui nous incite à être prudents...
Il ne faut notamment jamais le donner à un jeune un peu déshydraté ou fatigué (par exemple en retour d'explo, en période de forte chaleur...) car le risque est alors augmenté.
L'ibuprofène est disponible en vente libre en comprimés de 200 mg.

mardi 5 février 2008

Auto-médication : les raisons d'un choix.

C'est une démarche qui a de quoi surprendre. Et qui a surpris les stagiaires BAFA a qui elle fut présentée l'an passé. Beaucoup pensaient (pensent?) qu'il est interdit d'utiliser des médicaments dans le cadre du scoutisme.

Nulle part nous n'avons trouvé d'interdiction claire. Et les spécialistes à qui j'ai demandé de se pencher sur la question ont été surpris de constater le flou juridique qui entoure la pratique d'assistant sanitaire. Devant ce flou, ils nous ont conseillé de commencer par obtenir l'aval du ministère de la santé, de la jeunesse et des sports. Entreprise louable, mais sans doute longue et difficile.

Il existe déjà un texte qui autorise l'utilisation du paracétamol : l'instruction J.et S.du 18 mai 2001 (qui met à jour celle du 12 mai 2000). Mais pourquoi cette molécule-là et pas d'autres, qui ne sont pas plus dangereuses ? il existe des allergies au paracétamol... la même instruction conseille par ailleurs l'utilisation d'alcool à 70° pour les pansements (mais ne mentionne pas d'antiseptiques), de confitures anti-constipation et de crème pour les brûlures, sans préciser lesquelles: en matière de protocoles, difficile de faire plus imprécis et donc potentiellement dangereux...(cf texte en pièce jointe)


Par ailleurs, l'an passé, le ministre de la santé de l'époque, Xavier Bertrand, a relancé le débat sur l'auto-médication...un débat qui mérite d'être posé, devant l'incapacité affligeante d'un grand nombre de personnes à prendre en charge elles-mêmes le plus petit problème de santé.

Dans le scoutisme, nous pouvons agir pour restituer aux adultes et aux jeunes un certain pouvoir sur leur propre santé, sans être obligé de faire appel à un professionnel au moindre mal de tête, sous prétexte que çà pourrait bien être une méningite... Je milite en la matière pour une pédagogie du bon sens !


J'ai associé à la réflexion plusieurs médecins qui ont une longue expérience du scoutisme, notamment les responsables sanitaires des grands rassemblements (Jamborees bleus 1997 et 2006 pour les 11-15 ans, rassemblement Solidaires 14-17 ans, rassemblement Paris 2001 pour les 17-21 ans).
Tous m'ont dit la même chose: il faut débloquer le système, et faciliter l'utilisation dans la pratique du scoutisme de quelques molécules bien choisies, qui éviteront aux chefs de courir chez le médecin ou au service d'urgence au moindre bobo !

C'est donc ce point de vue que j'ai finalement adopté. Avec garde-fous:

- Un choix de molécules bien connues, en nombre limité, réputées pour leur inocuité, disponibles en vente libre dans les pharmacies.
- Des protocoles d'utilisation conformes aux "données actuelles de la science".

Faut-il, ou ne faut-il pas, rajouter un garde-fous en faisant remplir un protocole autorisant les maîtrises à dispenser les médicaments de la trousse?
C'est l'avis d'Yves Poncelin, médecin au SAMU 01, et qui fut longtemps animateur pionnier :

Je suis pour mettre quelques médicaments d"usage "famillial" dans la trousse de secours.

Le débat pour ou contre l'Ibuprofène montre que le fond du problème est l'acceptabilité des effets indésirables potentiels de ces traitements.
C'est donc une question de rapport bénéfice-risque.
En médecine il nous est demandé d'informer le patient sur ces aspects afin qu'il puisse choisir le niveau de risque qu'il accepte.

On pourrait peut-être envisager de demander aux parents en début d'année (ou au moins avant les camps) de cocher sur une liste de médicaments ceux qu'ils acceptent ou non que l'assistant sanitaire délivre à leur enfant en précisant que leur décision doit être éclairée par le médecin traitant.

Cela apporte à mon sens une "protection" suffisante de l'assistant sanitaire en cas de survenue d'un effet secondaire.

Faut-il, ou ne faut-il pas, proposer aux parents de scouts ce "protocole" supplémentaire? à ce jour, je suis encore hésitant...encore un papier de plus à faire remplir. Mais face au flou juridique qui entoure ces pratiques il vaut peut-être mieux être prudent...

Qu'en pensent les lecteurs de ce blog ?

vendredi 1 février 2008

L'assistant sanitaire et les médicaments.

La gestion des médicaments est une question difficile et qui vient souvent au premier rang des préoccupations des assistants sanitaires (surtout en camp). L'enquête faite en 2005 par Laurence Bardy pour sa thèse, ou celle que j'ai pilotée en 2006, l'enquête "tous en forme", le montraient bien.

De nombreux "on dit" courent sur le sujet : pour certains, il ne faut utiliser aucun médicament. Pour d'autres, pas de raison de s'auto-limiter: il faut avoir de tout pour pallier à toute situation. L'inventaire des trousses des premiers soins est souvent instructif: médicaments nombreux, faisant double emploi, certains disponibles uniquement sur ordonnance, parfois périmés voire dangereux...

Il nous a semblé nécessaire de mettre un peu d'ordre dans tout ceci, à partir de quelques critères simples. Les médicaments choisis doivent être :

- peu nombreux.
- vendus sans ordonnance.
- inoffensifs.
- adaptés aux situations rencontrées en accueil de scoutisme.
- utilisés suivant des protocoles précis.

Quelques commentaires :

- Des médicaments peu nombreux: l'assistant sanitaire, qui n'est pas un professionnel de santé, n'a pas les moyens de bien connaître de nombreux médicaments... faire un choix est une garantie de sécurité.

- Des médicaments en vente libre: le comportement recommandée aux assistants sanitaires est un comportement "de bon père de famille"... dans les situations de la vie courante, les parents ont généralement recours aux médicaments disponibles dans la pharmacie familiale pour soigner leurs enfants. Ils les soignent un jour ou deux puis vont voir leur médecin traitant s'il n'y a pas d'amélioration. Si la situation apparait plus grave, ils y vont tout de suite. C'est le même droit que nous défendons pour les maîtrises, "parents de substitution" pour la durée des activités scoutes.

- Des médicaments inoffensifs : c'est ce qui doit primer, même sur l'efficacité ! à partir du moment où ces produits sont proposés pour faire face "à des situations de la vie courante", ils doivent présenter le moins de dangers possible. C'est le cas pour la plupart des médicaments en vente libre, mais dans la trousse de soins proposée nous avons essayé d'être plus sélectifs encore...

- Des médicaments adaptés : les "situations de la vie courante" rencontrées en accueil de scoutisme se comptent sur les doigts des deux mains. Au-delà, on est soit dans le cadre de situations inhabituelles,soit dans le cadre de situations urgentes : dans ces cas il faut faire appel à un professionnel de santé, mais ce sera exceptionnel.

- Des protocoles précis: conseiller l'usage de médicaments en accueil de scoutisme exige de notre part de préciser le bon usage de chacun de ces produits. C'est pourquoi la fiche descriptive de la trousse de soins comportera non seulement la liste des produits conseillés mais aussi l'indication des produits et leur posologie en fonction de l'âge. Et le guide de l'assistant sanitaire proposera un protocole plus détaillé pour les soins qui le nécessitent. Si l'assistant sanitaire les utilise hors de ces recommandations, ce sera sous sa responsabilité.

Baden Powell disait que l'éclaireur devait être capable de se tenir à lui-même lieu de docteur... c'est peut-être encore possible, mais de manière encadrée !

mercredi 30 janvier 2008

Trousses de premiers soins en accueil de scoutisme

Trousse à pharmacie, pharmacie type, trousse d'infirmerie...les dénominations sont nombreuses pour désigner la trousse à outils indispensable à tout assistant sanitaire qui se respecte, quelle que soit son obédience, d'accueil de scoutisme ou d'ailleurs !

Dans cette "trousse à outils", il n'y a pas que des médicaments. Nous avons donc fait le choix de l'appellation officielle, celle de l'arrêté de 2003 sur le suivi sanitaire: "trousse de premiers soins".

C'est la plus simple, et elle dit bien l'essentiel: c'est une "trousse", elle doit être aisément transportable. Et elle doit permettre d'assurer "les premiers soins".

Laurence Bardy, dans sa thèse sur le recours aux soins en camp de scoutisme, retient deux principes de base pour la composition de cette trousse :

L'assistant sanitaire doit bien connaître la composition de sa trousse, qui doit être la plus simple possible.
Il doit savoir utiliser correctement (quand et comme il faut) tout ce qu'elle contient.

Les débats que nous avons eu depuis avec différents médecins impliqués dans le scoutisme à des titres divers m'ont amené à préciser les principes de base d'une trousse de premiers soins :

- Une trousse de premiers soins a pour but d’assurer quelques soins de base et de gérer les petits bobos de la vie quotidienne.
- La trousse de premiers soins est de même nature qu’une pharmacie familiale : rien que des médicaments vendus sans ordonnance, utilisables sans contre-indication majeure dans le cadre défini par le guide de l’assistant sanitaire.
- La trousse de premiers soins doit être facilement transportable. Elle peut être nécessaire aussi bien pour les réunions que pour les week-ends et le camp.
- Les médicaments doivent obligatoirement être conservés dans un contenant fermé à clef : quel que soit l’âge des jeunes accueillis, il y a toujours un risque de consommation accidentelle ou volontaire.
- La trousse de premiers soins est sous la responsabilité de l’assistant sanitaire. Il la constitue, en connaît la composition. Il sait utiliser correctement (quand et comme il le faut) tout ce qu’elle contient, en référence au guide de l’assistant sanitaire. Il vérifie régulièrement les dates de péremption (au moins deux fois par an, en début d’année et avant le camp, et avant toute utilisation d’un produit).

De plus:
- L'assistant sanitaire doit superviser lui-même la prise des médicaments spécifiques prescrits à l’un des jeunes : les modalités de prise définies dans l’ordonnance doivent être scrupuleusement reportées dans le registre de soins.
- Dans un but éducatif, l'assistant sanitaire peut confier au responsable santé de chaque équipe de jeunes une trousse de premiers soins d'équipe, après formation préalable.


Pour mémoire: L'arrêté du 20 février 2003 encadre bien ces pratiques :

Le suivi sanitaire consiste notamment à :

- identifier les mineurs qui doivent suivre un traitement médical pendant l'accueil et s'assurer de la prise des médicaments ;
- s'assurer que les médicaments sont conservés dans un contenant fermé à clef sauf lorsque la nature du traitement impose que le médicament soit en permanence à la disposition de l'enfant ;
- tenir le registre dans lequel sont précisés les soins donnés aux mineurs, et notamment les traitements médicamenteux ;
- tenir à jour les trousses de premiers soins. »

mardi 22 janvier 2008

Assistant sanitaire : première formation !

Une première formation à la fonction d'assistant sanitaire nouvelle formule est proposée du 16 au 23 février, à Palavas-les-flots, à l'initiative du pôle de formation Méditerranée.

Il s'agira d'un stage BAFA 2, qui intégrera trois parcours possibles pour les chefs et cheftaines qui ont déjà entamé leur cursus BAFA : un parcours direction de camp, un parcours intendant, un parcours "assistant sanitaire."

L'idée sous jacente à cette formation est claire : l'assistant sanitaire en accueil de scoutisme doit être le bras droit du responsable d'unité. Celui qui prend ce rôle doit de préférence avoir au moins un an d'expérience, et avoir démarré sa formation BAFA.

Au programme:

- Un échange préliminaire sur les attentes et expériences de chacun pour mettre en place ce rôle.
- Deux ateliers pratiques sur les soins : comment composer les trousses de soins d'unité et d'équipe, comment organiser les soins et prendre en charge au mieux les problèmes de santé en camp.
- Deux ateliers sur la conduite à tenir face aux addictions et aux situations de mal-être.
- Deux ateliers sur la mise en place d'un cadre de vie favorable à la santé: hygiène, ergonomie, nutrition, environnement, rythmes de vie...
- Un atelier intitulé : "Ma fonction dans le projet pédagogique", avec les intendants et directeurs de camp.

Ce sera une formation "expérimentale" qui s'annonce passionnante.

Si vous voulez en être, il est encore possible de s'inscrire ! ...par l'intranet, ou en contactant le pôle de formation Méditerranée, ou en prenant contact avec moi, en haut et à gauche de ce blog.


Pôle de formation Méditerranée:

10 impasse Sainte Victorine
13003 MARSEILLE
04 96 12 60 19
crm@sgdf.fr

samedi 19 janvier 2008

Sport, scoutisme et certificats médicaux.

Le scoutisme n'est pas un sport...même si l'activité physique y est largement pratiquée et encouragée !

Deux remarques à ce sujet :

- Lorsque j'avais soutenu ma thèse il y a une vingtaine d'années, les préadolescents interrogés, scouts ou non scouts, rangeaient souvent le scoutisme dans la catégorie "activité physique et sportive". Ce qui au fond n'est pas une mauvaise définition pour une activité qui se définit comme un jeu...

- Dans ma pratique médicale actuelle, je constate en septembre une épidémie de demandes de certificats préalables à la pratique du sport, qui me laisse un peu rêveur: les contre-indications à une pratique récréative, voire compétitive modérée, sont extrêmement rares...il vaudrait mieux expliquer les contre-indications à rester sédentaire, beaucoup plus nombreuses !

En tout cas, nul besoin de certificat médical pour faire du scoutisme. Sauf en cas de pratique d'activités dites "à risques". D'après l'arrêté du 20 février 2003,

L'admission d'un mineur...est conditionnée à la fourniture préalable... d'un certificat médical de non-contre-indication lorsqu'une ou plusieurs activités physiques mentionnées à l'article 13 du décret du 3 mai 2002 susvisé sont proposées dans le cadre de l'accueil.

La liste de ces activités dites "à risques" a évolué depuis 2002. Vous la trouverez, avec le détail des exigences demandées pour chacune d'entre elle, dans le document : "réglementation et sécurité des activités.". Ce document est fort bien fait et il est remis à jour chaque année, je ne le réécrirai pas ici...


Si l'un des jeunes n'est pas à jour de ses vaccinations obligatoires, vous devez exiger un certificat médical de contre-indication à la vaccination... un bon moyen de provoquer la remise à jour des vaccins ! et si les parents sont incapables de fournir ce certificat, méfiance : on peut suspecter un non suivi médical de l'enfant depuis longtemps, voire un enrôlement dans une secte (certaines sectes refusent la vaccination).

Sinon, pour les maîtrises, la fourniture d'un certificat médical mentionnant que les vaccinations sont bien à jour reste toujours exigée.

mardi 15 janvier 2008

Le registre de soins.

L'assistant sanitaire, au-delà de la bonne utilisation des renseignements fournis sur la fiche sanitaire de liaison, doit :

- tenir le registre dans lequel sont précisés les soins donnés aux mineurs, et notamment les traitements médicamenteux . (arrêté du 20 février 2003)

Nous avons donc décidé d'éditer un "registre de soins" pour les Scouts et Guides de France, et plus largement pour toutes les unités du scoutisme français. Ce registre de soins remplace les cahiers d'infirmerie édités précédemment.

Il couvre tous les soins dispensés pendant les camps d'été, mais aussi pendant toute l'année scoute à partir du mois de septembre: un "accueil de scoutisme", c'est toute l'année.

Il est d'ores et déjà disponible à la Boutique des Scouts et Guides de France, référence 101409, au prix de 4.50 euros.


Ce registre des soins comporte trois parties :

- La liste des participants à l'accueil de scoutisme: enfants et membres de l'encadrement. Sont mentionnés les coordonnées de chaque personne et aussi des personnes à joindre en cas d'urgence. Il est possible d'y reporter les renseignements figurant sur la fiche sanitaire de liaison.

- Les traitements prescrits et les recommandations: deux pages pour noter dans le détail les éventuels médicaments ou recommandations particulières, avec possibilité de les ventiler en fonction de l'horaire : bien utile notamment en camp pour ne pas faire d'erreur.

- Le registre des soins au quotidien: six pages numérotées pour noter au jour le jour le motif de chaque soin, la nature du soin pratiqué et le nom de l'intervenant, obligatoire. Ce registre de soins doit pouvoir être présenté en cas d'inspection notamment, et il sera demandé en cas de problème... En tout 96 soins sont possibles, ce qui devrait suffire.


En dernière page, un spécimen de registre de soins d'équipe,à photocopier et à remettre au responsable sanitaire de chaque équipe pionnier-caravelle ou scout-guide: un petit outil supplémentaire pour inciter chaque assistant sanitaire à associer les jeunes eux-mêmes à la prise en charge des soins quotidiens... au camp bien sûr, mais pourquoi pas tout au long de l'année?

vendredi 11 janvier 2008

La fiche sanitaire de liaison.

Finie la trève des confiseurs ! je reprends le fil des publications sur l'assistant sanitaire: après les généralités, place à la présentation des outils à sa disposition. En commençant par le tout premier: la fiche sanitaire de liaison.

Les parents délèguent aux chefs et cheftaines de l'unité scoute-guide la responsabilité du suivi sanitaire de leur enfant, pour la durée des activités scoutes.

Le chef d'unité ("responsable du centre") doit d'après l'arrêté du 20 février 2003 avoir en mains un certain nombre d'informations :

L'admission d'un mineur...est conditionnée à la fourniture préalable sous enveloppe cachetée portant le nom du mineur au responsable du centre : 1) d'informations relatives :
a) aux vaccinations obligatoires ou à leurs contre-indications : copie des pages du carnet de santé relatives aux vaccinations, copie du carnet de vacci))nations, ou attestation d'un médecin ;
b) aux antécédents médicaux ou chirurgicaux ou à tout autre élément d'ordre médical considéré par les parents ou le responsable légal du mineur comme susceptibles d'avoir des répercussions sur le déroulement du séjour ;
c) aux pathologies chroniques ou aiguës en cours

Mais c'est à l'assistant sanitaire (= la personne chargée du suivi sanitaire) de s'assurer de la remise de ces informations et de leur bonne utilisation: il doit

- s'assurer de la remise, pour chaque mineur, des renseignements médicaux ainsi que, le cas échéant, des certificats médicaux, mentionnés à l'article 1er ;
- informer les personnes qui concourent à l'accueil de l'existence éventuelle d'allergies médicamenteuses ou alimentaires ;
- identifier les mineurs qui doivent suivre un traitement médical pendant l'accueil et s'assurer de la prise des médicaments.

En pratique, il est d'usage de noter toutes ces informations sur un document CERFA appelé fiche sanitaire de liaison, que nous proposons d'adapter à la pratique scoute.


La fiche présentée ci-dessous (qui en est à sa version 2 et peut encore évoluer), sera en format A4 recto-verso. Dès le début d'année elle doit être remise par les parents aux responsables scouts.
La fiche sanitaire doit accompagner tout scout malade ou blessé au cours des activités. L'assistant sanitaire doit donc les garder à portée de la main.
Nous conseillons vivement aux chefs et aux cheftaines d'en remplir une pour eux, même s'il n'y a d'obligation que pour les mineurs.

Téléchargez-là puisqu'elle est en annexe. Petite présentation commentée:

- Le numéro de sécurité sociale, indispensable. Il sera demandé en cas de recours aux professionnels de santé. Le numéro d'adhésion SGDF est également important: même s'il figure ailleurs, autant l'avoir sous la main (utile en cas d'accident notamment).

- Les vaccinations: exigence classique mais importante. Seul est demandé l'indication du dernier rappel pratiqué. En clair le nom des maladies contre lesquelles le vaccin protège, et aussi le nom commercial des vaccins : en faisant ainsi nous avons l'espoir que ce sera plus parlant !

Tout enfant pour être scolarisé et pour participer à un accueil de mineurs, doit avoir les vaccinations obligatoires. Concrètement en 2008: diphtérie, tétanos, polio (en général associés dans un même vaccin)

- Les problèmes de santé actuels et passés : doivent être mentionnés ceux qui peuvent avoir un impact sur le déroulement des activités. Nous avons mis une quetion spécifique sur l'énurésie car c'est un problème fréquent chez les plus jeunes.

- Les autres observations concernant sa santé sont là pour ouvrir d'autres pistes: pratique sportive, artistique, culturelle...c'est une nouveauté, complètement logique : nous avons vocation à développer des capacités, pas à soigner des maladies.

- Les recommandations des parents : deux espaces sont prévus, en début d'année et avant le camp. La fiche est remplie une seule fois, mais elle peut être réactualisée, par exemple au cours de la réunion de parents avant le camp.

- L'autorisation d'hospitaliser ou d'opérer: elle est bien entendu présente sur cette fiche, avec les coordonnées des responsables de l'enfant.

- Les observations à l'intention des parents : tout un espace est prévu, destiné aux médecins qui peuvent être amenés à intervenir, et surtout à l'assistant sanitaire.
Car à la fin du camp la fiche sanitaire judicieusement dite "de liaison" doit être restituée aux responsables des enfants: avec les observations éventuelles de l'assistant sanitaire sur les problèmes rencontrés et surtout la progression constatée...

mardi 8 janvier 2008

Il est parti faire danser les étoiles...

"Dans la danse, on retrouve à la fois le cinéma, les bandes dessinées, le cent mètres olympiques, la natation, avec, en plus, la poésie, l'amour, la tendresse." Ainsi parlait Maurice Béjart, décédé en novembre dernier, de l'art auquel il avait consacré sa vie.

L'année 2007 aura vu la disparition d'un génie du mime, Marcel Marceau, et d'un génie de la danse, Maurice Béjart : deux artistes qui chacun à leur manière ont porté l'expression artistique du corps humain à une sorte de perfection...

Alors point de long discours, car " la danse n'a plus rien à raconter: elle a beaucoup à dire." Simplement la vidéo d'un de ses ballets, trouvée sur Dailymotion. Le boléro de Ravel, qui le présentait ainsi :

En 1928, sur la demande de Mme Rubinstein (Ida Rubinstein, célèbre danseuse et actrice russe), j'ai composé un boléro pour orchestre. C'est une danse d'un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l'harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le "crescendo" orchestral.

Maurice Béjart expliquait ainsi son approche de l'oeuvre :

Musique trop connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie (d'origine orientale et non espagnole) s'enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d'intensité, dévorant l'espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie.

Il a monté plusieurs fois le Boléro, avec pour le rôle central tantôt un danseur, tantôt une danseuse. J'ai choisi une version qui alterne un homme et une femme, Elisabeth Ros et Octavio Stanley. Une version "intégrale": laissez-vous aller, laissez-vous emporter par les mouvements, la musique et la danse.
C'est parti pour 15 mn de pur bonheur.


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Pour aller plus loin...

- Le billet du blog sur le mime Marceau : "le silence est d'or."
- Les articles de wikipédia sur la danse et sur Béjart.
- Le hors-série de télérama sur Maurice Béjart.
- Le dossier d'archives de la TSR (Télévision Suisse romande)
- La représentation de son dernier spectacle.

Et pour les amateurs, bonus vidéo avec une autre version du Boléro, pour un homme seul, cette fois, George Donn. une version malheureusement amputée de sa partie centrale :


samedi 5 janvier 2008

Scoutisme et loi anti-tabac .

Un décret du 16 novembre 2006 a établi l'interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif. Vous en trouverez le texte officiel en annexe.

La dernière tolérance vient de tomber : à partir du 2 janvier, le tabac est définitivement banni des "lieux de convivialité": cafés, hôtels, restaurants, casinos, cercles de jeux et discothèques, hormis dans quelques espaces clos, équipés de dispositifs de ventilation puissants et dans lesquels aucune prestation ne peut être délivrée.

Le site tabac.gouv.fr donne tous les détails nécessaires sur l'application de ce texte.


En quoi cette nouvelle réglementation nous concerne-t-elle?

- Elle introduit une interdiction de fumer "dans les espaces non couverts des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, à la formation ou à l’hébergement des mineurs."

Les locaux scouts, ainsi que les camps, sont clairement concernés. Et cette interdiction concerne aussi bien les jeunes que les adultes.

L'usage de tabac à l'occasion des rassemblements à venir devra faire l'objet d'une réflexion approfondie.Les espaces fumeurs réservés aux adultes lors du jamboree bleu 2006 tomberaient à présent sous le coup de la loi...

- Plus globalement, elle va toucher les chefs et les cadres fumeurs de nos mouvements : plus moyen de fumer dans les lieux publics, ni dans les bars,cafés,restaurants, discothèque...

Elle crée une bonne raison de plus à s'arrêter de fumer: le respect de la loi.

On connait le potentiel addictif de la nicotine, et la difficulté majeure qu'il y a à s'arrêter après 10, 20 ou 30 ans de tabagisme régulier... Cette nouvelle réglementation devrait inciter les jeunes chefs et cheftaines de nos mouvements scouts et guides à se poser des questions et à passer à l'acte, à cesser de fumer.

A 20-25 ans les raisons qui poussaient à fumer à 14 ans ne sont souvent plus là, et la dépendance est encore récente.

Just do it !


Pour aller plus loin, lisez-donc les débats de LaToile Scoute:

-"Comment gérer la clope en camp?" lancé en 2007, un débat contradictoire, fort intéressant...
-"La nouvelle loi anti-tabac...et autres" lancé début 2008.

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