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Santé

La santé en général, la santé des enfants et des adolescents,la relation au corps...

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samedi 31 octobre 2009

Les objets-cultes de la rentrée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa rentrée s'est faite sous le signe de la grippe A, dite H1N1.
Une maladie dont l'émergence a été constatée fin avril, et qui depuis refait régulièrement parler d'elle.




Plusieurs objets sont apparus sur le devant de la scène médiatique à cette occasion, avec des succès divers:

- Les boîtes de Tamiflu ; ce médicament produit par les laboratoires Roche, considéré par ses promoteurs comme un antiviral de référence, au point que le nombre de boîtes prescrites a servi d'indicateur pour mesurer l'ampleur de l'épidémie cet été en grande-Bretagne. Il ne semble pas que ce médicament ait le même succès dans les prescriptions en France. Les médecins seraient-ils trop influencés par les avis de la revue médicale indépendante Prescrire?
Ceci dit,le chiffre d'affaire du Tamiflu se fait en grande partie par la vente du médicament aux états en prévision des épidémies à venir (grippe aviaire et maintenant grippe A). En 2009,"270 millions de boîtes auraient été vendues à plus de quatre-vingt-seize gouvernements" (journal Le Monde du 15 octobre).
La pandémie décrétée par l'OMS a indiscutablement fait sortir de la crise le laboratoire Roche.

- Les doses de vaccin contre la grippe A : leur succès populaire est encore à venir car la vaccination de masse n'a pas encore commencé. En revanche elles ont déjà un grand succès auprès des pouvoirs publics, notamment en France, où 94 millions de doses ont été commandés.
Les délégués des laboratoires Sanofi, GSK et Novartis rencontrés récemment n'étaient d'ailleurs pas du tout dans une logique de promotion de leurs vaccins: à quoi bon faire de la publicité, puisque les vaccins sont déjà vendus?

- Les masques de protection: la fabrication a été dopée par les commandes du gouvernement (92 millions), la constitution de stocks par les grandes entreprises et la msie à disposition par les pharmacies. Des masques soutenus par une intense campagne de communication.
Difficile de savoir si leur utilisation, qui a un réel intérêt en tant que barrière contre la propagation des virus (pas seulement de la grippe) deviendra ou non en France une pratique courante...
A ce jour, il ne me semble pas que ce soit encore très répandu, comme s'il y avait quelques résistances culturelles de ci de là... J'en ai vu quelques-uns dans le métro parisien. Toutefois l'utilisation des oreillettes, reliées à un téléphone portable ou à un lecteur mp3, est actuellement bien plus massive dans la recherche d'isolement sensoriel. Cette dernière pratique, dans son ampleur, étant elle-même assez récente.

- Les flacons de solutions de gels hydro-alcooliques: soutenus par la même campagne de promotion intense que les masques, il semblent avoir fait cette fois une percée décisive sur le marché des produits de nettoyage des mains. Ils existent pourtant depuis plusieurs années mais avaient jusqu'ici une diffusion assez confidentielle, alors que depuis cette rentrée, Les ventes - et les prix - explosent...Les fournisseurs se sont trouvés plusieurs fois en rupture de stock.
L'hygiène fait ainsi un retour remarqué dans l'actualité. J'en reparlerai dans mes prochains articles.

Il est agréable de constater, en ces périodes de morosité ambiante, que certains secteurs économiques restent florissants.

mercredi 2 septembre 2009

Activité.

P1020504.JPG Après les vacances, après le farniente, voici revenu le temps de l'activité. Vous l'avez vu, entendu dire partout dans les médias et vous le ressentez certainement vous-même à présent : c'est la Rentrée. Avec un grand R.


L'activité est à l'opposé du farniente : il s'agit, nous dit le dictionnaire du CNTRL, du "déploiement actuel du pouvoir ou de la volonté d'action". Volonté sociale décrétée par le phénomène de la Rentrée. Mais un pouvoir réel de passer à l'action parfois contredit dans les faits (chômeurs,retraités ...)


L'activité, c'est vital. L'inactivité conduit à la sédentarité et à l'embonpoint, comme on nous le rappelle régulièrement: tous les jours, 30 minutes d'activité physique sont un minimum vital qui augmente notre espérance de vie!

A l'inverse, l'hyperactivité est tout aussi néfaste que l'inactivité. Au sens propre, c'est une maladie des enfants inventée il y a quelques années par les américains, en même temps que le médicament pour la soigner, et dont on oublie volontiers le corollaire: on parle de syndrome d'hyperactivité avec déficit de l'attention. Une pathologie dont la réalité est contestée, notamment par les psychanalystes. Une pathologie décrite comme extrêmement fréquente (près d'un enfant sur 20 en serait atteint) mais que je n'ai personnellement formellement identifiée qu'une ou deux fois en 10 ans de pratique auprès d'une population jeune. Peut-être n'existe-t-elle pas dans ces quartiers ou l'inactivité règne?

Mais cette définition aide à comprendre le comportement d'hyperactivité qui parfois menace certains adultes suroccupés: passer sans cesse d'une activité à l'autre sans pouvoir s'arrêter peut être considéré comme une addiction, qui peut pour le coup bel et bien entraîner un déficit de l'attention: la personne fait tout superficiellement sans jamais rien approfondir.

A mi-chemin entre l'inactivité et l'hyperactivité, je souhaite donc à tous en cette période de rentrée une année multiactive: une activité scolaire et professionnelle épanouissante et la possibilité de pratiquer une ou deux activités culturelle,sportive ou de loisir où vous vous faites plaisir. Pratiquer ses passions pendant les vacances, c'est bien. Tout au long de l'année, c'est encore mieux.

En prenant garde à ne pas tomber dans l'excès de l'hyperactivité: se réserver quelques moments pour le farniente,c'est important !

mercredi 26 août 2009

Vacances

OLYMPUS DIGITAL CAMERAVacances: la valeur en baisse de cette fin d'été. Peu à peu supplantée dans les médias et dans les conversations par le mot rentrée.

Ce mot vacances est un curieux mot, qu'on emploie généralement au pluriel.

On l'aime moins au singulier : l'état de vacance, c'est l'état de ce qui est vide, inoccupé, disponible.

On parle ainsi des logements vacants convoités par les SDF et des postes vacants "qui se font rares par les temps qui courent".

Les vacances sont un luxe: en 2009 les français partent moins, moins longtemps, moins loin...selon plusieurs enquêtes réalisées récemment, celle-ci par exemple. L'étude détaillée montre notamment que 46% des français pensaient ne pas partir du tout, ne serait-ce qu'une nuit (en 2008, ils étaient 42%; en 2003, 38%)...

La vacance est pour certains une richesse. Quand on a un métier et une vie bien remplie, la période de vacances est généralement attendue avec impatience. Elle permet de se rendre disponible à de nouveaux projets, de faire place nette: dans sa tête, dans ses activités, dans ses petites habitudes quotidiennes : oublier ses horaires, changer de rythme, négliger ses mails, son portable, facebook...mettre de côté toutes les petites chaînes qu'on se crée aide à faire le vide, à se mettre en état de vacance. Avant peut-être le luxe suprême: partir pour de bon, couper vraiment avec son quotidien, ce que permettent les vacanceS avec un grand S.

Pour d'autres, la vacance est une pauvreté. La période dite de vacances d'été un temps de vide qui souvent ne fait que se rajouter au vide ressenti pendant l'année : absence de travail, absence d'argent, absence d'activités qui engendre souvent l'absence de projets. Je n'aurais sans doute pas écrit ceci il y a 15 jours à mon retour bronzé d'un séjour dans les Abruzzes. Mais les discussions que j'ai eues depuis avec deux de mes jeunes patientes m'ont fait réviser mon article.
Elles ont entre 13 et 15 ans et sont livrées à elle-mêmes, avec des histoires personnelles assez similaires: un père absent, une mère inexistante, elles essayent de se tirer d'affaire comme elles peuvent. Tout l'été, elles se sont ennuyées - sauf la semaine où elles ont pu partir avec le centre social -. Leurs deux mois de vacances - avec un tout petit s - ne leur ont pas apporté grand chose alors qu'elles n'avaient qu'une envie, vivre des activités intéressantes qui les sortiraient de leur quotidien. Ce ne sont pas du tout des racailles, pour reprendre le terme désormais consacré pour parler des jeunes des banlieues. Mais nul ne sait comment elles grandiront, ni comment elles réussiront à se mettre dans une spirale positive de projets.

Alors, les vacances, nécessaires ou non à l'épanouissement personnel, au maintien d'une bonne santé? Oui, quand même. C'est un moment privilégié pour vivre de nouveaux projets, de nouvelles expériences, de nouvelles sensations... à condition d'en avoir l'occasion.

jeudi 20 août 2009

Farniente

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Petite série de billets d'été avant une rentrée en douceur.

Aujourd'hui, farniente: un mot dont nos amis italiens ont fait un substantif.
Le farniente, ou l'art de ne rien faire.

En ces jours de canicule le mot est plus que jamais d'actualité.




J'ai pu le rééprouver il y a quinze jours lors d'un bref passage en Italie: arrivée le soir du départ dans un petit village aux confins des Abruzzes, vers 18 heures, dans un village fantôme. Animation trépidante deux heures plus tard.
L'impression s'est confirmée par la suite: entre 13 et 16 heures, toute la ville dort, et même les plages se vident alors qu'en France elles se remplissent. Dans les rues, il n'y a plus que les français pas encore acclimatés.

Contraste saisissant hier en France, à 15 heures, sous un soleil de plomb et près de 40° à l'ombre: les voitures circulent, les chantiers de construction continuent, les rues restent animées et les malades osent déranger leur médecin à l'heure de la sieste. Pas de doute, on est bien au pays qui met à l'honneur le travail du dimanche. Dans quelques jours les malaises vont s'accumuler et les médias s'étonner.

Le farniente, c'est tout un art. Un art très certainement profitable à la santé quand il est pratiqué avec discernement, aux heures les plus chaudes de la journée notamment. J'essaie de m'y livrer pendant l'année une petite demi-heure chaque jour en début d'après-midi.

Cet été, je m'en suis accordé une pleine semaine, au pays d'origine du farniente. Ca fait du bien.

samedi 6 juin 2009

Du magazine de la santé à Bonjour-docteur.

Parmi les émissions de vulgarisation médicales existant sur le petit écran, la plus réussie est de mon point de vue le magazine de la santé, diffusé sur France 5.

Elles est présentée par deux médecins, le docteur Michel Cymes et le docteur Marina Carrère d'Encausse. Ils ont su au fil des années conquérir un public fidèle, et s'entourer de toute une équipe de collaborateurs, composée de médecins, journalistes médicaux, coach sportif etc. Je la regarde régulièrement, certains de mes patients aussi, c'est parfois une source de dialogue intéressante en consultation.

C'est une émission de vulgarisation intelligente, qui prend le téléspectateur au sérieux. En tant que professionnel exigeant, je souhaiterais parfois davantage de rigueur scientifique sur certains thèmes,mais globalement les messages diffusés me paraissent fiables. Et je me disais depuis longtemps que de nombreux reportages diffusés méritaient plus qu'une simple rediffusion d'une semaine sur le site de l'émission.

Je me réjouis de vois mon souhait exaucé: depuis quelques mois a ouvert le site bonjour docteur. Un site à l'initiative des deux mêmes personnes,qui reprend de nombreux contenus publiés dans le magazine de la santé. La vidéo y est bien entendu à l'honneur. Les sujets sont classés par catégorie : bébé-enfant-ado-femme-homme...et par mots-clés. Certains d'entre eux constituent des documents d'éducation pour la santé remarquables comme on aimerait en voir davantage sur les sites officiels.

Ce site respecte les principes de la charte HONcode, ce qui est un gage de sérieux et de fiabilité. Si j'avais toutefois une suggestion à faire à mes éminents confrères, ce serait d'élargir leur comité éditorial et déontologique (voir en bas du site: charte d'utilisation). Difficile à mon avis d'être en même temps actionnaire, directeur éditorial et membre du comité déontologique, autrement dit juge et partie.

Mais allez vous faire votre propre idée en visitant ce site, je pense qu'il en vaut la peine.

mercredi 22 octobre 2008

Le zapping fou des semaines et des jours.

Aujourd'hui, vous l'avez repéré comme moi, c'est la journée du bégaiement. Hier c'était l'épilepsie, avant-hier l'ostéoporose.

La semaine passée nous avions pu régaler nos papilles avec la semaine du goût, mais dans le même temps nous avions eu à encaisser les angoisses successives des journées de la sécurité routière, des toxicomanies et de la Canne blanche (c'était aussi la semaine du glaucome).

La journée du lavage des mains nous a ensuite fort opportunément rappelé un geste d'hygiène essentiel, qui malheureusement ne nous dispensait pas du dépistage de l'hépatite C, le thème du lendemain.

Le 17 octobre incitait chacun à refuser la misère et à accepter de faire don de ses organes (s'il avait réussi à éviter l'hépatite C) . Le 18 octobre était centré sur les problèmes de santé de la femme ménopausée.

Bref, en quelques jours, c'est un espèce de catalogue à la Prévert de thèmes liés de plus ou moins près à la santé qui nous a été proposé, l'un chassant l'autre, plus ou moins médiatisé en fonction de l'actualité du jour, de la vigueur de la campagne de presse et du lobbying...

Pas sûr que ces événements soient tous très visibles: un événement chasse l'autre dans notre société en zapping perpétuel, et trop d'événements tuent l'événement...Espérons qu'ils contribuent quand même un peu à faire avancer certaines causes.

Il n'y a pas, loin de là, que des manifestations liées à la santé, mais celles-ci sont en nombre. J'ai cherché en vain un site qui les répertorie tous, et je n'en ai trouvé qu'un seul, celui-ci qui toutefois en oublie et ne me semble pas tenu à jour. Il y aussi des journées et des semaines européennes par exemple.

Pour la santé proprement dite, je n'ai trouvé que le site du Comité d'éducation à la santé des Yvelines pour se risquer à dresser une liste (incomplète et pas à jour...)

Dommage! Un site répertoriant toutes les journées et semaines de l'année dans le domaine de la santé, avec des liens actualisés vers les sites dédiés, serait fort instructif...


Petit échantillon des commémorations qui nous attendent dans les prochaines semaines:

29 octobre : Journée Mondiale du psoriasis

Novembre
14 novembre : Journée mondiale du diabéte
17 novembre : Journée mondiale contre les Broncho-Pneumopathies Chroniques Obstructives
19 novembre : Journée mondiale pour la prévention des abus envers les enfants
20 novembre : Journée Internationale des droits de l'enfant
20 novembre : Journée nationale contre l'herpés
25 novembre : Journée Internationale pour l'élimination de la violences à l'égard des femmes
25 novembre : Journée nationale de la trisomie 21

Décembre
1 decembre : Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA
3 decembre : Journée Internationale des personnes handicapées
20 decembre : Journée Internationale de La Solidarité Humaine

mercredi 2 janvier 2008

Au risque du futur : la charte d'Ottawa pour 2008.

2008, l'heure des voeux. Allez, soyons fous :

- Assurons à chacun la paix, un abri, de la nourriture et un revenu.
- Favorisons l'égalité de tous en matière de santé.
- Rendons plus responsables chaque personne et chaque communauté humaine.
- Agissons pour un environnement plus favorable à la santé de chacun, actuelle et future.


Bon, c'est peut-être un peu emphatique, mais en ce début 2008 c'est ce que je retiendrais d'un vieux texte paru en 1986, la Charte d'Ottawa.

Je n'en avais pas parlé jusqu'ici, mais j'aurais sans doute dû. Début décembre j'ai participé à un colloque organisé par l'INPES (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé) à propos des conceptions de la santé des grands mouvements d'éducation populaire, et il y a été question de cette charte. De même quelques jours plus tard, à Vienne, dans la bouche des responsables locaux de "l'Atelier Santé Ville", dans une réunion centrée sur les questions de l'accès aux soins pour tous.

J'ai donc eu la curiosité d'aller voir de plus près. Démarche un peu difficile, car il semble exister plusieurs versions françaises; en tout cas la traduction utilisée sur le site du Ministère de la Santé semble assez différente de celle présentée sur le site de l'OMS Europe ... Je me référerai dans mes citations ci-dessous aux traductions les plus explicites.

La définition actuelle de la santé par l'OMS date de 1946 et reste toujours une référence, notamment avec la notion de "santé globale" qu'elle introduisait.

Elle a été considérablement approfondie depuis, notamment avec la déclaration d'Alma Ata en 1978, et l'adoption de la Charte d’Ottawa en 1986. Celle-ci reste toujours d'actualité, et je vous invite à en lire l'évaluation qui en est faite dans un article suisse paru en 2006, que je vous mets également en annexe.

Pour parvenir à un état de complet bien-être physique, mental et social, l’individu, ou le groupe, doit pouvoir identifier et réaliser ses ambitions, satisfaire ses besoins et évoluer avec son milieu ou s’y adapter.
La santé est donc perçue comme ressource de la vie quotidienne, et non comme le but de la vie ; c’est un concept positif mettant l’accent sur les ressources sociales et personnelles, et sur les capacités physiques.
La promotion de la santé ne relève donc pas seulement du secteur de la santé: elle ne se borne pas seulement à préconiser l'adoption de modes de vie qui favorisent la bonne santé; son ambition est le bien-être complet de l'individu...

La santé comme ressource mais non comme but : voici qui remet la santé à sa place, sans en faire l'alpha et l'omega de la vie, malgré l'étendue de la définition initiale. Une santé affaire de tous et pas seulement des spécialistes...

Les conditions et ressources préalables sont, en matière de santé : la paix, un abri, de la nourriture et un revenu.

C'est la version OMS. La version gouvernementale remplace la paix par "avoir droit à la justice sociale et à un traitement équitable." et rajoute : accéder à l’éducation, bénéficier d’un écosystème stable. Des apports intéressants au regard de l'évolution de nos réflexions sur l'environnement...

Les facteurs politiques, économiques, sociaux, culturels, environnementaux, comportementaux et biologiques peuvent tous intervenir en faveur ou au détriment de la santé. La démarche de promotion de la santé tente de rendre ces conditions favorables par le biais de la promotion des idées.
La promotion de la santé vise l'égalité en matière de santé. Ses interventions ont pour but de réduire les écarts actuels caractérisant l'état de santé, et d'offrir tous les individus les mêmes ressources et possibilités pour réaliser pleinement leur potentiel santé...Les gens ne peuvent réaliser leur potentiel de santé optimal s'ils ne prennent pas en charge les éléments qui déterminent leur état de santé.

La santé, un droit pour tous...c'était l'un des axes forts de la déclaration d'Alma Ata. Et la volonté de responsabiliser chacun par rapport à sa propre santé.

Le secteur de la santé ne peut, à lui seul, assurer le cadre préalable et futur le plus propice à la santé.
La promotion de la santé exige, en fait, l’action coordonnée de tous les intéressés...Quel que soit leur milieu, les gens sont amenés à intervenir en tant qu’individus, ou à titre de membres d’une famille ou d’une communauté.
Les groupes professionnels et sociaux, tout comme les personnels de santé sont, quant à eux, particulièrement responsables de la médiation entre les intérêts divergents qui se manifestent dans la société à l’égard de la santé.

Médiation: tel est le rôle que devraient avoir non seulement les personnels de santé, mais aussi les groupes professionnels et sociaux...les organisations scoutes par exemple.

La promotion de la santé va bien au-delà des soins. Elle inscrit la santé à l'ordre du jour des responsables politiques des divers secteurs en les éclairant sur les conséquences que leurs décisions peuvent avoir sur la santé, et en leur faisant admettre leur responsabilité à cet égard...
L'évaluation systématique des effets du milieu sur la santé, et plus particulièrement dans les domaines de la technologie, de l'énergie et de l'urbanisation, qui évoluent rapidement - est indispensable ; de plus, elle doit être suivie d'une intervention garantissant le caractère positif de ces effets. La protection des milieux naturels et artificiels et la conservation des ressources naturelles doivent recevoir une attention majeure dans toute stratégie de promotion de la santé.

L'importance des décisions politiques en matière de santé n'est plus à démontrer... Surtout, la prise en compte de l'environnement et de la nécessaire préservation des ressources naturelles sont des questions on ne peut plus actuelles, et dont ce texte affirmait avec force, dès 1986, l'importance dans le domaine de la santé.

La santé est engendrée et vécue dans les divers cadres de la vie quotidienne : là où l'on apprend, où l'on travaille, où l'on joue et où l'on aime.
Elle résulte des soins que l'on s'accorde et que l'on dispense aux autres, de l'aptitude à prendre des décisions et à contrôler ses conditions de vie, et de l'assurance que la société dans laquelle on vit offre à tous ses membres la possibilité de jouir d'un bon état de santé.

vendredi 28 décembre 2007

Trève des confiseurs: santé et précarité...

Petite pause dans la série en cours sur l'assistant sanitaire. En accord avec la période actuelle, appelons-çà "la trève des confiseurs".

Une trève dont tous ne profitent pas de la même façon...

Dans mon activité quotidienne de médecin généraliste, je rencontre des gens qui me disent ne pas manger autre chose à Noel que les autres jours faute de moyens suffisants.
Des gens qui s'adressent régulièrement aux Restaus du coeur ou à la Banque alimentaire alors qu'ils semblent bien insérés dans le quartier.
Des gens qui me demandent de leur lire ce que j'écris sur leur ordonnance car ils en sont incapables.
Des gens qui n'osent pas se plaindre auprès de l'office HLM parce que leur chauffage est en panne et que les réparations traînent...

Ce sont des petits faits, que les gens abordent le plus souvent au détour d'une conversation mais plus révélateurs que des longs discours.
Comment accéder à la culture et avoir des exigences éducatives auprès de ses enfants quand on ne sait même pas lire?
Comment "être en forme" et développer tout son potentiel "physique, mental et social" quand on mange à peine à sa faim et qu'on doit lutter contre le froid pour ne pas tomber malade? hier encore, une mère me parlait des 14° qu'ils avaient eu dans leur appartement pendant deux semaines : "mais maintenant, c'est réparé, en calfeutrant bien tout on arrive à 18 avec le chauffage à fond."...

Le 17 octobre a eu lieu la Journée nationale du refus de la misère. j'ai entendu ce jour-là un chiffre qui a fait tilt : celui du "seuil de pauvreté" en dessous duquel vivraient plus de 3 millions de personnes en France, selon les données les plus rectrictives, les données françaises (pour les données européennes, ce serait plutôt 7 millions). Ce seuil serait à 681 euros par mois pour une personne seule, et je me suis dit tout à coup que beaucoup des personnes que je rencontrais devaient être dans cette situation.

Le site de l'Observatoire des inégalités donne des précisions : "En France, un individu est officiellement considéré comme "pauvre" quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 681 euros, le seuil de pauvreté étant défini comme la moitié du revenu médian."

Autre type de statistiques,celles que je reçois de l'Assurance Maladie: d'après ces sources, j'ai parmi mes patients près de 30% de bénéficiaires de la CMU : la Couverture Maladie Universelle. la CMU de base est proposée aux personnes qui n’ont pas droit à l’assurance maladie à un autre titre (activité professionnelle notamment) et la CMU complémentaire aux personnes dont les revenus sont en dessous d'un certain plafond...concrètement 606 euros mensuels pour une personne seule, 909 pour deux personnes, 1090 pour trois. Le détail des barèmes actuels est consultable ici.

Le 17 octobre, j'ai vraiment réalisé que je travaillais non seulement dans une banlieue stigmatisée pour ces violences, mais auprès de gens considérés comme "pauvres". C'est surprenant à dire, mais je n'avais pas jusque là analysé la situation en ces termes. Les gens que je soigne sont avant tout des personnes, des êtres humains, pas riches certes, avec plein de difficultés diverses et variées, mais je ne les voyais pas "en dessous du seuil de pauvreté". Je ne considérais pas qu'ils étaient dans la "misère", et pourtant...

La pauvreté est une violence et un frein au développement personnel...Quand je suis responsable scout je côtoie des jeunes qui font plein d'activités et pour qui il est normal de faire des études. Quand je vais à mon travail je côtoie des jeunes qui ont peu d'activités, qui dès la sixième ou la cinquième sont orientés vers des voies de garage, et chez qui aller jusqu'au bac est une exception...

La théorie de Maslow qui considère qu'avant de penser à satisfaire ses besoins de réalisation de soi et d'accomplissement personnel il faut d'abord pouvoir satisfaire ses besoins les plus élémentaires (manger, dormir, être à l'abri du froid et des intempéries...) trouve ici une illustration éclatante.

On est en 2007, dans un pays civilisé, et le quartier dont je parle n'est pas le plus déshérité.

Quelques liens pour aller plus loin :

- Le site du 17 octobre.
- Le site sur la CMU
- Le site de Médecins du monde.

dimanche 27 mai 2007

A notre santé !

Petit clin d'oeil à une chanson de Benabar qui porte presque le même nom que ce blog... mais reconnaissons lui l'antériorité, elle date de 2001 !

Une chanson que je trouve réjouissante et pleine de bon sens...

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mercredi 21 mars 2007

Un complet état de bien-être

...physique, mental et social. C'est la définition que donne l'OMS de la santé.

Pas facile à atteindre, malgré les nombreuses recommandations qui nous disent ce qu'il faut faire : manger et bouger, adopter la fraîche attitude etc... Petit clin d'oeil décalé .

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samedi 21 octobre 2006

Refuser la misère, un chemin vers la paix?

Ce 17 octobre a eu lieu comme tous les ans la Journée mondiale du refus de la misère.

A la radio dans la soirée l'un des intervenants précisait bien les enjeux de cette "actualité": il ne s'agit pas d' "aider les pauvres", mais de mettre en place une société où chaque citoyen a la possibilité de vivre dignement.

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samedi 4 mars 2006

L'utopie Philia: l'amitié qui fait les communautés

Comme je l'écrivais il y a quelques jours, le maire de Vancouver, qui accueillera les Jeux Olympiques d'hiver dans 4 ans, est partie prenante du projet "Philia". Quelques éléments trouvés sur leur site pour comprendre de quoi il s'agit :

"Le projet Philia est fondé sur la conviction que la santé, la solidité et le bien-être des communautés repose sur la participation et l'apport de tous et chacun de ses membres en tant que citoyens actifs et engagés."

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lundi 6 février 2006

Les nouvelles mensurations : 2 cm pour 2 kg, 5 cm pour 5 kg...

L'Institut Français du Textile vient de mener une grande enquête sur les mensurations des français. La dernière remontait à 1970, il y a 35 ans.

Changement d'époque, changement de technique: fini les toises et les mètres de couturières, la mesure des paramètres corporels se fait désormais à l'imagerie 3D. 11562 volontaires de 5 à 70 ans sont ainsi passés dans des cabines spéciales où un rayon optique a repéré 85 points prédéfinis, de manière à reconstituer une silhouette virtuelle en trois dimensions.

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dimanche 15 janvier 2006

Bonne année, bonne santé : florilège de voeux compagnons

Pour conclure la période des vœux, un petit florilège (on dit aussi best of…) des vœux échangés par les compagnons au pavillon Baltard le 1er janvier 2001.

J’étais chargé d’une animation sur les questions de consommation de drogue au cours de cette soirée de Nouvel An qui clôturait le rassemblement national « Paris 2001»… le dernier rassemblement de jeunes du défunt mouvement Scouts de France !

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vendredi 6 janvier 2006

Bonne année...bonne santé ?

Que souhaiter aux visiteurs de ce blog, sinon... une "bonne santé" ?

C'est ce que je vous disais le 2 janvier. Mais ce n'est pas si simple, car derrière la "bonne santé", chacun met des choses différentes.

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lundi 2 janvier 2006

Bonne année, bonne santé !

Difficile d'y échapper : début janvier, c'est la période des voeux. Autrefois, la première quinzaine de janvier, chacun était tenu de faire le tour de ses amis et connaissances pour échanger ses voeux. L'envoi des cartes de voeux a pris le relais, saturant les centres de tri postal. Aujourdhui, ce sont les réseaux de télécommunication qui saturent devant l'explosion de l'envoi des SMS le premier janvier à minuit ...

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