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  <title>A votre santé ! - vie et mort</title>
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  <description>Le blog du scoutisme et de la santé.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 00:21:49 +0100</pubDate>
  <copyright>les règles en vigueur sur le droit d'auteur s'appliquent aux billets publiés ici.</copyright>
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    <title>Au revoir Ilyas(2)</title>
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    <pubDate>Fri, 31 Aug 2007 23:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Dominique Solazzi</dc:creator>
        <category>Accidents, maladies et déficiences</category>
        <category>Handicap</category><category>maladie génétique</category><category>vie et mort</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Suite de l'histoire d'Ilyas, commencée dans le billet précédent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était un jour d'octobre 2002. Appel au secours sur le téléphone portable&amp;nbsp;: &quot;Ilyas ne va pas bien, il est très gêné pour respirer&quot;. Ce n'était pas la première fois, mais cette fois c'était vraiment sérieux. Un coup de fil au SAMU, pas de chance, le SMUR était indisponible. Seule solution, faire venir les pompiers, et médicaliser moi-même le transport...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Juste avant le transport, Ilyas, encore conscient mais à la respiration de plus en plus difficile, m'avait dit que si çà se passait mal il ne souhaitait pas être réanimé. Il redoutait plus que tout, et plus que la mort elle-même, la perspective de se retrouver comme son frère aîné immobilisé sur un lit pour de longues années. Et il savait que si son appareil de ventilation non invasive ne suffisait plus, il faudrait le trachéotomiser (ouvrir sa trachée pour faire passer l'air) et le ventiler de manière artificielle pour le restant  de ses jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était la fin de l'autonomie qui lui restait, de la vie au milieu de sa famille où de son fauteuil d'infirme il assurait malgré tout sa fonction de communication, de mise en relation...la fin d'une vie qui valait quand même la peine d'être vécue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Embarquement sans encombre dans la véhicule des pompiers, mais juste avant d'arriver à l'hôpital,alors qu'il perdait peu à peu conscience j'ai vu que le rythme respiratoire se ralentissait . La pause respiratoire par épuisement était imminente, suivie juste après d'un arrêt cardiaque inévitable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai fait arrêter l'ambulance des pompiers et j'ai eu quelques instants d'intense hésitation...avant de prendre finalement mon insufflateur manuel pour relayer le dispositif de ventilation invasive désormais inutile. Ilyas a repris quelques couleurs, le temps de rallier le service d'urgence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il fallait aller jusqu'au bout. Ce que j'ai expliqué à l'urgentiste interrogatif devant ce jeune homme à l'apparence physique si dégradée. Ilyas a alors été intubé et transporté en réanimation à Lyon. Quelques jours plus tard, contre toute attente, il a repris conscience et une respiration autonome, sans appareillage supplémentaire et sans trachéotomie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis allé le voir. Il m'a remercié de ne pas l'avoir écouté, me disant qu'il n'avait pas vraiment la volonté de mourir, mais qu'il était sur le moment tellement épuisé qu'il en avait assez.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il a repris sa place dans sa famille comme avant, avec juste une dépendance accrue, 23h30 sur 24, à son appareil de ventilation invasive. Et aussi une sérénité plus grande et une attention aux autres décuplée. Mais il n'a plus jamais voulu reconsulter à Lyon comme précédemment, tant sa peur était grande du jour où la trachéotomie deviendrait inévitable. Et une nuit de juin dernier, à nouveau essoufflé, il a attendu tellement longtemps pour donner l'alerte que  les secours sont arrivés trop tard.
Quinze jours plus tard sa famille m'a remis une médaille de remerciement qu'Ilyas avait fait graver à mon intention, &quot;pour quand il ne serait plus là&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La vie, la mort...tout se joue parfois en quelques instants. Je n'ai jamais regretté la décision que j'ai prise il y a 5 ans, mais depuis j'écoute les débats sur l'euthanasie avec une grande perplexité.&lt;br /&gt;
La vie, la mort...il n'y a pas de question plus mystérieuse et plus complexe.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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