Laurent Thomas disait en 1999 dans son livre: "Au sein des Scouts de France, l'ambition affichée au début des années 90 n'a pas vraiment été suivie d'effet, par manque de moyens et de réelle volonté politique de l'ensemble de l'association" (page 54).

Comme les autres structures de loisirs ou de vacances qui pourtant se disent ouvertes aux enfants handicapés, nous les oublions souvent, car les barrières pour accueillir sont nombreuses. Laurent Thomas en cite au moins trois(page 58) : la mauvaise accessibilité des locaux, le problème de l'encadrement, et la question des activités, à adapter en priorité aux valides ou aux handicapés?

Pour lever ces barrières, Loisirs Pluriel propose quatre solutions (pages 59 et suivantes) :

  • Qualité de l'encadrement: jeune, non spécialisé, mais nombreux (un animateur pour deux à trois enfants); formation interne et régulation du fonctionnement des équipes d'encadrement.
  • Taille et fonctionnement des groupes: au maximum 20 enfants, en proportions à peu près égales entre enfants valides et handicapés, "le fait qu'il y ait des enfants différents est normal" et les enfants handicapés sont accueillis par principe" (même s'il y a des critères...)
  • Adaptation des activités: au niveau du matériel, des règles, de l'imaginaire, de l'environnement..."nous insistons sur l'accès au plaisir du jeu plutôt que sur sa réalisation".
  • Des critères d'accueil identiques pour tous: la capacité et le désir de particper aux activités proposées, et la capacité à vivre en groupe dans de bonnes conditions.

Il n'y a rien dans ces conditions qui soit impossible à mettre en oeuvre au sein d'un groupe local Scouts et Guides de France. Sauf peut-être une évolution des mentalités...

Dans un prochain article nous essaierons d'avancer sur cette piste un peu nouvelle du "scoutisme pluriel".