Thèse sur les soins en camp scout (4) : revue de détail.
Par Dominique Solazzi le vendredi 6 avril 2007, - La santé en camp. - Lien permanent
Laurence Bardy a pu faire son enquête dans 60 camps du scoutisme français (27 SGDF, 14 EEUDF,19 EEDF).
Les camps étaient quasiment tous sous tente, et la durée moyenne des camps était de 15 jours.
En tout, il y a eu 2666 soins ou demandes de soins pour 902 journées campées.
Revue de détail.
Par camp, elle a dénombré une moyenne de 44 soins au total, ce qui correspond à une moyenne de 3 demandes de soins par jour de camp( pour toute la durée du camp, un peu plus d'une demande de soins par personne...1.3 pour être exact !). Il faut noter que 48 % des scouts et guides n'ont jamais demandé de soins, soit pratiquement la moitié.
Les motifs de soins ont été pour 57 % d'ordre traumatologique,et pour 43% d'ordre médical.
Par ordre de fréquence,on trouvait les motifs suivants:
- Plaies 27 %.
- Piqûres d'insectes 10 %.
- Contusions 8 %.
- Suites de soins 7 %.
- Ampoules 7 %.
- Tiques 4 %.
- Maux de tête 4 %.
- Douleurs abdominales 4 %.
- Echardes 3 %.
- Entorses 3 %.
- Brûlures 2 %.
- Coups de soleil 2 %.
Etc... (détail en pages 60-61 de la thèse)
95 % de ces soins ont pu être assurés par l'assistant sanitaire. Autrement dit, il n'y a eu besoin de recourir à un médecin que dans 5% des cas (le plus souvent un médecin généraliste, parfois un médecin urgentiste).
En somme, pour toute la durée d'un camp, le recours à un médecin n'a été nécessaire que deux fois en moyenne . Il a été le plus souvent motivé par des symptômes d'interprétation difficile (douleur abdominale,maux de tête, entorses...)
Seuls 15 cas (une demande de soins sur 180) ont fait l'objet d'une déclaration.
Seuls 8 cas (une demande de soins sur 350) ont motivé une hospitalisation: crise d'épilepsie, malaise,crise d'angoisse,diarrhée, douleur abdominale, occlusion intestinale, réaction allergique après piqûre d'insecte, appareil dentaire cassé...
Les soins apportés par l'assistant sanitaire se sont limités dans la moitié des cas à des soins locaux: l'usage d'un antiseptique est donc de loin le geste le plus fréquemment réalisé par l'assistant sanitaire. Mais dans 40% des cas il a fallu toutefois administrer un médicament...
J'en resterai là dans ma présentation des résultats de la thèse de Laurence Bardy. Ceux qui veulent en savoir plus sont invités à se référer au texte intégral que vous trouverez une fois de plus ci-joint en version PDF.
Dans de prochains billets j'aborderai les suites qui ont été données à ce premier travail...et les projets en cours.
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