Si les chefs ou les jeunes fumeurs réussissent à s'abstenir de fumer pendant le temps d'une réunion scoute, voire d'un week-end scout, ils augmenteront leur chance d'arrêter un jour, et auront moins de chances de faire de nouveaux adeptes.

J'ai vu ce jour dans le journal de 13 heures sur France 2 un reportage sur un professeur de classe de seconde: il avait lancé à tous les élèves de l'une de ses classes le défi d'arrêter de fumer. Il avait accepté de jouer un rôle d'interlocuteur "aidant", acceptant d'être dérangé au téléphone ou par SMS par ceux de ses élèves qui avaient un peu de peine à respecter le contrat.

Et bon an mal an, tous ont arrêté. Et comme ils le disent dans l'interview, "l'effet du groupe a été déterminant." Et cette réussite "nous a donné davantage confiance en nous, en nos capacités à faire preuve de volonté et à tenir nos engagements". Un surcroît d'estime de soi, nous diraient les psychologues...

On peut arrêter de fumer à l'adolescence, et pour un jeune l'exemple du poste pionnier peut être déterminant...j'ai le souvenir d'un chef pionnier qui me disait: "quand dans mon poste on dépasse la proportiion de 50 % de non-fumeurs, on peut dire que c'est gagné."

Il y a la loi, mais il y a aussi les actions éducatives,éventuellement volontaristes, que chaque chef peut mettre en oeuvre : le défi collectif est une motivation qui marche,ne nous en privons pas.