Les scouts qui fument sous la tente...
Par Dominique Solazzi le mardi 24 juin 2008, - Addictions - Lien permanent
Petit cas pratique à partir des réflexions menée par des stagiaires de stage BAFA 2 à La grande Motte en février 2008 : que faire cet été si un soir nous découvrons des scouts (ou des guides) de la tranche d'âge 11-15 ans fumant sous leur tente?
Ils se sont un peu creusé la tête et voici le fruit de leurs réflexions, que les visiteurs peuvent bien sûr enrichir !
LE SOIR MEME
- Faire sortir les fumeurs et aérer la tente.
- Confisquer les cigarettes.
- Montrer sa réprobation, son mécontentement, mais sans insister. Faire recoucher et reporter la discussion au lendemain: se donner du temps évite de réagir sur le coup de la colère ou de la déception … « la nuit porte conseil », aux jeunes comme aux chefs !
LE LENDEMAIN
- Organiser une réunion pour en parler avec les jeunes fumeurs, éventuellement toute l’équipe :
. La maîtrise doit rappeler les incontournables : fumer en camp, c’est enfreindre la loi ; se mettre à fumer, c’est risquer de devenir dépendant et mettre en danger sa santé. Elle doit aussi amener les scouts à réfléchir : « certains ont incité les autres à fumer, dommage… mais pourquoi avez-vous accepté ? »
. Décider ensemble quelles seront les suites: sanction, pas sanction ? Lesquelles ? Et faut-il en parler aux parents ?
La question de la relation aux parents est une question délicate : il y a une exigence de responsabilité et de transparence. Mais le dire aux parents peut mettre certains jeunes en difficulté, c’est pourquoi il faut annoncer la couleur : « Nous devons en parler à vos parents : ils nous ont fait confiance pour nous occuper de vous pendant 15 jours, nous avons des comptes à leur rendre. ».
Il faut renvoyer les jeunes fumeurs à leur propre responsabilité : « Nous vous faisions confiance, et vous avez trahi cette confiance. »
- Envisager une animation de toute l’unité pour en parler avec tous (soirée débat : « pour ou contre la cigarette », procès de la cigarette …)
Le chef scout peut être un bon médiateur entre le jeune et ses parents : Encourager le scout à rester dans le secret serait lui rendre un mauvais service.
Il doit l’aider à amorcer un dialogue, même si c’est difficile. Par exemple proposer d'en parler aux parents en sa présence : rien ne sera fait dans son dos.
Si, pour des raisons particulières (relations familiales conflictuelles…) la décision prise est de ne pas en parler aux parents, il faut être très clair : « nous n’irons pas le dire spontanément, mais si on nous pose des questions nous ne mentirons pas. Et s’il y a une récidive, on ne vous demandera même plus votre avis. »
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