Dormir en camp.
Par Dominique Solazzi le mercredi 9 juillet 2008, - La santé en camp. - Lien permanent
Au camp d’été, bien maîtriser le temps est fondamental: une bonne organisation de la vie collective dans la durée facilite la réalisation des projets prévus; et l’adoption dès le début de rythmes de vie équilibrés permet à chacun de rester en forme jusqu’au bout…
Il est donc important de mettre en place des repères temporels stables, des rituels qui rythmeront la vie du camp : repas, conseils, services, temps libre, lever et coucher… Ces repères doivent idéalement rester les mêmes du début à la fin pour que chacun s’y retrouve.
LE SOMMEIL
Il représente près d’un tiers de notre vie… y compris en camp ! Un sommeil réparateur pour tout le monde et pour toute la durée du camp est le gage d’un camp réussi. L’expérience des week-ends d’année permettra aux maîtrises de repérer comment chacun se situe par rapport au sommeil.
Vivre en pleine nature est une invitation à bien respecter les rythmes naturels de son corps. Il n’y a pas de durée standard, les besoins de chacun sont très variables : dès le plus jeune âge on trouve des petits et des gros dormeurs, des couche-tard et des lève-tôt. Quelques règles de bon sens :
• La tente, c’est la chambre à coucher : sauf exception, on n’y va que pour dormir.
• Pour bien dormir, le confort c’est important : une tente en bon état, bien montée, dans un endroit plat, peu de bosses, peu d’humidité… et de la place pour chacun ; une tente annexe pour entreposer ce qui ne sert pas pour la nuit (vêtements de rechange, chaussures, matériel d’équipe…) peut être bien utile.
• Le rangement, l’hygiène de la tente et de chacun sont des comportements qui s’apprennent, ils ne sont pas innés. On ne dort pas bien avec les vêtements de la journée ou dans les effluves envoûtantes des chaussettes sales. La maîtrise doit s’en soucier, avec tact et mesure bien sûr (un homme pour les équipes de garçons, une femme pour les filles…), notamment pour ceux qui campent pour la première fois. Et autant bien poser les bases dès le début du camp plutôt que de devoir rattraper ensuite des situations désagréables.
• La nuit, on dort…et si on ne dort pas, on respecte le sommeil des autres. Une règle élémentaire à faire respecter dès le début du camp.
LE COUCHER
• Les horaires de coucher doivent être raisonnables et réguliers : les couchers tardifs doivent être rares. Ils désorganisent les rythmes de vie, et favorisent l’accumulation de fatigue la deuxième moitié du camp.
• Attention aux premières soirées : Seule la première nuit peut être gérée d’une manière un peu plus décontractée (se retrouver en groupe, le changement d’environnement, le début d’une nouvelle aventure peuvent justifier une excitation bien légitime)… mais dès le lendemain, le nouveau rythme de vie doit s’imposer à tous.
• Chaque soir, retour au calme progressif, de la fin de veillée jusqu’au sommeil : ½ heure pour se coucher, puis « extinction des feux »…et ½ heure de tolérance pour obtenir le silence complet. Certains s’endormiront à peine couchés parce que c’est le moment…les autres doivent comprendre que leur « train du sommeil » à eux passera plus tard et les laisser dormir.
• Le coucher doit être accompagné : c’est un temps de vie comme un autre. Les enfants et les jeunes restent sous la responsabilité des maîtrises… à graduer selon les âges, mais même avec des adolescents il faut garder un œil sur la période du coucher.
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