Organisation des soins
Par Dominique Solazzi le samedi 12 juillet 2008, - La santé en camp. - Lien permanent
Tout n’est pas urgent. En camp, c’est important, et éducatif de bien « cadrer » la demande de soins.
1. Soins quotidiens :
Pour ne pas passer la journée à l'infirmerie, donner des horaires d'ouverture limités, par exemple de 19h à 19h30 avant le dîner. Si des soins doivent être pratiqués deux fois par jour, faire venir les jeunes concernés à une heure fixe le matin (8h à 8h15, par exemple).
Chacun est vu individuellement à tour de rôle.
Les autres attendent dehors au calme: les soins ne sont pas un spectacle.
On se déchausse à l'entrée de la tente.
Avant chaque soin l'assistant sanitaire
- se lavera les mains.
- relira la fiche sanitaire pour ne pas risquer d'omettre un renseignement important ou une allergie.
- pourra se faire assister de l’éventuel responsable santé de l'équipe du jeune soigné (lui aussi se lavera les mains).
Chaque soin sera noté sur le registre de soins très précisément.
2. Soins d'urgence au camp :
Lorsqu'un jeune se blesse sur le lieu de camp, la règle des heures d'ouverture ne s'applique pas, bien sûr.
Par contre la règle " Les jeunes ne doivent en aucun cas accéder seuls à la tente infirmerie", reste de rigueur.
3. Le registre de soins :
L'assistant sanitaire a une mission claire: « tenir le registre dans lequel sont précisés les soins donnés aux mineurs, et notamment les traitements médicamenteux. » (arrêté du 20 février 2003).
A cette fin, un registre de soins est disponible à la Boutique des Scouts et Guides de France, référence 101409, au prix de 4.50 euros.
Il permet de consigner tous les soins d’une année entière, de septembre au camp d’été.
Il comporte trois parties :
- La liste des participants: enfants et membres de l'encadrement. Y sont mentionnées les coordonnées de chacun et aussi celles des personnes à joindre en cas d'urgence. Il est possible d'y reporter les renseignements figurant sur la fiche sanitaire de liaison.
- Les traitements prescrits et les recommandations: deux pages pour noter dans le détail les éventuels médicaments ou recommandations particulières, avec possibilité de les ventiler en fonction de l'horaire : bien utile en camp pour ne pas faire d'erreur.
- Le registre des soins au quotidien: six pages numérotées pour noter au jour le jour le motif et la nature de chaque soin pratiqué, et le nom de l'intervenant, obligatoire. Ce registre doit pouvoir être présenté en cas d'inspection, et il sera demandé en cas de problème...
- En dernière page, un spécimen de registre de soins d'équipe, à photocopier et à remettre au responsable sanitaire de chaque équipe: un petit outil pédagogique utile pour associer les jeunes eux-mêmes à la prise en charge des soins quotidiens...
4. Le recours aux professionnels de santé :
Il est parfois nécessaire…
- Avant le camp, se faire conseiller un médecin généraliste à proximité et le contacter: l’informer de la présence du camp, lui signaler l’éventualité que l’on fasse appel à lui.
Vérifier ses horaires d’ouverture et ses modalités d’intervention: sur rendez-vous ou sans? jusqu’à quelle heure ? fait-il des visites sur place si c’est nécessaire ? comment fonctionnent les services de garde locaux ?
- Suite à un problème de santé, joindre ce médecin en expliquant précisément ce qui s’est passé, ce qui a été constaté et les soins éventuellement dispensés.
- Si une consultation est nécessaire :
Programmer le rendez-vous dès que possible pour être sûr d’être vu le jour-même. Apporter la fiche sanitaire du jeune et de quoi régler la consultation. Une feuille de soins sera remise avec l’ordonnance. Régler également les médicaments sur le compte de l'unité. Au retour les parents lui rembourseront la totalité des frais en échange de la feuille de soins. Si les parents bénéficient de la CMU (couverture maladie universelle), se munir d’une copie de l’attestation de sécurité sociale des parents pour éviter de devoir faire l’avance des frais.
- En dehors des horaires de présence du médecin généraliste correspondant, composer le 15 et ne pas hésiter à demander conseil au médecin régulateur si vous avez un doute. Il peut parfois être nécessaire de se déplacer dans un service d’urgence mais le faire avec bon sens est une attitude saine, citoyenne…et qui fera gagner du temps à tout le monde !
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