OLYMPUS DIGITAL CAMERA Petite série de billets d'été avant une rentrée en douceur.

Aujourd'hui, farniente: un mot dont nos amis italiens ont fait un substantif.
Le farniente, ou l'art de ne rien faire.

En ces jours de canicule le mot est plus que jamais d'actualité.




J'ai pu le rééprouver il y a quinze jours lors d'un bref passage en Italie: arrivée le soir du départ dans un petit village aux confins des Abruzzes, vers 18 heures, dans un village fantôme. Animation trépidante deux heures plus tard.
L'impression s'est confirmée par la suite: entre 13 et 16 heures, toute la ville dort, et même les plages se vident alors qu'en France elles se remplissent. Dans les rues, il n'y a plus que les français pas encore acclimatés.

Contraste saisissant hier en France, à 15 heures, sous un soleil de plomb et près de 40° à l'ombre: les voitures circulent, les chantiers de construction continuent, les rues restent animées et les malades osent déranger leur médecin à l'heure de la sieste. Pas de doute, on est bien au pays qui met à l'honneur le travail du dimanche. Dans quelques jours les malaises vont s'accumuler et les médias s'étonner.

Le farniente, c'est tout un art. Un art très certainement profitable à la santé quand il est pratiqué avec discernement, aux heures les plus chaudes de la journée notamment. J'essaie de m'y livrer pendant l'année une petite demi-heure chaque jour en début d'après-midi.

Cet été, je m'en suis accordé une pleine semaine, au pays d'origine du farniente. Ca fait du bien.