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Mot clé - 11-14 ans

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vendredi 13 juin 2008

Apprendre à dire non.

Dans la suite de mes deux précédents billets: Addictions, le scoutisme outil de liberté, et Faire face aux addictions, je voudrais insister aujourd'hui sur un facteur de protection essentiel(et pas seulement contre les addictions): Apprendre à dire non.

En pièce jointe, vous trouverez une fiche pratique globale contre les addictions, qui reprend en plus détaillé ces trois derniers billets. Elle est encore en "version bêta" car à la relecture. La présentation des autres fiches va suivre en avant-première sur ce blog : alcool, tabac, cannabis, tous les deux jours jusqu'à fin juin !


L’initiation aux comportements addictifs se produit souvent au début de l’adolescence : c’est le moment ou le jeune se détache un peu de l’influence des parents et devient plus sensible à celle de ses « pairs » : de ses semblables, de ses copains du même âge ou un peu plus âgés. La première cigarette, le premier joint, la première cuite, sont des initiations qui se produisent très souvent ainsi « sous l’influence » de quelqu’un qui a de l’importance pour soi ou d’un groupe dont on a envie de faire partie. Le jeune « n’ose pas dire non » et se retrouve parfois embarqué dans un processus qu’il n’a pas vraiment souhaité. C’est d’autant plus facile qu’en début d’adolescence le jeune est en recherche de sa propre identité et qu’il est donc plus vulnérable.

Développer des capacités à dire non, à résister à la pression des autres est un apprentissage fondamental ; qui nécessite suffisamment de confiance en soi pour ne pas avoir besoin du groupe ou de l’influence d’un autre pour exister ; et aussi d’avoir des arguments à sa disposition pour refuser de se livrer à certaines expériences. C’est un apprentissage à mener dès le plus jeune âge : il y a un vrai enjeu à développer chez l’enfant, dès 8-11 ans, des capacités à résister à la pression d’autrui, y compris quand elles émanent de personnes qui ont de l’influence. A faire sous forme ludique ou en menant des projets adaptés à l’âge.


En juillet 2006 nous avions recherché pour la revue Tribu toute une liste d'arguments utiles pour aider les jeunes adolescents à dire non au tabac... une démarche valable aussi pour l'alcool ou pour le cannabis,et qui mérite d'être proposée sans a priori dans le cadre d'un jeu, d'une veillée ou d'un conseil.

Essayez. Vous serez sans doute surpris du résultat.
Ou cherchez par vous-même...éléments de réponses dans le document joint.

vendredi 17 août 2007

Tous en forme au camp: associer les scouts. (5)

C'est une méthode pédagogique reconnue... notamment par les spécialistes de l'éducation à la santé, notamment dans les milieux anglo-saxons. Mais pas seulement.

C'est une méthode utilisée dans le scoutisme depuis les origines, notamment à travers le système des patrouilles. Chez les Scouts et Guides de France on l'utilise souvent un peu comme M. Jourdain faisait de la prose, sans y penser. Si on y pensait plus souvent il est possible qu'on enrichirait assez facilement la pratique quotidienne du scoutisme.

C'est de la méthode dite d' "éducation par les pairs" que je veux parler. Dans l'enquête "Tous en forme" dont je vous parle aujourd'hui pour la cinquième et dernière fois, j'ai bien entendu cherché à voir comment elle s'appliquait.

100 assistants sanitaires sur 112 (89 % soit la presque totalité) avaient pendant le camp parmi les jeunes au moins un correspondant santé sur qui s’appuyer. Ces scouts ou ces guides qui ont accepté de prendre pour la durée du camp un rôle en rapport avec la santé sont au total 424 pour 112 unités enquêtées; ce qui représente 3.8 jeunes par une unité ( en gros un par équipe, parfois plus).

Les rôles pris sont variables : 259 (61 %) sont des soigneurs, 128 (30%) des entraîneurs, 34 (8%) des infirmières, 3 (1%) des physiologistes. La polarité en direction des soins ( soigneur ou infirmière) est nettement plus répandue que la polarité prévention-entraînement : 293 (69%) contre 131(31%). Ainsi, dans les rôles pris par les jeunes, la fonction de soins est choisie dans quatre unités sur cinq. Mais il faut noter que la majorité des unités (67 sur 112 soit 60%) compte les deux types de correspondants santé, ce qui offre à l'assistant sanitaire désireux d'associer les jeunes à la prise en charge de la santé des perspectives intéressantes.

A quoi les jeunes sont-ils associés? tous sont impliqués dans le bon fonctionnement de l'explo, ce qui est logique: c'est le moment privilégié où s'exerce l'autonomie de l'équipe, même dans les unités où le système des patrouilles est peu utilisé. Très peu sont associés à la prise en charge des urgences : trop sérieux et trop grave pour être confié à des enfants ?

Les domaines reconnus comme posant le plus de problèmes aux maîtrises (la gestion des rythmes et des règles de vie, l’adaptation aux conditions météo et les relations entre scouts) sont aussi ceux où les jeunes ont le moins de responsabilités (ils sont associés une fois sur quatre seulement à la prise encharge de ces questions...) Faut-il y voir une relation de cause à effet ?

Il apparaît en tout cas clairement que les deux types de rôle (entraîneur et soigneur-infirmière) ont réellement un profil très différent : l'entraîneur est très présent du côté développement actif de la santé (activité physique et jeux bien sûr, mais aussi règles et rythmes de vie, météo et relations), alors que le soigneur et l’infirmière sont plus dans un rôle de préservation, de soins et d’attention au corps…

Que faut-il en conclure ? à mon avis, trois choses :

- L'attribution de rôles dévolus à la santé est une pratique culturelle largement ancrée dans les pratiques des unités 11-14 ans Scouts et Guides de France, au moins au moment des camps.

- Les jeunes sont assez facilement associés à la gestion des soins, un peu moins au "développement actif de la santé".

- Il existe une marge de progression certaine dans la responsabilisation des jeunes en matière de santé, pendant les camps et pendant l'année. Cet aspect-là ne doit pas être l'oublié des rénovations pédagogiques en cours(dans ce domaine ou dans d'autres).

Les conclusions de cette enquête sur les 11-15 ans ne sont sans doute pas absolument superposables à toutes les tranches d'âge et la responsabilisation des jeunes se fera sans doute différemment avec des 8-11 ans ou des 14-17 ans... mais les priorités peuvent probablement être les mêmes.

N'hésitez pas à ouvrir le fichier ci-joint pour visualiser tous les détails.

mardi 7 août 2007

Tous en forme en camp: propositions (4)

Les assistants sanitaires qui ont répondu à l'enquête Tous en forme (cf billets précédents) ont mis en oeuvre quelques bonnes idées pour améliorer la santé en camp : 88 % des assistants sanitaires pensent que leur action a été réellement utile dans ce domaine.

Le scoutisme est bon pour la santé, qu'on se le dise !

C'est à travers la vie du camp au quotidien que se font les apprentissages les plus essentiels: l’hygiène corporelle (mentionnée 43 fois), l’hygiène en général (18 fois), l'alimentation (29 fois)... et aussi l’activité physique, les jeux, l’explo... vivre en pleine nature 24 heures sur 24 est la première source d'expériences utiles. La question du sommeil et des rythmes de vie, la protection contre le soleil ou la chaleur sont moins mis en avant, mais on a vu précédemment que ces deux questions posaient difficulté...

Certains assistants sanitaires mettent en place des actions plus spécifiques dans le domaine des soins: initiation à la prise en charge des soins quotidiens (21 fois), formation aux premiers secours ou à la prise en charge des urgences (14 fois).

Echantillon non exhaustif d'idées à mettre en oeuvre :

- Réalisation d’une charte sanitaire.

- Jeu sur la santé.
- Leur répéter régulièrement les règles de base d’une bonne hygiène de vie.
- Tenter de sensibiliser les scouts à la nécessité de nettoyer le corps, les cheveux, les plaies,les dents…on fait toujours la vaisselle de nos gamelles, il faut faire la même chose pour nous.
- Les encadrer au cours des temps de toilette et leur rappeler les règles de l’hygiène de vie : brossage des dents, se laver les mains avant les repas.

- Expliquer les gestes quotidiens à respecter afin d’éviter tout risque.
- Veiller à la sécurité pendant les installations et pendant les jeux.

- Fabriquer une douche chauffée pour les inciter à se laver.
- Un temps pour les douches,un temps pour les dents.
- Un référent brossage de dents et douches, rappel de l’hygiène.
- « Top brosse à dents » : tous les scouts se brossent les dents en même temps au même endroit avec les chefs.
- Les scouts se sont brossés les dents trois fois par jour.
- Insister sur le lavage des mains, surtout pour les repas (pousse-mousse à disposition)

- Des feuillées bien entretenues.
- Inciter les scouts à faire une lessive.
- Faire du tri sélectif.
- Aventure recyclage et environnement, avec un trivial poursuite sur les dégradations existantes, les conséquences pour la nature et l’homme.

- Préparer des repas équilibrés avec les trappeurs.
- Cinq fruits et légumes par jour. - Pendant les repas, discussions sur la nutrition.
- On leur donnait chaque jour le menu incomplet, c’était à eux de trouver une solution pour que le menu soit équilibré.
- Prévenir les gastros : on lave et relave les mains…

- Formation des soigneurs aux premiers secours.
- Les plus âgés ont pour certains suivi des formations AFPS avec la Croix rouge.
- Sensibiliser à la fonction du matériel présent dans la trousse infirmerie.
- Sensibiliser chacun à la connaissance des soins de base : coupures, malaise en explo, besoin de s’hydrater, sucre si hypoglycémie…et bien sûr numéros d’urgence, qui et comment appeler.
- Expliquer les soins.
- Un jour sur deux, une guide vient aider aux temps d’infirmerie.
- Donner la possibilité aux soigneurs de gérer les petits bobos du camp.
- Apprendre la technique de retrait des tiques, utilisation de la pince à tiques.

- Leur conseiller de s’hydrater, de porter casquette afin d’éviter les insolations, de mettre des lunettes de soleil. Essayer d’équilibrer les repas en fonction du temps.
- Adapter l’activité aux conditions météo.

- Les faire bouger !
- Beaucoup de jeux.
- Activité physique et entraînement.
- Tenir compte des différences physiques de chacun.

- Préparer l’explo avec les soigneurs de chaque équipe.
- Adapter les rythmes de l’explo : distance, nombre d’heures de marche…
- Avant l’explo, formation hygiène et sécurité du soigneur et de la patrouille.
- Initiation aux gestes de premiers secours avant l’explo.
- Lors de la préparation de l’explo, information sur les premiers secours,les règles de sécurité sur la voie publique et la prise en charge de leur hygiène corporelle...
- Constitution d’un carnet d’explication des soins pour l’explo.

- Faire passer des messages à travers les rôles (méfaits de la cigarette…)
- Voie secouriste préparée par les guides.
- Nous avons essayé d’informer les responsables « intendance » des équipes sur l’équilibre des repas.
- Une soigneuse a proposé et préparé spontanément un jeu sur les règles d’hygiène en camp, dans le but de questionner les autres scouts et de réaliser pour chacun un cahier récapitulatif.

- Faire un bilan santé à la fin du camp.

L'enjeu de l'initiation à une bonne santé en camp va bien au-delà du camp proprement dit. Je laisse le dernier mot à l'un des assistants sanitaires qui ont répondu à l'enquête:

"Le respect des règles élémentaires d’hygiène, telles que le brossage des dents trois fois par jour et le lavage des mains avant de préparer le repas et de manger me parait finalement, au vu des remarques des scouts, le point le plus important.
Ils semblent en effet ne pas en avoir l’habitude."

jeudi 5 juillet 2007

Tous en forme en camp: attentes (3)

Dans l'enquête faite auprès des assistants sanitaires des camps 11-14 ans l'an passé, un certain nombre de difficultés ont été exprimées (cf ce billet-ci)

Une question leur demandait quelles étaient leurs attentes en matière de formation, et ils ne se sont pas privés de s'exprimer de manière plus précise et plus spontanée à la fin de l'enquête.

Petit florilège des attentes de formation:

* 72 assistants sanitaires (64 % des réponses) ont exprimé le souhait d'être mieux formés: 45% dans le domaine des soins, 40 % dans le domaine de la prévention ou du savoir être (hygiène, prévention, environnement, attitude éducative…).
Autrement dit, 25% du total des assistants sanitaires interrogés(un sur 4) ont exprimé une attente dans le domaine de la prévention ou du savoir être. Ce n'est pas rien...

* Le seul domaine où il y a peu de demandes précises en matière de prévention est la gestion des rythmes de vie, ce qui est un peu surprenant au vu des difficultés rencontrées dans ce domaine...

* L’insuffisance de l'AFPS pour former les assistants sanitaires est plusieurs fois soulignée : "Compléter l’AFPS" ; " Approfondir au niveau des premiers secours car l’AFPS ne suffit pas ", " L’AFPS ne nous sert qu’en cas d’accident grave, nous n’y avons pas appris les petits soucis courants."
Une remise à niveau serait nécessaire, et surtout la maîtrise des premiers secours, pour être vraiment efficace, devrait être une capacité partagée: "L’AFPS pour tous !"

* Le souhait d'être mieux formé dans le domaine de la délivrance des médicaments et des limites du rôle de l'assistant sanitaire (quand doit-il passer le relais?) revient fréquemment.
Une formation à l'évaluation de la gravité des pathologies et à la spécificité des soins quotidiens dans le cadre du scoutisme est également souhaitée. Notamment les tiques, les insectes,les petites blessures...

* Etre mieux formé à l'écoute et au soutien psychologique, à résoudre les conflits, à gérer "les cas difficiles"...

* Quelques demandes de formation concernent l'objectif de mieux associer les jeunes à la prise en charge des questions de santé.

L'expression libre des assistants sanitaires précise et complète cette liste. Ceux qui veulent approfondir peuvent ouvrir la pièce jointe...

mardi 3 juillet 2007

Tous en forme en camp: difficultés... (2)

Suite de la publication des résultats de l'enquête "Tous en forme", commencée hier.

Les difficultés rencontrées par les assistants sanitaires en camp ont été explorées par une question fermée : « Au cours du camp, quels ont été les domaines les plus faciles à gérer ? » (12 domaines à classer) et par une question ouverte : « Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer pour toi et pour la maîtrise pendant le camp » ?

Voici dans l'ordre des moyennes ce que les assistants sanitaires ont trouvé le plus facile à gérer :

1. La consommation de tabac-alcool… 3.1 (344)

2. Les petits soins 4.3 (484)

3. L’activité physique et les jeux 5.2 (585)
4. Les urgences 5.5 (617)
5. Les installations 5.6 (624)
6. L’hygiène corporelle 5.7 (635)
L'e

7. Le respect des règles de vie 6.2 (691)
8. Les repas 6.4 (718)
9. L’explo 6.8 (765)

10. Les relations entre les personnes 7.1 (795)
11. La météo (pluie, chaleur…) 7.1 (799)
12. Les rythmes de vie 7.3 (814)

Quelques commentaires:

  • Chez les 11-14 ans, la consommation de tabac, alcool et autres drogues pose rarement problème...sauf quand elle survient ! la disparité des réponses est en fait très grande : en général aucun problème, soit gros problème. Il n'est pas sûr que les maîtrises des 11-14 ans soient bien préparées à gérer ces questions.
  • Pas de gros souci apparemment pour gérer petits soins et urgences : celles-ci sont rares, ce qui confirme les résultats de la thèse de Laurence Bardy, et l'AFPS aide sans doute à les gérer correctement. Et pour les petits soins, çà se fait...même si c'est une activité souvent "dévoreuse de temps". Dans ce domaine les difficultés le plus souvent mentionnées concernent le problème des tiques, sans doute réellement émergent, et la délivrance des médicaments, pour laquelle les assistants sanitaires ne se sentent pas à l'aise.
  • Les installations, les jeux et l'activité physique tiennent une place importante dans les camps 11-14 ans et se passent plutôt bien. Les questions d'hygiène corporelle sont à cet âge-là plus difficiles à gérer mais les chefs semblent bien sensibilisés à la question. L'explo pose plus de difficultés : c'est une activité à risques mais aussi une activité phare de la tranche d'âge, ce n'est donc pas surprenant...
  • La gestion de la vie collective au quotidien pose davantage de problèmes : le respect des règles de vie et l'organisation des repas sont presque aussi difficiles à mettre en oeuvre que les explos. Les relations entre les personnes et surtout l'organisation du temps sont encore plus problématiques. Peut-être que les conditions caniculaires de juillet 2006 ont rendu plus difficile la vie de camp et accentué cette impression de difficulté pour les maîtrises à organiser leur camp...beaucoup l'ont souligné, mais cette explication ne suffit sans doute pas...

Dans le domaine de la santé, ce sont en premier lieu l'organisation collective et la gestion des rythmes de vie qui posent problème aux assistants sanitaires et aux maîtrises.

En pièce jointe, vous pourrez lire dans le détail les résultats chiffrés de l'enquête et les réponses aux questions ouvertes...

lundi 2 juillet 2007

Tous en forme en camp: l'enquête (1)

Pas de billet en juin... j'étais trop occupé à participer aux animations locales de mon groupe scout pour le centenaire du scoutisme. Un agréable et chaleureux moment , comme vous pouvez en juger sur le blog qui lui est associé, Vienne-scoutblog !
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Au lendemain du "festival du scoutisme", la préparation des camps va être dans tous les esprits. J'en profite pour vous faire partager les résultats d'une enquête menée l'an passé auprès de 112 camps d'unités 11-14 ans, en prélude au Jamboree. Je l'avais appelée "tous en forme".

Elle était destinée aux assistants sanitaires, et concernait essentiellement la prévention et l'éducation. Il s'agissait d'être complémentaire avec la thèse de Laurence Bardy consacrée à la thématique du recours aux soins (cf les billets que j'y ai consacré, à partir de celui-ci).
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Ci-dessous, une synthèse des principaux résultats.
Vous les trouverez de manière plus détaillée dans le document joint.
Dans les prochains jours je mettrai en lumière les résultats les plus intéressants.

But de l'enquête : recueillir des informations sur l’action des assistants sanitaires et sur l’implication des scouts en matière de santé.

Principale difficulté rencontrée : la prévention au sens large (rythmes de vie, conditions météo, organisation collective, problèmes relationnels…).

La gestion des urgences et des soins quotidiens ne pose pas de problème majeur.

La formation AFPS paraît inadaptée aux missions de l’assistant sanitaire. Mieux vaudrait généraliser l’apprentissage des premiers secours auprès des scouts, et proposer aux assistants sanitaires une formation spécifique.

Les assistants sanitaires ont besoin d’être rassurés par rapport à la délivrance des médicaments et les limites de leur rôle ne leur semblent pas toujours claires. Des protocoles de conduites à tenir face aux situations les plus courantes seraient sans doute utiles.

L’attitude à avoir face aux morsures de tiques est un sujet émergent et qui doit trouver une réponse.

La question des addictions pose rarement problème, mais quand c’est le cas, elle laisse les maîtrises assez désarmées. Des programmes préventifs auprès des 11-14 ans seraient les bienvenus.

9 assistants sanitaires sur 10 ont parmi les scouts au moins un correspondant santé.

La fonction de soins est alors omniprésente : 92 unités sur 112, soit 82%, ont au moins un soigneur ou une infirmière. Mais 54 % des unités ont également un rôle lié au « développement des capacités » (entraîneur le plus souvent).

L’« éducation par les pairs » semble une pratique largement partagée, mais insuffisamment exploitée. C’est certainement un axe éducatif à valoriser, notamment dans le domaine préventif.