Scoutblog.org

A votre santé !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Mot clé - Addictions

Fil des billets - Fil des commentaires

mercredi 2 septembre 2009

Activité.

P1020504.JPG Après les vacances, après le farniente, voici revenu le temps de l'activité. Vous l'avez vu, entendu dire partout dans les médias et vous le ressentez certainement vous-même à présent : c'est la Rentrée. Avec un grand R.


L'activité est à l'opposé du farniente : il s'agit, nous dit le dictionnaire du CNTRL, du "déploiement actuel du pouvoir ou de la volonté d'action". Volonté sociale décrétée par le phénomène de la Rentrée. Mais un pouvoir réel de passer à l'action parfois contredit dans les faits (chômeurs,retraités ...)


L'activité, c'est vital. L'inactivité conduit à la sédentarité et à l'embonpoint, comme on nous le rappelle régulièrement: tous les jours, 30 minutes d'activité physique sont un minimum vital qui augmente notre espérance de vie!

A l'inverse, l'hyperactivité est tout aussi néfaste que l'inactivité. Au sens propre, c'est une maladie des enfants inventée il y a quelques années par les américains, en même temps que le médicament pour la soigner, et dont on oublie volontiers le corollaire: on parle de syndrome d'hyperactivité avec déficit de l'attention. Une pathologie dont la réalité est contestée, notamment par les psychanalystes. Une pathologie décrite comme extrêmement fréquente (près d'un enfant sur 20 en serait atteint) mais que je n'ai personnellement formellement identifiée qu'une ou deux fois en 10 ans de pratique auprès d'une population jeune. Peut-être n'existe-t-elle pas dans ces quartiers ou l'inactivité règne?

Mais cette définition aide à comprendre le comportement d'hyperactivité qui parfois menace certains adultes suroccupés: passer sans cesse d'une activité à l'autre sans pouvoir s'arrêter peut être considéré comme une addiction, qui peut pour le coup bel et bien entraîner un déficit de l'attention: la personne fait tout superficiellement sans jamais rien approfondir.

A mi-chemin entre l'inactivité et l'hyperactivité, je souhaite donc à tous en cette période de rentrée une année multiactive: une activité scolaire et professionnelle épanouissante et la possibilité de pratiquer une ou deux activités culturelle,sportive ou de loisir où vous vous faites plaisir. Pratiquer ses passions pendant les vacances, c'est bien. Tout au long de l'année, c'est encore mieux.

En prenant garde à ne pas tomber dans l'excès de l'hyperactivité: se réserver quelques moments pour le farniente,c'est important !

mardi 23 juin 2009

Alcool, nouvelle réglementation.

0-587-16474-3_b_Harra-Bier-Affiches.jpgLe parcours parlementaire de la loi "relative aux patients, à la santé et aux territoires" arrive à son terme: après des allers-retours entre Assemblée nationale et Sénat,une commission mixte paritaire composée de membres des deux assemblées a rendu son arbitrage et propose donc aujourd'hui à l'Assemblée nationale et demain au Sénat, de voter la nouvelle loi.


Un article au moins concerne ceux qui font du scoutisme, l'article 23. Il porte sur la vente et la mise à disposition de boissons alcoolisées aux mineurs:

Article 23
I. ...
1° L’article L. 3342-1 est ainsi rédigé :
« Art. L. 3342-1. - La vente des boissons alcooliques à des mineurs est interdite. L’offre de ces boissons à titre gratuit à des mineurs est également interdite dans les débits de boissons et tous commerces ou lieux publics. La personne qui délivre la boisson peut exiger du client qu’il établisse la preuve de sa majorité.
...
II. - L’article L. 3353-3 du même code est ainsi rédigé :
« Art. L. 3353-3. - La vente à des mineurs de boissons alcooliques est punie de 7 500 € d’amende. L’offre de ces boissons à titre gratuit à des mineurs,dans les débits de boissons et tous commerces ou lieux publics, est punie de la même peine.

Avant le texte disait:

Il est interdit de vendre ou d’offrir à des mineurs de moins de 16 ans des boissons alcoolisées dans les débits de boissons et tous commerces ou lieux publics (Code de la santé Publique, Article L3342-1)…et de vendre ou d'offrir à des mineurs de plus de seize ans des alcools forts (Article L3342-2).

Ce texte lève donc l'ambiguïté de l'âge: les adolescents entre 16 et 18 ans n'ont plus le droit d'acheter eux-mêmes des boissons alcoolisées, ni d'en consommer dans les bars ou dans les lieux publics...Après 18 ans, on peut, avant 18 ans, c'est interdit.

En revanche, il reste une ambiguïté. L'interdiction de consommation par les mineurs ne concerne que les lieux publics. Les accueils de scoutisme sont-ils ou non des lieux " publics"? a priori non, mais çà se discute :

- Pour une fête de fin de stage dans un lieu fermé et non ouvert au public extérieur, on reste dans le cadre d'un lieu privé.
- Pour la fête de fin d'un camp pionniers où on invite les propriétaires des lieux, le maire et quelques personnes du village, il semble en revanche difficile de servir un apéritif alcoolisé...

Des décrets d'application préciseront peut-être les champs d'application de la loi comme pour le tabac, mais pour l'instant ils n'existent pas.

mardi 6 janvier 2009

Chroniques facebookiennes, 1 : Facebook est une étrange planète !

Depuis une quinzaine de jours je fais mes premiers pas sur Facebook, motivé entre autres par la perspective d'y créer un groupe "scoutisme et santé" ouvert à ceux qui fréquentent ce réseau social.

Quand on se connecte pour la première fois sur Facebook.com, il faut d'abord se donner une identité: en se créant un profil qui nous invite à rentrer tout un tas d'informations. Et puis se faire des amis. Enfin, échanger avec eux en écrivant sur leur "mur" ou en créant des "groupes". Eh bien, figurez-vous que c'était la première fois de ma vie que j'allais écrire sur les murs de mes amis: dans la vie réelle, c'est puni par la loi !

La méthode est diablement efficace : le repérage d'amis se fait facilement, en rentrant leur nom et leur prénom dans le moteur de recherche, ou en confiant à Facebook le carnet d'adresses de sa boîte mail pour qu'il le fasse lui-même. Ce que je n'ai pas fait, peut-être trop méfiant. Dans un second temps, les "amis de mes amis" ont eu vite fait de me reconnaître et de m'envoyer des invitations. Et j'ai retrouvé quelques vieilles connaissances en allant fouiner sur des groupes qui m'intéressaient. La constitution d'un "réseau" étoffé peut ainsi être rapide: par exemple en proposant à tous les gens que l'on croise de devenir leur ami. Intéressant pour faire du buzz sur Internet, faire connaître un événement, partager avec d'autres des centres d'intérêt communs etc.

Facebook est une étrange planète que j'explore avec délectation. Avec un soupçon de prudence toutefois, et quelques réserves qui se lèveront peut-être au fil du temps :

- Facebook pour partager quoi? je n'ai pas vraiment trouvé de groupe "intéressant", avec un vrai contenu. J'ai l'impression que les échanges sont très superficiels, très individuels, que chacun zappe d"une personne ou d'une information à l'autre...On est loin de la richesse des échanges qu'on trouve sur certains forums (tel celui de LaToileScoute).

- L'ambiguité de la notion d'ami : j'y reviendrai dans un article prochain,mais il est clair que toutes mes relations ne sont pas mes amis, que tous les gens que j'ai croisé une fois dans la vraie vie n'ont pas forcément vocation à être mes amis, que je n'ai pas forcément d'atomes crochus avec tous mes anciens collègues de travail ou d'engagements associatifs. Avoir beaucoup d'amis, c'est flatteur,tentant et facile...bien plus que dans la vraie vie, mais sur Facebook on mélange tout: la famille,les collègues de travail, ceux avec lesquelles on est dans une certaine forme de relation hiérarchique (le patron et l'employé, le prof et ses élèves, le jeune scout et ses chefs, le responsable de groupe et ses maîtrises...)

- La confidentialité plus que douteuse : il y a de nombreuses options pour filtrer à qui on communique telle ou telle information, telle ou telle série de photos...mais ce n'est pas inné, et la plupart n'utilisent sans doute ces fonctions qu'a minima. Beaucoup laissent donc sur leur profil facilement accessibles toutes leurs coordonnées personnelles, leur curriculum vitae, leurs préférences politiques ou religieuses... et bien plus encore, sans penser aux conséquences éventuelles de cette imprudence. En matière de non confidentialité, il y a donc bien pire que le fameux fichier Edwige: Facebook...et en plus c'est chacun qui rentre ses propres informations ! .

- La cyberdépendance : Facebook me parait très mangeur de temps et très addictogène. Comme pour d'autres pratiques sur Internet. Il y a probablement des facebook-addicts qui désertent les forums de discussion qu'ils fréquentaient avant et qui s'y connectent le matin avant de partir, de leur lieu de travail et le soir en rentrant chez eux. Au détriment de leur vraie vie. C'est grisant de se faire facilement de nombreux amis aux quatre coins du monde, et de suivre au quotidien leurs activités et leurs états d'âme.
Le risque est sans doute relatif pour les adultes ou adolescents qui s'y adonnent avec un certain recul, mais il est certainement plus grand pour ceux qui sont un peu fragiles ou un peu immatures. Comme pour les autres addictions en fait...

dimanche 29 juin 2008

Rubrique addictions: pour s'y retrouver.

Je remets à jour le billet récapitulatif publié le 15 juin, pour favoriser la lecture thématique des billets consacrés aux addictions.

J'en suis à 14 nouveaux billets dans cette rubrique depuis le mois de mars ! ce qui fait 23 billets depuis 2006. Il est donc grand temps de mettre un peu d'ordre...

Vous retrouverez l'essentiel de ces textes dans le guide de l'assistant sanitaire en accueil de scoutisme, qui sortira à l'automne.
A partir de mardi, changement de programme avec des articles sur la santé en camp.


Généralités sur les addictions :
- Vous avez dit addictions? Un article basé sur les réflexions et sur l'expérience de François Cordier, médecin et responsable scout.
- Drogues, conduites à risques ou addictions? Petit décryptage de l'évolution des mots, pas toujours innocents...
- Drogues et dépendances : un site Internet sur les addictions.
- Le plan national contre les addictions 2006-2011

La réalité des addictions:
- Addictions des jeunes: désinformation?...Pour inciter chacun à faire preuve d'esprit critique.
- Les drogues à 17 ans: enquête Escapad 2005.

Le rôle du scoutisme:
- Le scoutisme, outil de liberté: Inventaire rapide des facteurs de protection que le scoutisme contribue à développer.
- Faire face aux addictions: quelques outils concrets pour agir face à un comportement d'addiction.
- Apprendre à dire non . En annexe la fiche pratique.

La consommation d'alcool:
- L'élixir de printemps: une initiative à saluer !
- Les Etats Généraux de l'alcool.
- Du verre de l'amitié au coma éthylique:un témoignage paru dans la revue des compagnons.
- Les scouts et l'alcool.
- Alcool: réglementation et réalité.
- Prévenir la consommation d'alcool.En annexe la fiche pratique.

La consommation de tabac:
- Scoutisme et loi anti-tabac.
Ou comment appliquer la nouvelle loi anti-tabac dans les activités scoutes...
- Pas de fumée! même dans les activités scoutes?
- Premières cigarettes: comment çà commence...
- Tabac: réglementation et réalité.
- Prévenir la consommation de tabac.En annexe la fiche pratique.
- Les scouts qui fument sous la tente.

La consommation de cannabis:
- Cannabis: réglementation et réalités.
- Prévenir la consommation du cannabis.En annexe la fiche pratique.

lundi 23 juin 2008

Prévenir la consommation de tabac.

La dépendance au tabac vient très vite, et c'est avec l'alcool la substance qui a le plus de conséquences à long terme sur la santé : elle est responsable notamment de cancers, d’infarctus et pour ceux qui y ont échappé de fins de vie difficiles liées à l’insuffisance respiratoire chronique qu’elle finit par entraîner…

Nous, scouts et guides, que pouvons-nous y faire?


1. Retarder le premier contact avec le tabac:

Plus un jeune commence à fumer tôt, plus il a de risques de devenir dépendant. C’est pourquoi il est important d’entretenir et développer les convictions anti-tabac des scouts non-fumeurs :

- La maîtrise s’efforcera de respecter la loi et de ne pas fumer pendant la pratique du scoutisme.
- Avec les préadolescents, ne pas attendre que le problème de la « première cigarette » se pose : si possible, il faut en parler avant. Par exemple en rappelant dès le début d’année que toute consommation de tabac est interdite. Si besoin en donnant aux jeunes l’occasion d’exprimer ou de confronter leurs convictions sur la question (à travers un jeu, une veillée-débat, une information des responsables santé de chaque équipe …
- Face à un problème de consommation imprévue, réagir de manière proportionnée : celui qui a incité les autres à fumer doit être davantage sanctionné que celui qui a juste tiré deux ou trois bouffées « pour faire comme les autres »… en parler avec les jeunes concernés, avec l’équipe, se poser la question d’en parler aux parents etc…
La première expérience n’est pas forcément vécue comme très agréable, il faut donc limiter le plus possible les risques de récidive.

2. Limiter le passage à une consommation régulière:

Soyons lucides. Parmi les apprentissages que font les adolescents entre 14 et 17 ans, l’un des plus répandus est clairement celui de la consommation du tabac : à 14 ans, la consommation est rare, à 17ans, un adolescent sur trois, fille ou garçon, fume régulièrement (voir article précédent).

Il faut donc impérativement proposer des contre-feux :

- Développer dans chaque unité une culture « non-fumeur » : Si l’unité d’adolescents est en majorité « non fumeur », on inverse ainsi le rapport de force, et la pression du groupe joue contre la consommation de tabac. L’idéal étant de trouver dans chaque équipe un ou deux jeunes non fumeurs décidés à jouer dans cette action un rôle moteur.

- Mettre en place des règles de vie réalistes et respectueuses : La loi interdit de fumer quand on fait du scoutisme, mais les jeunes qui fument ont le droit de faire du scoutisme. Un jeune fumeur régulier aura peut-être beaucoup de mal à ne pas fumer du tout pendant une journée. Les fumeurs doivent s’efforcer de respecter les non-fumeurs, et la loi… Tant qu’ils n’arrivent pas à s’en passer définitivement, ils iront fumer en dehors du local ou de l’enceinte du camp, à un moment où çà ne gêne pas le bon déroulement des activités. De leur côté, ils doivent s’engager à ne pas inciter les autres à fumer.

3. Encourager les fumeurs à s’arrêter :

C’est la responsabilité éducative de la maîtrise de faire cette proposition.

Un membre de la maîtrise (par exemple l’assistant sanitaire) devrait prendre le temps de discuter avec chaque jeune fumeur de sa consommation : Qu’est-ce que çà lui apporte ? Quelles sont ses motivations ? Quel plaisir y trouve-t-il ? Combien de temps peut-il s’en passer ? Ses parents sont-ils au courant, et qu’en pensent ses amis ? En a-t-il déjà parlé à son médecin traitant ? Envisage-t-il d’arrêter et souhaite-t-il une aide?... La discussion peut éventuellement réunir tous les jeunes fumeurs de l’unité.

Ce travail de réflexion, le jeune ne l’a sûrement pas fait. Ça vaut vraiment la peine de tenter le coup : entre 14 et 17 ans, l’habitude de fumer n’est pas encore très forte et il discutera plus facilement avec son chef ou sa cheftaine qu’avec ses parents …ou avec une copine ou un copain non fumeur de l’équipe.

Et si une demande d’arrêt du tabac se fait plus précise, il faut donner les moyens au jeune de la concrétiser, en lien avec les parents, les autres membres de l’équipe etc.…

4. Pour les chefs fumeurs, un objectif : s’en passer…

A 17 ans, un tiers des jeunes fument, et on trouve sans doute la même proportion de fumeurs chez les chefs et cheftaines des mouvements de scoutisme… Le scoutisme est une bonne occasion de s’interroger sur sa pratique :

- C’est un peu gênant sur le plan du respect de la loi : depuis la loi de 2006, le scoutisme, en principe c’est sans tabac… Ceux qui fument malgré tout doivent le faire en dehors de la présence des enfants, après les activités et en dehors de l’enceinte du camp. C’est compliqué, et pas très « exemplaire ».

- C’est un peu gênant sur le plan éducatif : qu’il le veuille ou non, le chef qui fume joue un rôle « incitatif » vis-à-vis des jeunes. Et même s’il le cache, ils le découvriront forcément un jour… mieux vaut jouer cartes sur table.

- C’est une pratique coûteuse : à cinq euros environ le paquet, le budget mensuel de celui qui fume un paquet par jour approche les 150 euros. Chaque chef fumeur a-t-il fait le calcul de ce qu’il pourrait s’offrir avec 150 euros par mois ?

- De quel côté penche la balance « avantages inconvénients » de ma consommation ? est-ce que çà m’apporte encore une détente, du plaisir ? les avantages étaient sans doute évidents à 15-16 ans, mais peut-être moins à 20 ou 25 ans…

- Si j’arrête de fumer, qu’est-ce que j’y perdrai ? qu’est-ce que je gagnerai ?


Entre 18 et 25 ans, la dépendance au tabac, si elle est là, est encore récente. Et si l’on est mieux dans sa peau qu’à l’adolescence, ce n'est peut-être pas la peine d'attendre 40 ans pour se motiver…

S’en passer pendant les activités scoutes de l’année sera une première étape pour tester ses capacités avant de franchir le pas définitivement. De nombreux dispositifs d’aide à l’arrêt existent.

Il est possible aussi de se faire aider par son médecin traitant, car ce n’est pas très facile d’arrêter tout seul.
En annexe, vous trouverez la fiche pratique: "Prévenir la consommation de tabac."

mardi 17 juin 2008

Alcool : réglementation et réalité.

Parler d'alcool n'est pas simple : c'est un produit socialement valorisé et source de plaisirs gustatifs vantés par les oenologues... mais c'est aussi une drogue que les addictologues considèrent comme aussi dure que l'héroïne. Une drogue dont la consommation n'est pas interdite, mais encadrée par une réglementation qu'il est utile de rappeler.


Avant 14 ans, il n’y a pas d’ambiguïté : il est interdit de servir de l’alcool sous quelque forme que ce soit.
Entre 14 et 16 ans, la vente ou distribution de boissons alcoolisées est interdite dans tous les commerces et dans les cafés, ainsi que dans les lieux publics. Les jeunes ne peuvent se rendre dans un café autorisé à servir des boissons alcoolisées sans être accompagnés d’un adulte responsable.
Entre 16 et 18 ans, la mise à disposition d’alcools forts (pastis, whisky, etc…) reste interdite. Faire boire un mineur jusqu’à l’ivresse ou de l’incitation à une « consommation habituelle et excessive » sont des délits durement réprimés.


Plus précisément:

1. Aucune boisson alcoolisée, de quelque nature qu'elle soit, ne peut être servie aux enfants âgés de moins de quatorze ans. (Arrêté du 25 février 1977, art.38)

2. Il est interdit de vendre ou d’offrir à des mineurs de moins de 16 ans des boissons alcoolisées dans les débits de boissons et tous commerces ou lieux publics (Code de la santé Publique, Article L3342-1)…et de vendre ou d'offrir à des mineurs de plus de seize ans des alcools forts (Article L3342-2)

3. Quiconque fait boire un mineur jusqu'à l'ivresse commet un délit. (Article L. 84, Ordonnance n° 59-107 du 7 janvier 1959). Le fait de provoquer directement un mineur à la consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques est puni de deux ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende…75000 pour les moins de 15 ans. (article 227-19 du code pénal).

4. Il est interdit de recevoir dans les débits de boissons alcoolisées des mineurs de moins de seize ans non accompagnés de leur père, mère, tuteur ou toute autre personne de plus de dix-huit ans en ayant la charge ou la surveillance. (Code de la santé Publique, Article L3342-3)

5 .Une personne trouvée en état d'ivresse dans les rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics, est, par mesure de police, conduite à ses frais au poste le plus proche pour y être retenue jusqu'à ce qu'elle ait recouvré la raison. (Code de la santé publique, Article L3341-1). L’ivresse publique et manifeste est passible d’une contravention de 2ième classe (150 €)

6. La conduite sous l’empire d’un état alcoolique est un délit. L’alcoolémie légalement tolérée pour tout conducteur de véhicule est fixée à 0,5 g/l de sang, soit 0,25 mg/l d’air expiré. (Décret n° 95-962 du 29 août 1995 et article L.1er et R. 233-5 du code de la route)

7. La dépendance à l’alcool est reconnue comme une maladie. Une obligation de soins peut être imposée à l’auteur d’une infraction.


En contrepoint, quelques repères sur la réalité des consommations :

1. Avant 14 ans la consommation d’alcool reste rare.

2. A 17 ans, 8 jeunes sur 10 ont consommé au moins une fois de l’alcool dans les 30 derniers jours.

3. Près de la moitié des jeunes de 17 ans ont eu au moins une consommation excessive de boissons alcoolisées au cours du dernier mois (cinq verres à la suite ou plus).

4. Plus de la moitié des jeunes de 17 ans déclarent avoir déjà été ivres au cours de leur vie (près de la moitié au cours des douze derniers mois)

5. Un jeune de 17 ans sur 10 a été ivre au moins dix fois dans la dernière année.

6. La consommation d’alcool régulière et la répétition des ivresses est un comportement plus fréquent chez les garçons que chez les filles.

(Source : Synthèse OFDT 2008)

vendredi 13 juin 2008

Apprendre à dire non.

Dans la suite de mes deux précédents billets: Addictions, le scoutisme outil de liberté, et Faire face aux addictions, je voudrais insister aujourd'hui sur un facteur de protection essentiel(et pas seulement contre les addictions): Apprendre à dire non.

En pièce jointe, vous trouverez une fiche pratique globale contre les addictions, qui reprend en plus détaillé ces trois derniers billets. Elle est encore en "version bêta" car à la relecture. La présentation des autres fiches va suivre en avant-première sur ce blog : alcool, tabac, cannabis, tous les deux jours jusqu'à fin juin !


L’initiation aux comportements addictifs se produit souvent au début de l’adolescence : c’est le moment ou le jeune se détache un peu de l’influence des parents et devient plus sensible à celle de ses « pairs » : de ses semblables, de ses copains du même âge ou un peu plus âgés. La première cigarette, le premier joint, la première cuite, sont des initiations qui se produisent très souvent ainsi « sous l’influence » de quelqu’un qui a de l’importance pour soi ou d’un groupe dont on a envie de faire partie. Le jeune « n’ose pas dire non » et se retrouve parfois embarqué dans un processus qu’il n’a pas vraiment souhaité. C’est d’autant plus facile qu’en début d’adolescence le jeune est en recherche de sa propre identité et qu’il est donc plus vulnérable.

Développer des capacités à dire non, à résister à la pression des autres est un apprentissage fondamental ; qui nécessite suffisamment de confiance en soi pour ne pas avoir besoin du groupe ou de l’influence d’un autre pour exister ; et aussi d’avoir des arguments à sa disposition pour refuser de se livrer à certaines expériences. C’est un apprentissage à mener dès le plus jeune âge : il y a un vrai enjeu à développer chez l’enfant, dès 8-11 ans, des capacités à résister à la pression d’autrui, y compris quand elles émanent de personnes qui ont de l’influence. A faire sous forme ludique ou en menant des projets adaptés à l’âge.


En juillet 2006 nous avions recherché pour la revue Tribu toute une liste d'arguments utiles pour aider les jeunes adolescents à dire non au tabac... une démarche valable aussi pour l'alcool ou pour le cannabis,et qui mérite d'être proposée sans a priori dans le cadre d'un jeu, d'une veillée ou d'un conseil.

Essayez. Vous serez sans doute surpris du résultat.
Ou cherchez par vous-même...éléments de réponses dans le document joint.

lundi 9 juin 2008

Faire face aux addictions.

On appelle « addiction » la tendance à développer une dépendance. Un mot proche du verbe « s’adonner » : s’investir dans quelque chose, s’y livrer à fond… L’addiction,nous l'avons vu, est une question de comportement, pas une question de produit.

Le scoutisme est un mouvement d’éducation avant d’être un organisme de prévention. Dans ce cadre, nous devons nous préoccuper avant tout de développer des capacités globales à résister aux addictions. Ou à y faire face si elles surviennent… c'est ce sujet que je vais développer en premier dans cet article.


Comment faire face aux addictions :

1. Enoncer les règles au départ : la consommation de produits addictifs peut survenir à tout moment, et parfois quand on s’y attend le moins ! Or la consommation de ces produits en accueil de mineurs est soumise à des réglementations précises qu’il importe de respecter : certains sont même strictement interdits.
« Nul n’est sensé ignorer la loi » : c’est valable bien sûr pour la pratique du scoutisme. Le rapport à la loi et l'appropriation des règles seront mis en place de manière différente en fonction de l'âge, mais la nécessité de pouvoir se référer à les règles énoncées dès le départ doit être une constante.

2. Etre vigilant envers les plus fragiles : les « premières fois » ne sont pas forcément suivies de l’adoption d’un comportement de dépendance : c’est la curiosité, l’attrait de la nouveauté, le plaisir de la transgression ou la pression d’autrui qui font expérimenter la première cigarette, la première cuite, le premier joint.
La plupart ont suffisamment de ressources pour ne pas arriver à des consommations problématiques. Mais ce n’est pas le cas d’un certain nombre d’adolescents ou d’adolescentes plus « fragiles » pour des raisons diverses. C’est à la maîtrise, en particulier à l’assistant sanitaire, de repérer ces fragilités et d’y être attentif. Mais l'attention aux autres est une qualité à développer chez tous les scouts (notamment les responsables d’équipe et les correspondants santé). Elle peut être bien utile pour faciliter la prise en compte des plus fragiles et les aider à trouver leur place.

3. Libérer la parole : Il est souvent difficile à ceux qui ont ces comportements d’en dire quelque chose : ce sont des « comportements », des actes pas forcément rationnels, souvent clandestins, « cachés » car fréquemment dans la transgression. Ou au contraire dans la provocation, mais c’est encore moins facile d’en parler ! C’est pourquoi réussir à ouvrir un dialogue, même limité, est important : c’est une bonne manière de prendre du recul par rapport à son comportement ; de sortir d’un comportement uniquement « agi » ; de mieux maîtriser ce qui s’est passé en le décrivant, en exprimant ce qu’on a ressenti, ses impulsions, éventuellement son mal-être. Une fois ce premier pas franchi, ce sera plus facile d’envisager la suite. En termes de sanction si nécessaire mais surtout d’accompagnement.
La maîtrise ne sera pas forcément à l’aise pour aborder ces sujets, mais elle doit le faire quand même, avec ses mots: quand il s’est passé quelque chose, c’est important d’en parler. Et il faut encourager les scouts à en parler entre eux : un ami ou une amie du même âge sont parfois les plus à même de débloquer certaines situations.

4. Intervenir à bon escient : le scoutisme, c’est mieux sans addiction…mais le scoutisme n’est pas un monde idéal. C’est ce principe qui doit nous guider : dans un monde idéal, personne ne fume, ne boit, ne se drogue. Tout le monde mange cinq fois par jour des fruits et des légumes, et tout le monde se lave les dents trois fois par jour. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal…

Aucune consommation de produit interdit, et plus largement tout comportement présentant un risque pour la santé (de soi-même ou d’autrui, ou pour sa santé future), ne doit être banalisée et nécessite une intervention de la part de la maîtrise. Après, tout est question de mesure et de bon sens…

Quelques situations sont particulièrement ennuyeuses :
- La précocité d’un comportement.
- La multiplicité des comportements « à risque» : tabac + ivresses, cannabis + actes de violence…
- L’intensité du comportement (un état d’ivresse doit inquiéter davantage qu’un verre de bière…)
- Le degré de transgression (prise de cannabis/état d’ivresse alcoolique)
- La répétition des comportements : un comportement qui se renouvelle ou s’installe
- L’incitation à la consommation ou à un comportement donné (faire circuler des joints, entraîner quelqu’un dans sa fugue…)

dimanche 1 juin 2008

Addictions: le scoutisme, outil de liberté.

Le scoutisme ne met pas complètement à l’abri des conduites addictives : un certain nombre de jeunes ou d’adultes de notre mouvement fument des cigarettes et parfois des joints, s’alcoolisent de manière excessive, grignotent tout au long de la journée ou s’adonnent aux jeux vidéos de manière immodérée…
Les scouts et les guides sont des hommes et des femmes comme les autres !

Mais être scout fournit des facteurs de protection contre les addictions graves :

- L’adhésion à des règles de vie collectives.
- La mise en place d’un cadre temporel structurant.
- La diversité des apprentissages.
- L'expérimentation d'une mise en projet.
- L'expérimentation d'une vie sans addictions.
- Le développement du caractère.
- L’accompagnement éducatif dans la durée.

Commentons-les brièvement :

- L’adhésion à des règles de vie collectives oblige à se plier à une discipline de groupe, à mettre au second plan la satisfaction de son petit confort personnel et du plaisir immédiat. C'est un apprentissage utile...

- La mise en place d’un cadre temporel structurant oblige à apprivoiser le temps, la durée, à discipliner les rythmes de son corps. Apprendre à maîtriser son corps est particulièrement précieux.

- La diversité des apprentissages proposés offre à l'enfant et au jeune tout un éventail de centres d'intérêt possibles qui le rendent plus fort pour lutter contre la tendance à s'enfermer dans un comportement exclusif.

- L'expérimentation d'une mise en projet se vit à travers les projets de l'unité, de l'équipe ou des projets individuels vécus à travers la prise de rôles. Le jeune découvre qu'il est possible de s’« éclater » dans des projets ambitieux sans éprouver la nécessité de recourir à des béquilles addictives. Il apprend à se projeter dans le temps et à prendre du recul par rapport à son vécu immédiat.

- L'expérimentation d'une vie sans addictions doit être tentée dans cet univers où la vie "au naturel" est valorisée : il est possible de vivre des fêtes de groupe où l’apéritif offert aux parents est résolument sans alcool, des soirées où le cinquième des chefs n’a pas besoin d’être arrosé pour être chaleureux, des camps où les fumeurs essayent de se passer de tabac même si c'est difficile... Si l'enfant ou le jeune découvre que la vie sans addiction est possible et plaisante, c'est tout bénéfice pour la suite.

- Le développement du caractère prôné par le scoutisme aide chacun à affirmer peu à peu ses capacités à faire des choix personnels,non dictés par les autres ou par la société. Avoir dès l'adolescence la capacité à résister aux influences et à dire non à certaines sollicitations est une aptitude importante.

- L’accompagnement éducatif dans la durée est enfin un atout essentiel : à l'adolescence, l'adoption d'un comportement addictif n'est en principe jamais définitive et conduit rarement à une dépendance complète. Le rôle des maîtrises, de l'encadrement du groupe et des amis de l'unité est ici essentiel pour aider à passer un cap et à surmonter des difficultés le plus souvent passagères.


Dans le domaine de la prévention des comportements addictifs, le scoutisme a un rôle à jouer ! tous les facteurs de protection décrits ici méritent de plus amples développements: ce sera l'objet des prochains articles.

mercredi 28 mai 2008

Drogues, conduites à risques ou addictions ?

Reprise du blog après quelques semaines d'interruption : il fallait terminer l'écriture du guide de l'assistant sanitaire, à la relecture depuis début mai...

Dans la suite de l'article précédent, quelques réflexions sur les mots "addict" et "addictions"...


Il y a 20 ans, on parlait couramment de drogues, de toxicomanies et de drogués. Un vocabulaire centré sur les produits psycho-actifs* et sur ceux qui les consomment. Bien pratique mais stigmatisant et simpliste : il y a les drogués et les autres, les noirs et les blancs...toute personne consommant l'un ou l'autre de ces produits de définissant avant tout pas sa consommation: "lui, c'est un toxico".

Puis on s’est mis à parler de « conduites à risques », ces comportements qui mettent la vie ou la santé en danger en jouant avec les limites : alcoolisation intense, vitesse excessive, consommation de substances inconnues, sports extrêmes, rapports sexuels avec des partenaires multiples, tentatives de suicides… des comportements facilement considérés comme spécifiques de la jeunesse, des adolescents. Le terme de conduites à risques est ainsi souvent devenu pour les adultes un facteur explicatif facile des comportements des jeunes, du fait de leur tendance prétendument « naturelle » à prendre des risques. Une théorie un peu réductrice...

Actuellement on parle plus volontiers d’addictions ou de conduites addictives.

D’où vient ce mot ? Il est couramment employé dans les pays anglo-saxons pour désigner la dépendance à un produit ou à un comportement. C’est en fait, un mot latin qui nous revient après un passage de l’autre côté de la Manche.
Addicere signifie littéralement « dire vers », accorder ses faveurs, choisir. Mais addictus avait un sens dérivé, très fort : il désignait une personne dans l’incapacité de payer une dette qui devenait esclave de son créancier. L’addictus était un condamné, voire un damné: le mot inclut la notion d’obligation, d’asservissement, de dette à payer en se mettant soi-même en gage.

L’addict est prisonnier d’un comportement qu’il répète indéfiniment, dans le but d’éprouver à nouveau la sensation de plaisir intense ressentie la première fois. Il n’a plus le pouvoir de changer et paye parfois au prix fort la dette engendrée par la recherche compulsive du plaisir.

Etre vraiment addict ne fait pas rire, même si le mot est devenu à la mode et est parfois mis à toutes les sauces : addiction à l’alcool, au tabac, aux produits stupéfiants, mais aussi « sans produit »: jeu pathologique, achats compulsifs, cyberdépendance, sport de compétition et même addiction au travail (le « workaholism », par analogie à l’alcoolisme).

Cette question des addictions sans produit mériterait un article à part entière car elle fait actuellement l'objet de nombreuses recherches, j'essaierai de m'y attaquer un prochain jour. Elle est en tout cas révélatrice de l'évolution des mots: on ne parle plus seulement de consommation, mais de comportement; on ne parle pas seulement d'une catégorie de personnes à part, les toxicomanes, qu'on est ou qu'on n'est pas; on ne parle pas seulement des jeunes, on reconnaît que toute la population peut être concernée.

Cette évolution sémantique pose de nombreuses questions, en voici quelques-unes :
- La description des conduites addictives comme facteur explicatif de tant de nos comportements est-elle fondée?
- Notre société est-elle passée en trente ans d'un stade où "les addicts" n'étaient qu'un groupe marginal à un stade où nous sommes tous devenus des addicts en puissance, en suivant la voie ouverte par ces modernes éclaireurs que sont les adolescents ?
- Ou sommes-nous simplement devenus plus conscients de phénomènes inhérents à la nature humaine et mal identifiés jusqu'ici?
- Quelle est "la dette" dont les modernes addicts ont à s'acquitter?
Je laisse chacun à sa réflexion...


Avant de mettre en ligne de prochains articles, retenons par commodité la définition suivante d'addiction ou de conduite addictive:
On appelle addiction ou conduite addictive la tendance à adopter un comportement qui rend dépendant. La dépendance proprement dite étant l'aboutissement du processus d'addiction.

  • Produit psycho-actif : produit actif sur le psychisme, sur le système nerveux (en le ralentissant, le stimulant ou en perturbant son fonctionnement). Le tabac, l’alcool, le cannabis, le LSD, etc.…sont des produits psycho-actifs.

mercredi 19 mars 2008

Elixir de printemps.

Elixir2008.png Demain, c'est le printemps ! le moment de reprendre la publication des écrits concernant l'assistant sanitaire, en passant par la Lorraine : je voudrais saluer l'initiative Elixir de Printemps 2008, présentée ainsi dans le communiqué de presse officiel :

Pour la cinquième année consécutive, l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et en Addictologie (A.N.P.A.A.) propose de fêter l’arrivée du Printemps en Lorraine le jeudi 20 mars 2008 autour d’un verre… sans alcool !

L’Opération 'Elixir de Printemps' vise à valoriser les boissons sans alcool dans un contexte festif et convivial et s’appuie sur un réseau de partenaires et des actions de proximité.

Un cocktail sans alcool, l’Elixir de Printemps, sera proposé à la dégustation dans les différents lieux animés par les partenaires de l’opération en Lorraine.

Sa recette ? 1/3 de nectar de poires, 1/3 de jus de pommes, 1/3 d’eau gazeuse et 1 trait de sirop de mirabelles.

Grâce à la participation de partenaires oeuvrant dans des domaines variés, le public visé par l’opération 2008 sera lui aussi diversifié, salariés, résidents de foyers, habitants de quartier, jeunes, étudiants, professionnels mais aussi le grand public.

La dégustation du cocktail aura lieu dans différents contextes, bal musette, selfs, soirée dansante, apéritifs, portes ouvertes, etc.

Des événements scouts sans alcool, çà vous brancherait ?

samedi 5 janvier 2008

Scoutisme et loi anti-tabac .

Un décret du 16 novembre 2006 a établi l'interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif. Vous en trouverez le texte officiel en annexe.

La dernière tolérance vient de tomber : à partir du 2 janvier, le tabac est définitivement banni des "lieux de convivialité": cafés, hôtels, restaurants, casinos, cercles de jeux et discothèques, hormis dans quelques espaces clos, équipés de dispositifs de ventilation puissants et dans lesquels aucune prestation ne peut être délivrée.

Le site tabac.gouv.fr donne tous les détails nécessaires sur l'application de ce texte.


En quoi cette nouvelle réglementation nous concerne-t-elle?

- Elle introduit une interdiction de fumer "dans les espaces non couverts des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l’accueil, à la formation ou à l’hébergement des mineurs."

Les locaux scouts, ainsi que les camps, sont clairement concernés. Et cette interdiction concerne aussi bien les jeunes que les adultes.

L'usage de tabac à l'occasion des rassemblements à venir devra faire l'objet d'une réflexion approfondie.Les espaces fumeurs réservés aux adultes lors du jamboree bleu 2006 tomberaient à présent sous le coup de la loi...

- Plus globalement, elle va toucher les chefs et les cadres fumeurs de nos mouvements : plus moyen de fumer dans les lieux publics, ni dans les bars,cafés,restaurants, discothèque...

Elle crée une bonne raison de plus à s'arrêter de fumer: le respect de la loi.

On connait le potentiel addictif de la nicotine, et la difficulté majeure qu'il y a à s'arrêter après 10, 20 ou 30 ans de tabagisme régulier... Cette nouvelle réglementation devrait inciter les jeunes chefs et cheftaines de nos mouvements scouts et guides à se poser des questions et à passer à l'acte, à cesser de fumer.

A 20-25 ans les raisons qui poussaient à fumer à 14 ans ne sont souvent plus là, et la dépendance est encore récente.

Just do it !


Pour aller plus loin, lisez-donc les débats de LaToile Scoute:

-"Comment gérer la clope en camp?" lancé en 2007, un débat contradictoire, fort intéressant...
-"La nouvelle loi anti-tabac...et autres" lancé début 2008.

jeudi 31 mai 2007

Pas de fumée : même dans les activités scoutes ?

Non fumeur L'utilisation du tabac, qui fait plus de cinq millions de morts par an, est une des principales causes de mortalité évitable.

Ce 31 mai 2007 est la journée mondiale de lutte contre le tabagisme. Le thème retenu cette année est "pas de fumée à l'intérieur." Un thème d'actualité en France avec les interdictions récentes de fumer dans les lieux publics.

Une loi qui s'applique notamment aux établissements scolaires...mais aussi aux locaux scouts. Et pourquoi pas aux activités scoutes?

Lire la suite...

vendredi 11 mai 2007

Drogues et dépendance.

Livre MILDTUn nouveau site sur les addictions, drogues-dépendance.fr, vient d'ouvrir, à l'initiative de l'INPES (Institut National de Promotion et d'Education pour la Santé) et de la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et Toxicomanies),


Ce site est en fait la version électronique du livre "drogues et dépendance" diffusé depuis l'annnée dernière par la MILDT (un million et demi d'exemplaires), pour succéder à " Savoir plus, risquer moins" (cinq millions d'exemplaires depuis 1999).

Lire la suite...