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vendredi 15 février 2008

Les trousses de premiers soins d'équipe.

Il y a dans chaque maîtrise un chef ou une cheftaine qui s'intéresse d'un peu plus près que les autres aux questions de santé: c'est "l'assistant sanitaire".

C'est aussi une bonne idée de proposer à un scout ou à une guide de chaque équipe de prendre un rôle actif dans ce domaine. A l'assistant sanitaire de lui proposer des choses intéressantes à faire. L'enquête "Tous en forme" faite en 2006 auprès des assistants sanitaires présents au Jamboree avait bien montré que l'imagination pouvait être au rendez-vous.

Ce rôle comporte comme pour l'assistant sanitaire une mission de soins, à prendre au sens figuré (être attentif aux autres, responsable face aux prises de risques...) comme au sens propre : le correspondant santé de l'équipe peut très bien avoir en main de quoi faire quelques soins.
Et à mon avis, même avec les plus jeunes: le PSC1 (formation qui vient de remplacer l'AFPS) va jusqu'à proposer aux enfants à partir de 10 ans l'apprentissage de gestes de secourisme complexes, comme le massage cardiaque ou l'utilisation d'un défibrillateur...n'ayons pas peur de les initier à la prise en charge d'une plaie!

Pour faire bonne mesure, mettons entre leurs mains le matériel adéquat: une trousse de premiers soins adaptée et un mini-registre de soins, pour permettre à l'assistant sanitaire de superviser les soins pratiqués.

A partir de la tranche d'âge 12-14 ans , l'intérêt de cette proposition prendra tout son sens avec les premières activités de l'équipe en autonomie.


Proposition d'une trousse de premiers soins d’équipe :

Paire de ciseaux
Pince à échardes
Des compresses antiseptiques
Quelques pansements adhésifs prédécoupés
Quelques compresses stériles (en sachet individuel)
Quelques flacons unidoses de chlorhexidine aqueuse
Un rouleau de sparadrap
Une ou deux bandes.
Pommade contre les piqures d’insectes
Crème à la sulfadiazine (brûlures)
Quelques pansements seconde peau (ampoules).
Du paracétamol en dosage adapté à l'âge (douleurs et fièvre)

Un petit sac en plastique pour pansements usagés.
Carnet pour noter les soins, ou copie de la page "soins d'équipe" du registre de soins.
Le tout dans une petite trousse modèle trousse de toilette.

vendredi 8 février 2008

Désinfectants, pommades et petites gélules...

Quels produits utiliser en accueil de scoutisme?

Il a bien fallu faire un choix.
Voici donc les six produits qui me semblent pouvoir être recommandés sans arrière-pensée (j'ai indiqué en premier le nom de la molécule, pas le nom commercial):

* La chlorhexidine : c'est un produit antiseptique efficace, d'application indolore sur les plaies quand il est en solution aqueuse, et peu réputé pour donner des allergies. Il ne tache pas, et il existe sous de multiples formes. Quitte à choisir, autant retenir celui-ci. Quelques formes possibles :

- Le Plurexid® ou le septivon®, en flacon de 250 ml de préférence (une fois ouvert, il ne faut pas les garder trop longtemps).
- Le Merfène®, chlorhexidine aqueuse en conditionnement unidose, bien pratique pour les trousses d'équipes.
- Le Cytéal®, chlorhexidine en solution moussante, ou l'Eludril®, chlorhexidine pour bains de bouche, peuvent également être utilisés.

* La sulfadiazine : pommade à utiliser sur les plaies infectées,ampoules,brûlures, dermabrasions après une chute... sous forme de Flammazine® ou Sicazine®. Pommade largement utilisée dans les centres de brûlés, elle entraîne rarement des problèmes allergiques. Comme elle contient un antiseptique, elle est préférable à des produits comme la Biafine.®

* L'hydrocortisone en crème : dérivé de la cortisone d'activité faible, elle peut être recommandée sous forme d' Onctose-hydrocortisone®, crème bien efficace sur les piqûres d'insectes (moustiques, guêpes...) d'autant plus qu'elle y est associée à de la lidocaïne, qui calme la douleur. On peut aussi conseiller Apaisyl®, Eurax®...

* Le paracétamol: Doliprane®ou Dafalgan®ou Efferalgan® ou...en dosage à 500 mg. A utiliser pour la fièvre et les douleurs ordinaires. Les allergies sont rares et les risques de surdosage faibles. C'est un produit sans doute présent dans 90% des pharmacies familiales, en principe sans danger si l'on respecte les doses recommandées.

* Le lactobacille : médicament à utiliser en cas de diarrhées (Lactéol®). Rien ne vaut la réhydratation et le Lacteol® permet surtout d'accompagner l'amélioration des gastro-entérites banales en 24-48 heures... si les diarrhées sont très abondantes (plus de 4 en 24 heures) ou très violentes, mieux vaut consulter. Et de même si les symptômes persistent au-delà de deux jours...

* Le phloroglucinol : en comprimés à sucer (phloroglucinol®ou spassirex®), ou en lyoc à sucer ou diluer dans un verre d'eau (spasfon®). Utile pour les douleurs d'origine digestive ou gynécologique. Très largement utilisé notamment chez la femme enceinte, et d'une efficacité relative: il ne risque pas de masquer un problème grave.

D'autres produits peuvent se discuter, à cause de leur efficacité modérée ou de leurs dangers éventuels:

* L'arnica : produit d'homéopathie qu'on peut conseiller sous forme de gel refrigérant (Arnicadol®) pour les petits traumatismes (sans plaie) : à préférer malgré le prix aux pommades (Arnica®) ou aux crèmes (arnican®) qui risquent en cas d'ecchymose ou d'entorse d'aggraver le traumatisme car on est tenté de masser.Le seul intérêt de ces pommades est de les avoir dans une optique "occupationnelle"...On veillera dans ce cas à juste faire pénétrer, et on l'utilisera plutôt pour les douleurs musculaires au retour d'explo par exemple. Le Dolal® et l'Hémoclar® sont des alternatives, à utiliser de la même manière (mais pas les anti-inflammatoires locaux , interdits avant 15 ans)

* La cétirizine : produit anti-histaminique utilisable en cas de réaction allergique ou de réaction cutanée (rougeur, urticaire, démangeaisons après piqure d'insecte) sous forme d'un comprimé de Zyrtecset® (seul produit de cette catégorie vendu sans ordonnance, utilisable seulement à partir de 12 ans). Produit peu dangereux mais qui peut parfois entraîner une légère somnolence.

* La métopimazine : Vogalib®, le seul anti-nauséeux accessible sans ordonnance...mais au deuxième jour de vomissements un avis médical est impératif, et il peut y avoir, de manière exceptionnelle, des complications à type de contractures (torticolis,mâchoire notamment...)

* L'ibuprofène : Nureflex®, Nurofen®, Advil®...médicament antidouleur bien plus efficace que le paracétamol sur les douleurs d'origine traumatique (contusions, tendinites, entorses...), les maux de tête et les douleurs gynécologiques (règles douloureuses...)
Le problème est qu'il y a un risque, rare mais grave, et même à dose normale, de voir survenir une insuffisance rénale aigue. Ce qui nous incite à être prudents...
Il ne faut notamment jamais le donner à un jeune un peu déshydraté ou fatigué (par exemple en retour d'explo, en période de forte chaleur...) car le risque est alors augmenté.
L'ibuprofène est disponible en vente libre en comprimés de 200 mg.

mercredi 30 janvier 2008

Trousses de premiers soins en accueil de scoutisme

Trousse à pharmacie, pharmacie type, trousse d'infirmerie...les dénominations sont nombreuses pour désigner la trousse à outils indispensable à tout assistant sanitaire qui se respecte, quelle que soit son obédience, d'accueil de scoutisme ou d'ailleurs !

Dans cette "trousse à outils", il n'y a pas que des médicaments. Nous avons donc fait le choix de l'appellation officielle, celle de l'arrêté de 2003 sur le suivi sanitaire: "trousse de premiers soins".

C'est la plus simple, et elle dit bien l'essentiel: c'est une "trousse", elle doit être aisément transportable. Et elle doit permettre d'assurer "les premiers soins".

Laurence Bardy, dans sa thèse sur le recours aux soins en camp de scoutisme, retient deux principes de base pour la composition de cette trousse :

L'assistant sanitaire doit bien connaître la composition de sa trousse, qui doit être la plus simple possible.
Il doit savoir utiliser correctement (quand et comme il faut) tout ce qu'elle contient.

Les débats que nous avons eu depuis avec différents médecins impliqués dans le scoutisme à des titres divers m'ont amené à préciser les principes de base d'une trousse de premiers soins :

- Une trousse de premiers soins a pour but d’assurer quelques soins de base et de gérer les petits bobos de la vie quotidienne.
- La trousse de premiers soins est de même nature qu’une pharmacie familiale : rien que des médicaments vendus sans ordonnance, utilisables sans contre-indication majeure dans le cadre défini par le guide de l’assistant sanitaire.
- La trousse de premiers soins doit être facilement transportable. Elle peut être nécessaire aussi bien pour les réunions que pour les week-ends et le camp.
- Les médicaments doivent obligatoirement être conservés dans un contenant fermé à clef : quel que soit l’âge des jeunes accueillis, il y a toujours un risque de consommation accidentelle ou volontaire.
- La trousse de premiers soins est sous la responsabilité de l’assistant sanitaire. Il la constitue, en connaît la composition. Il sait utiliser correctement (quand et comme il le faut) tout ce qu’elle contient, en référence au guide de l’assistant sanitaire. Il vérifie régulièrement les dates de péremption (au moins deux fois par an, en début d’année et avant le camp, et avant toute utilisation d’un produit).

De plus:
- L'assistant sanitaire doit superviser lui-même la prise des médicaments spécifiques prescrits à l’un des jeunes : les modalités de prise définies dans l’ordonnance doivent être scrupuleusement reportées dans le registre de soins.
- Dans un but éducatif, l'assistant sanitaire peut confier au responsable santé de chaque équipe de jeunes une trousse de premiers soins d'équipe, après formation préalable.


Pour mémoire: L'arrêté du 20 février 2003 encadre bien ces pratiques :

Le suivi sanitaire consiste notamment à :

- identifier les mineurs qui doivent suivre un traitement médical pendant l'accueil et s'assurer de la prise des médicaments ;
- s'assurer que les médicaments sont conservés dans un contenant fermé à clef sauf lorsque la nature du traitement impose que le médicament soit en permanence à la disposition de l'enfant ;
- tenir le registre dans lequel sont précisés les soins donnés aux mineurs, et notamment les traitements médicamenteux ;
- tenir à jour les trousses de premiers soins. »

samedi 19 janvier 2008

Sport, scoutisme et certificats médicaux.

Le scoutisme n'est pas un sport...même si l'activité physique y est largement pratiquée et encouragée !

Deux remarques à ce sujet :

- Lorsque j'avais soutenu ma thèse il y a une vingtaine d'années, les préadolescents interrogés, scouts ou non scouts, rangeaient souvent le scoutisme dans la catégorie "activité physique et sportive". Ce qui au fond n'est pas une mauvaise définition pour une activité qui se définit comme un jeu...

- Dans ma pratique médicale actuelle, je constate en septembre une épidémie de demandes de certificats préalables à la pratique du sport, qui me laisse un peu rêveur: les contre-indications à une pratique récréative, voire compétitive modérée, sont extrêmement rares...il vaudrait mieux expliquer les contre-indications à rester sédentaire, beaucoup plus nombreuses !

En tout cas, nul besoin de certificat médical pour faire du scoutisme. Sauf en cas de pratique d'activités dites "à risques". D'après l'arrêté du 20 février 2003,

L'admission d'un mineur...est conditionnée à la fourniture préalable... d'un certificat médical de non-contre-indication lorsqu'une ou plusieurs activités physiques mentionnées à l'article 13 du décret du 3 mai 2002 susvisé sont proposées dans le cadre de l'accueil.

La liste de ces activités dites "à risques" a évolué depuis 2002. Vous la trouverez, avec le détail des exigences demandées pour chacune d'entre elle, dans le document : "réglementation et sécurité des activités.". Ce document est fort bien fait et il est remis à jour chaque année, je ne le réécrirai pas ici...


Si l'un des jeunes n'est pas à jour de ses vaccinations obligatoires, vous devez exiger un certificat médical de contre-indication à la vaccination... un bon moyen de provoquer la remise à jour des vaccins ! et si les parents sont incapables de fournir ce certificat, méfiance : on peut suspecter un non suivi médical de l'enfant depuis longtemps, voire un enrôlement dans une secte (certaines sectes refusent la vaccination).

Sinon, pour les maîtrises, la fourniture d'un certificat médical mentionnant que les vaccinations sont bien à jour reste toujours exigée.

mardi 15 janvier 2008

Le registre de soins.

L'assistant sanitaire, au-delà de la bonne utilisation des renseignements fournis sur la fiche sanitaire de liaison, doit :

- tenir le registre dans lequel sont précisés les soins donnés aux mineurs, et notamment les traitements médicamenteux . (arrêté du 20 février 2003)

Nous avons donc décidé d'éditer un "registre de soins" pour les Scouts et Guides de France, et plus largement pour toutes les unités du scoutisme français. Ce registre de soins remplace les cahiers d'infirmerie édités précédemment.

Il couvre tous les soins dispensés pendant les camps d'été, mais aussi pendant toute l'année scoute à partir du mois de septembre: un "accueil de scoutisme", c'est toute l'année.

Il est d'ores et déjà disponible à la Boutique des Scouts et Guides de France, référence 101409, au prix de 4.50 euros.


Ce registre des soins comporte trois parties :

- La liste des participants à l'accueil de scoutisme: enfants et membres de l'encadrement. Sont mentionnés les coordonnées de chaque personne et aussi des personnes à joindre en cas d'urgence. Il est possible d'y reporter les renseignements figurant sur la fiche sanitaire de liaison.

- Les traitements prescrits et les recommandations: deux pages pour noter dans le détail les éventuels médicaments ou recommandations particulières, avec possibilité de les ventiler en fonction de l'horaire : bien utile notamment en camp pour ne pas faire d'erreur.

- Le registre des soins au quotidien: six pages numérotées pour noter au jour le jour le motif de chaque soin, la nature du soin pratiqué et le nom de l'intervenant, obligatoire. Ce registre de soins doit pouvoir être présenté en cas d'inspection notamment, et il sera demandé en cas de problème... En tout 96 soins sont possibles, ce qui devrait suffire.


En dernière page, un spécimen de registre de soins d'équipe,à photocopier et à remettre au responsable sanitaire de chaque équipe pionnier-caravelle ou scout-guide: un petit outil supplémentaire pour inciter chaque assistant sanitaire à associer les jeunes eux-mêmes à la prise en charge des soins quotidiens... au camp bien sûr, mais pourquoi pas tout au long de l'année?

mardi 25 décembre 2007

Petite histoire ordinaire d'un assistant sanitaire quelconque (fin)

Les nouvelles bonnes résolutions étaient claires:

- Dès maintenant, l'unité doit se fixer des vraies règles de vie collectives et s'y tenir: on peut s'amuser, mais pas chahuter de manière dangereuse.
- Dans chaque équipe, un responsable santé sera désigné: ce sera le correspondant de Lambda, qui se chargera de leur donner une petite formation.
- La préparation du camp doit intégrer une préparation aux risques d'un camp sur l'eau (savoir nager, avoir testé les radeaux etc...) et chacun doit être préparé à la vie de camp en général. Un minicamp de trois jours est programmé à la fin des vacances de Pâques.

La résolution 1 dépendait beaucoup du chef d'unité (de tous les chefs, en fait). Du coup, tous se sont serrés les coudes pour que çà fonctionne, et le message a été bien ralayé auprès des chefs d'équipe.

La résolution 2 s'est mise en place sans difficulté dans 3 équipes sur 4, d'autant plus facilement qu'il y avait déjà des soigneurs. Mais dans la dernière équipe, une équipe de garçons avec plusieurs nouveaux du genre actif pour ne pas dire agité, çà a été autre chose...personne n'avait pris de rôle en rapport avec la santé: "nous on est tous en pleine forme, pas besoin de çà." Finalement Lambda a su trouver les mots pour convaincre Gustave d'être son référent : " c'est vrai que tu as choisi le rôle d'explorateur, et que c'est toi qui a fait tomber Ulysse la dernière fois... mais justement, si toi tu changes, les autres changeront... au foot, regarde l'entraîneur, c'est lui qui vous motive, qui vous aide à réussir tous ensemble, comme une équipe: c'est çà que j'attends de toi, motiver l'équipe pour que toute l'énergie que vous avez en vous aille dans le bon sens."

La résolution 3 fut l'affaire de tous : le minicamp de Pâques permit à tous de redécouvrir les joies du montage de tente et le maniement des outils, et la mini explo d'une journée en autonomie fit découvrir à chaque équipe les progrès qu'il leur restait à faire avant le camp d'été... Il y eut une sortie piscine avec un test sur 50 mètres et plein de jeux aussi, histoire de joindre l'agréable à l'utile. Et le dernier week-end de juin fut l'occasion de tester grandeur nature le premier prototype de radeau .

Lambda passa un après midi avec ses correspondants santé à leur expliquer la bobologie avec l'aide de deux parents, l'une infirmière, l'autre médecin. Ils définirent ensemble les tranches horaires de fonctionnement de l'infirmerie pendant le camp, et à leur grande surprise il leur expliqua qu'il comptait bien sur eux pour assurer les soins à ses côtés "à tour de rôle, bien sûr". Ils se mirent d'accord sur le contenu d'une trousse de soins pour les explos...

Jamais jusque là on n'avait aussi bien préparé un camp, et Lambda voyait l'échéance s'approcher avec confiance.

Il avait raison, car tout se passa bien. Il vécut un camp tranquille et riche en échanges avec ses quatre associés. Il consacra l'essentiel de son temps à l'animation du camp, sans être plombé par les urgences ou la bobologie, il n'y eut pas d'accident grave et pas de gros conflits. L'anticipation lui avait pris beaucoup de temps mais le jeu en valait la chandelle...

vendredi 17 août 2007

Tous en forme au camp: associer les scouts. (5)

C'est une méthode pédagogique reconnue... notamment par les spécialistes de l'éducation à la santé, notamment dans les milieux anglo-saxons. Mais pas seulement.

C'est une méthode utilisée dans le scoutisme depuis les origines, notamment à travers le système des patrouilles. Chez les Scouts et Guides de France on l'utilise souvent un peu comme M. Jourdain faisait de la prose, sans y penser. Si on y pensait plus souvent il est possible qu'on enrichirait assez facilement la pratique quotidienne du scoutisme.

C'est de la méthode dite d' "éducation par les pairs" que je veux parler. Dans l'enquête "Tous en forme" dont je vous parle aujourd'hui pour la cinquième et dernière fois, j'ai bien entendu cherché à voir comment elle s'appliquait.

100 assistants sanitaires sur 112 (89 % soit la presque totalité) avaient pendant le camp parmi les jeunes au moins un correspondant santé sur qui s’appuyer. Ces scouts ou ces guides qui ont accepté de prendre pour la durée du camp un rôle en rapport avec la santé sont au total 424 pour 112 unités enquêtées; ce qui représente 3.8 jeunes par une unité ( en gros un par équipe, parfois plus).

Les rôles pris sont variables : 259 (61 %) sont des soigneurs, 128 (30%) des entraîneurs, 34 (8%) des infirmières, 3 (1%) des physiologistes. La polarité en direction des soins ( soigneur ou infirmière) est nettement plus répandue que la polarité prévention-entraînement : 293 (69%) contre 131(31%). Ainsi, dans les rôles pris par les jeunes, la fonction de soins est choisie dans quatre unités sur cinq. Mais il faut noter que la majorité des unités (67 sur 112 soit 60%) compte les deux types de correspondants santé, ce qui offre à l'assistant sanitaire désireux d'associer les jeunes à la prise en charge de la santé des perspectives intéressantes.

A quoi les jeunes sont-ils associés? tous sont impliqués dans le bon fonctionnement de l'explo, ce qui est logique: c'est le moment privilégié où s'exerce l'autonomie de l'équipe, même dans les unités où le système des patrouilles est peu utilisé. Très peu sont associés à la prise en charge des urgences : trop sérieux et trop grave pour être confié à des enfants ?

Les domaines reconnus comme posant le plus de problèmes aux maîtrises (la gestion des rythmes et des règles de vie, l’adaptation aux conditions météo et les relations entre scouts) sont aussi ceux où les jeunes ont le moins de responsabilités (ils sont associés une fois sur quatre seulement à la prise encharge de ces questions...) Faut-il y voir une relation de cause à effet ?

Il apparaît en tout cas clairement que les deux types de rôle (entraîneur et soigneur-infirmière) ont réellement un profil très différent : l'entraîneur est très présent du côté développement actif de la santé (activité physique et jeux bien sûr, mais aussi règles et rythmes de vie, météo et relations), alors que le soigneur et l’infirmière sont plus dans un rôle de préservation, de soins et d’attention au corps…

Que faut-il en conclure ? à mon avis, trois choses :

- L'attribution de rôles dévolus à la santé est une pratique culturelle largement ancrée dans les pratiques des unités 11-14 ans Scouts et Guides de France, au moins au moment des camps.

- Les jeunes sont assez facilement associés à la gestion des soins, un peu moins au "développement actif de la santé".

- Il existe une marge de progression certaine dans la responsabilisation des jeunes en matière de santé, pendant les camps et pendant l'année. Cet aspect-là ne doit pas être l'oublié des rénovations pédagogiques en cours(dans ce domaine ou dans d'autres).

Les conclusions de cette enquête sur les 11-15 ans ne sont sans doute pas absolument superposables à toutes les tranches d'âge et la responsabilisation des jeunes se fera sans doute différemment avec des 8-11 ans ou des 14-17 ans... mais les priorités peuvent probablement être les mêmes.

N'hésitez pas à ouvrir le fichier ci-joint pour visualiser tous les détails.

mardi 7 août 2007

Tous en forme en camp: propositions (4)

Les assistants sanitaires qui ont répondu à l'enquête Tous en forme (cf billets précédents) ont mis en oeuvre quelques bonnes idées pour améliorer la santé en camp : 88 % des assistants sanitaires pensent que leur action a été réellement utile dans ce domaine.

Le scoutisme est bon pour la santé, qu'on se le dise !

C'est à travers la vie du camp au quotidien que se font les apprentissages les plus essentiels: l’hygiène corporelle (mentionnée 43 fois), l’hygiène en général (18 fois), l'alimentation (29 fois)... et aussi l’activité physique, les jeux, l’explo... vivre en pleine nature 24 heures sur 24 est la première source d'expériences utiles. La question du sommeil et des rythmes de vie, la protection contre le soleil ou la chaleur sont moins mis en avant, mais on a vu précédemment que ces deux questions posaient difficulté...

Certains assistants sanitaires mettent en place des actions plus spécifiques dans le domaine des soins: initiation à la prise en charge des soins quotidiens (21 fois), formation aux premiers secours ou à la prise en charge des urgences (14 fois).

Echantillon non exhaustif d'idées à mettre en oeuvre :

- Réalisation d’une charte sanitaire.

- Jeu sur la santé.
- Leur répéter régulièrement les règles de base d’une bonne hygiène de vie.
- Tenter de sensibiliser les scouts à la nécessité de nettoyer le corps, les cheveux, les plaies,les dents…on fait toujours la vaisselle de nos gamelles, il faut faire la même chose pour nous.
- Les encadrer au cours des temps de toilette et leur rappeler les règles de l’hygiène de vie : brossage des dents, se laver les mains avant les repas.

- Expliquer les gestes quotidiens à respecter afin d’éviter tout risque.
- Veiller à la sécurité pendant les installations et pendant les jeux.

- Fabriquer une douche chauffée pour les inciter à se laver.
- Un temps pour les douches,un temps pour les dents.
- Un référent brossage de dents et douches, rappel de l’hygiène.
- « Top brosse à dents » : tous les scouts se brossent les dents en même temps au même endroit avec les chefs.
- Les scouts se sont brossés les dents trois fois par jour.
- Insister sur le lavage des mains, surtout pour les repas (pousse-mousse à disposition)

- Des feuillées bien entretenues.
- Inciter les scouts à faire une lessive.
- Faire du tri sélectif.
- Aventure recyclage et environnement, avec un trivial poursuite sur les dégradations existantes, les conséquences pour la nature et l’homme.

- Préparer des repas équilibrés avec les trappeurs.
- Cinq fruits et légumes par jour. - Pendant les repas, discussions sur la nutrition.
- On leur donnait chaque jour le menu incomplet, c’était à eux de trouver une solution pour que le menu soit équilibré.
- Prévenir les gastros : on lave et relave les mains…

- Formation des soigneurs aux premiers secours.
- Les plus âgés ont pour certains suivi des formations AFPS avec la Croix rouge.
- Sensibiliser à la fonction du matériel présent dans la trousse infirmerie.
- Sensibiliser chacun à la connaissance des soins de base : coupures, malaise en explo, besoin de s’hydrater, sucre si hypoglycémie…et bien sûr numéros d’urgence, qui et comment appeler.
- Expliquer les soins.
- Un jour sur deux, une guide vient aider aux temps d’infirmerie.
- Donner la possibilité aux soigneurs de gérer les petits bobos du camp.
- Apprendre la technique de retrait des tiques, utilisation de la pince à tiques.

- Leur conseiller de s’hydrater, de porter casquette afin d’éviter les insolations, de mettre des lunettes de soleil. Essayer d’équilibrer les repas en fonction du temps.
- Adapter l’activité aux conditions météo.

- Les faire bouger !
- Beaucoup de jeux.
- Activité physique et entraînement.
- Tenir compte des différences physiques de chacun.

- Préparer l’explo avec les soigneurs de chaque équipe.
- Adapter les rythmes de l’explo : distance, nombre d’heures de marche…
- Avant l’explo, formation hygiène et sécurité du soigneur et de la patrouille.
- Initiation aux gestes de premiers secours avant l’explo.
- Lors de la préparation de l’explo, information sur les premiers secours,les règles de sécurité sur la voie publique et la prise en charge de leur hygiène corporelle...
- Constitution d’un carnet d’explication des soins pour l’explo.

- Faire passer des messages à travers les rôles (méfaits de la cigarette…)
- Voie secouriste préparée par les guides.
- Nous avons essayé d’informer les responsables « intendance » des équipes sur l’équilibre des repas.
- Une soigneuse a proposé et préparé spontanément un jeu sur les règles d’hygiène en camp, dans le but de questionner les autres scouts et de réaliser pour chacun un cahier récapitulatif.

- Faire un bilan santé à la fin du camp.

L'enjeu de l'initiation à une bonne santé en camp va bien au-delà du camp proprement dit. Je laisse le dernier mot à l'un des assistants sanitaires qui ont répondu à l'enquête:

"Le respect des règles élémentaires d’hygiène, telles que le brossage des dents trois fois par jour et le lavage des mains avant de préparer le repas et de manger me parait finalement, au vu des remarques des scouts, le point le plus important.
Ils semblent en effet ne pas en avoir l’habitude."

jeudi 5 juillet 2007

Tous en forme en camp: attentes (3)

Dans l'enquête faite auprès des assistants sanitaires des camps 11-14 ans l'an passé, un certain nombre de difficultés ont été exprimées (cf ce billet-ci)

Une question leur demandait quelles étaient leurs attentes en matière de formation, et ils ne se sont pas privés de s'exprimer de manière plus précise et plus spontanée à la fin de l'enquête.

Petit florilège des attentes de formation:

* 72 assistants sanitaires (64 % des réponses) ont exprimé le souhait d'être mieux formés: 45% dans le domaine des soins, 40 % dans le domaine de la prévention ou du savoir être (hygiène, prévention, environnement, attitude éducative…).
Autrement dit, 25% du total des assistants sanitaires interrogés(un sur 4) ont exprimé une attente dans le domaine de la prévention ou du savoir être. Ce n'est pas rien...

* Le seul domaine où il y a peu de demandes précises en matière de prévention est la gestion des rythmes de vie, ce qui est un peu surprenant au vu des difficultés rencontrées dans ce domaine...

* L’insuffisance de l'AFPS pour former les assistants sanitaires est plusieurs fois soulignée : "Compléter l’AFPS" ; " Approfondir au niveau des premiers secours car l’AFPS ne suffit pas ", " L’AFPS ne nous sert qu’en cas d’accident grave, nous n’y avons pas appris les petits soucis courants."
Une remise à niveau serait nécessaire, et surtout la maîtrise des premiers secours, pour être vraiment efficace, devrait être une capacité partagée: "L’AFPS pour tous !"

* Le souhait d'être mieux formé dans le domaine de la délivrance des médicaments et des limites du rôle de l'assistant sanitaire (quand doit-il passer le relais?) revient fréquemment.
Une formation à l'évaluation de la gravité des pathologies et à la spécificité des soins quotidiens dans le cadre du scoutisme est également souhaitée. Notamment les tiques, les insectes,les petites blessures...

* Etre mieux formé à l'écoute et au soutien psychologique, à résoudre les conflits, à gérer "les cas difficiles"...

* Quelques demandes de formation concernent l'objectif de mieux associer les jeunes à la prise en charge des questions de santé.

L'expression libre des assistants sanitaires précise et complète cette liste. Ceux qui veulent approfondir peuvent ouvrir la pièce jointe...

mardi 3 juillet 2007

Tous en forme en camp: difficultés... (2)

Suite de la publication des résultats de l'enquête "Tous en forme", commencée hier.

Les difficultés rencontrées par les assistants sanitaires en camp ont été explorées par une question fermée : « Au cours du camp, quels ont été les domaines les plus faciles à gérer ? » (12 domaines à classer) et par une question ouverte : « Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer pour toi et pour la maîtrise pendant le camp » ?

Voici dans l'ordre des moyennes ce que les assistants sanitaires ont trouvé le plus facile à gérer :

1. La consommation de tabac-alcool… 3.1 (344)

2. Les petits soins 4.3 (484)

3. L’activité physique et les jeux 5.2 (585)
4. Les urgences 5.5 (617)
5. Les installations 5.6 (624)
6. L’hygiène corporelle 5.7 (635)
L'e

7. Le respect des règles de vie 6.2 (691)
8. Les repas 6.4 (718)
9. L’explo 6.8 (765)

10. Les relations entre les personnes 7.1 (795)
11. La météo (pluie, chaleur…) 7.1 (799)
12. Les rythmes de vie 7.3 (814)

Quelques commentaires:

  • Chez les 11-14 ans, la consommation de tabac, alcool et autres drogues pose rarement problème...sauf quand elle survient ! la disparité des réponses est en fait très grande : en général aucun problème, soit gros problème. Il n'est pas sûr que les maîtrises des 11-14 ans soient bien préparées à gérer ces questions.
  • Pas de gros souci apparemment pour gérer petits soins et urgences : celles-ci sont rares, ce qui confirme les résultats de la thèse de Laurence Bardy, et l'AFPS aide sans doute à les gérer correctement. Et pour les petits soins, çà se fait...même si c'est une activité souvent "dévoreuse de temps". Dans ce domaine les difficultés le plus souvent mentionnées concernent le problème des tiques, sans doute réellement émergent, et la délivrance des médicaments, pour laquelle les assistants sanitaires ne se sentent pas à l'aise.
  • Les installations, les jeux et l'activité physique tiennent une place importante dans les camps 11-14 ans et se passent plutôt bien. Les questions d'hygiène corporelle sont à cet âge-là plus difficiles à gérer mais les chefs semblent bien sensibilisés à la question. L'explo pose plus de difficultés : c'est une activité à risques mais aussi une activité phare de la tranche d'âge, ce n'est donc pas surprenant...
  • La gestion de la vie collective au quotidien pose davantage de problèmes : le respect des règles de vie et l'organisation des repas sont presque aussi difficiles à mettre en oeuvre que les explos. Les relations entre les personnes et surtout l'organisation du temps sont encore plus problématiques. Peut-être que les conditions caniculaires de juillet 2006 ont rendu plus difficile la vie de camp et accentué cette impression de difficulté pour les maîtrises à organiser leur camp...beaucoup l'ont souligné, mais cette explication ne suffit sans doute pas...

Dans le domaine de la santé, ce sont en premier lieu l'organisation collective et la gestion des rythmes de vie qui posent problème aux assistants sanitaires et aux maîtrises.

En pièce jointe, vous pourrez lire dans le détail les résultats chiffrés de l'enquête et les réponses aux questions ouvertes...

lundi 2 juillet 2007

Tous en forme en camp: l'enquête (1)

Pas de billet en juin... j'étais trop occupé à participer aux animations locales de mon groupe scout pour le centenaire du scoutisme. Un agréable et chaleureux moment , comme vous pouvez en juger sur le blog qui lui est associé, Vienne-scoutblog !
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Au lendemain du "festival du scoutisme", la préparation des camps va être dans tous les esprits. J'en profite pour vous faire partager les résultats d'une enquête menée l'an passé auprès de 112 camps d'unités 11-14 ans, en prélude au Jamboree. Je l'avais appelée "tous en forme".

Elle était destinée aux assistants sanitaires, et concernait essentiellement la prévention et l'éducation. Il s'agissait d'être complémentaire avec la thèse de Laurence Bardy consacrée à la thématique du recours aux soins (cf les billets que j'y ai consacré, à partir de celui-ci).
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Ci-dessous, une synthèse des principaux résultats.
Vous les trouverez de manière plus détaillée dans le document joint.
Dans les prochains jours je mettrai en lumière les résultats les plus intéressants.

But de l'enquête : recueillir des informations sur l’action des assistants sanitaires et sur l’implication des scouts en matière de santé.

Principale difficulté rencontrée : la prévention au sens large (rythmes de vie, conditions météo, organisation collective, problèmes relationnels…).

La gestion des urgences et des soins quotidiens ne pose pas de problème majeur.

La formation AFPS paraît inadaptée aux missions de l’assistant sanitaire. Mieux vaudrait généraliser l’apprentissage des premiers secours auprès des scouts, et proposer aux assistants sanitaires une formation spécifique.

Les assistants sanitaires ont besoin d’être rassurés par rapport à la délivrance des médicaments et les limites de leur rôle ne leur semblent pas toujours claires. Des protocoles de conduites à tenir face aux situations les plus courantes seraient sans doute utiles.

L’attitude à avoir face aux morsures de tiques est un sujet émergent et qui doit trouver une réponse.

La question des addictions pose rarement problème, mais quand c’est le cas, elle laisse les maîtrises assez désarmées. Des programmes préventifs auprès des 11-14 ans seraient les bienvenus.

9 assistants sanitaires sur 10 ont parmi les scouts au moins un correspondant santé.

La fonction de soins est alors omniprésente : 92 unités sur 112, soit 82%, ont au moins un soigneur ou une infirmière. Mais 54 % des unités ont également un rôle lié au « développement des capacités » (entraîneur le plus souvent).

L’« éducation par les pairs » semble une pratique largement partagée, mais insuffisamment exploitée. C’est certainement un axe éducatif à valoriser, notamment dans le domaine préventif.

mardi 10 avril 2007

Thèse sur les soins en camp scout (5) : conclusions pratiques.

Nous arrivons au terme de la présentation des travaux de Laurence Bardy : cette étude auprès de 60 camps du scoutisme français au cours de l'été 2005 qui lui a fourni matière à sa thèse de médecine en juin 2006. Un travail original, qui n'avait jamais été fait et qui devrait donner des idées à d'autres...c'est aux étudiants en médecine chefs scouts et guides que je pense ! j'y reviendrai prochainement.

Dans ce billet, deux axes : les conclusions pratiques les plus importantes à tirer de cette enquête, et une analyse des quelques réserves qui peuvent en limiter la portée.

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vendredi 6 avril 2007

Thèse sur les soins en camp scout (4) : revue de détail.

Laurence Bardy a pu faire son enquête dans 60 camps du scoutisme français (27 SGDF, 14 EEUDF,19 EEDF).
Les camps étaient quasiment tous sous tente, et la durée moyenne des camps était de 15 jours.
En tout, il y a eu 2666 soins ou demandes de soins pour 902 journées campées.
Revue de détail.

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mardi 3 avril 2007

Thèse sur les soins en camp scout (3): la trousse d'infirmerie.

Laurence Bardy,ancienne éclaireuse unioniste, a étudié pendant l'été 2005 les modalités de recours aux soins dans 60 camps du scoutisme français. Elle en a tiré une thèse de médecine. Il y a une semaine je vous ai présenté le contenu de l'enquête . Voici aujourd'hui les principaux résultats concernant la trousse d'infirmerie.

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lundi 26 mars 2007

Thèse sur les soins en camp scout (2): l'enquête.

Comme l'a dit le premier commentateur de ce blog : mettre en libre accès une thèse de médecine, c'est bien beau, mais encore faut-il la lire...

C'est vrai, çà ne se lit pas comme un roman policier. Donc à partir d'aujourd'hui, pour rendre ce texte plus accessible, syn-thèse (...de médecine, bien sûr) en plusieurs épisodes.

En premier: le contenu de l'enquête, soumise au cours de l'été 2005 à 205 unités du scoutisme français.

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lundi 19 mars 2007

Thèse sur les soins en camp scout (1) : présentation.

Laurence Bardy, ancienne éclaireuse unioniste, a soutenu en juin 2006 sa thèse de médecine sur un sujet tout à fait original : le recours aux soins dans les camps de scoutisme.

Conclusion d'une enquête menée au cours de l'été 2005 auprès de camps de plusieurs associations du scoutisme français...

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