"Dans la danse, on retrouve à la fois le cinéma, les bandes dessinées, le cent mètres olympiques, la natation, avec, en plus, la poésie, l'amour, la tendresse." Ainsi parlait Maurice Béjart, décédé en novembre dernier, de l'art auquel il avait consacré sa vie.
L'année 2007 aura vu la disparition d'un génie du mime, Marcel Marceau, et d'un génie de la danse, Maurice Béjart : deux artistes qui chacun à leur manière ont porté l'expression artistique du corps humain à une sorte de perfection...
Alors point de long discours, car " la danse n'a plus rien à raconter: elle a beaucoup à dire." Simplement la vidéo d'un de ses ballets, trouvée sur Dailymotion. Le boléro de Ravel, qui le présentait ainsi :
En 1928, sur la demande de Mme Rubinstein (Ida Rubinstein, célèbre danseuse et actrice russe), j'ai composé un boléro pour orchestre. C'est une danse d'un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l'harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le "crescendo" orchestral.
Maurice Béjart expliquait ainsi son approche de l'oeuvre :
Musique trop connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie (d'origine orientale et non espagnole) s'enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d'intensité, dévorant l'espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie.
Il a monté plusieurs fois le Boléro, avec pour le rôle central tantôt un danseur, tantôt une danseuse. J'ai choisi une version qui alterne un homme et une femme, Elisabeth Ros et Octavio Stanley. Une version "intégrale": laissez-vous aller, laissez-vous emporter par les mouvements, la musique et la danse.
C'est parti pour 15 mn de pur bonheur.
Pour aller plus loin...
- Le billet du blog sur le mime Marceau : "le silence est d'or."
- Les articles de wikipédia sur la danse et sur Béjart.
- Le hors-série de télérama sur Maurice Béjart.
- Le dossier d'archives de la TSR (Télévision Suisse romande)
- La représentation de son dernier spectacle.
Et pour les amateurs, bonus vidéo avec une autre version du Boléro, pour un homme seul, cette fois, George Donn. une version malheureusement amputée de sa partie centrale :
Après 60 années de silence, le mime Marceau s'est tu.