L'organisation du temps au camp est un art difficile...après la nuit (article d'hier), le jour. Et en pîèce jointe, la fiche pratique sur les rythmes de vie au camp.
LE LEVER
• Les horaires de lever doivent être réguliers : Sinon il y a un risque de désorganiser le rythme naturel veille-sommeil. Les grasses matinées notamment sont à éviter. Dormir une heure de plus une fois ou deux dans le camp en cas de fatigue plus importante est acceptable mais éviter d’aller au-delà. Si besoin rallonger la sieste !
• Un réveil progressif et individualisé : comme pour le coucher, prévoir 1/2heure pour le réveil de chacun est une bonne idée. Chacun se lève à son rythme : quand un jeune est réveillé, il se lève.
• Un petit déjeuner échelonné : chacun se lève et prend son petit déjeuner à son rythme…C’est la dernière phase du réveil ! il faut juste s’assurer que chacun déjeune et définir une heure limite.
• Un temps de « mise en train » sous forme de réveil musculaire peut être proposé à ceux qui le souhaitent… un moment sympa à partager, en communion avec la nature ; mais sans exercices violents !
• Le réveil doit être accompagné (comme le coucher, à graduer selon les âges).
LES REPAS
• Objectif : manger à l’heure : La mauvaise gestion des temps de repas est le meilleur moyen de décaler ses horaires… il vaut mieux raccourcir une activité que risquer un décalage fatal.
• Y consacrer le temps qu’il faut : à la préparation et au repas lui-même : le repas doit être un plaisir, un temps de pause, un temps de partage... pas un temps de 10 mn où l’on se dépêche d’avaler à toute vitesse avant de passer à autre chose ! l’air de rien, le repas est aussi un temps éducatif.
• Adapter les menus au temps disponible : par exemple pas de longue préparation si la demi-journée qui précède a un programme chargé.
L’APRES REPAS DE MIDI
En début d’après-midi, l’organisme humain est au plus bas, et le soleil au plus haut... c’est le temps des activités calmes. Un temps indispensable à tout âge : la sieste peut difficilement être obligatoire mais elle doit être encouragée pour ceux qui le souhaitent. Chacun occupe son temps calme comme il l’entend : c’est un temps à individualiser, comme le coucher et comme le lever.
LA JOURNEE TYPE
• Bien organiser la vie quotidienne: se lever, s’habiller, se laver, ranger, nettoyer, préparer le repas, manger, se déplacer, se coucher, s’endormir… autant de moments à prévoir dans la journée-type pour que le camp se passe sereinement : le camp n’est pas une course contre la montre, de toute façon perdue d’avance !
• Équilibrer la journée entre temps actifs et temps calmes, temps individuels et collectifs, temps d’équipe et temps d’unité… il faut éviter à la fois l’activisme et l’inaction.
• Fixer des rendez-vous réguliers, toujours à la même heure, autour desquels la vie se structure : lancement de journée, conseils, repas du soir…
• Faire preuve de bon sens : savoir parfois renoncer à une activité si on a sous-estimé le temps passé ou si les conditions météo ne sont pas favorables. Tenir compte de la fatigue, surtout en deuxième partie de camp.
LE CAMP DANS LA DUREE
• Équilibrer le programme de camp entre événements marquants et périodes plus calmes. Celles-ci permettront de préparer les temps forts du camp dans de bonnes conditions, et de récupérer dans l’intervalle : important pour se redire ce qu’on a vécu, le digérer… et se remettre en forme pour la suite.
• Mettre en place une gestion du temps rigoureuse dès les premiers jours conditionne la réussite de la suite : quand la fatigue se fait sentir, la vie quotidienne se relâche, l’ambiance du groupe se détériore, les projets prévus ne sont pas menés à leur terme… et les accidents sont plus fréquents à la fin des camps.