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Mot clé - recommandations

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mercredi 2 septembre 2009

Activité.

P1020504.JPG Après les vacances, après le farniente, voici revenu le temps de l'activité. Vous l'avez vu, entendu dire partout dans les médias et vous le ressentez certainement vous-même à présent : c'est la Rentrée. Avec un grand R.


L'activité est à l'opposé du farniente : il s'agit, nous dit le dictionnaire du CNTRL, du "déploiement actuel du pouvoir ou de la volonté d'action". Volonté sociale décrétée par le phénomène de la Rentrée. Mais un pouvoir réel de passer à l'action parfois contredit dans les faits (chômeurs,retraités ...)


L'activité, c'est vital. L'inactivité conduit à la sédentarité et à l'embonpoint, comme on nous le rappelle régulièrement: tous les jours, 30 minutes d'activité physique sont un minimum vital qui augmente notre espérance de vie!

A l'inverse, l'hyperactivité est tout aussi néfaste que l'inactivité. Au sens propre, c'est une maladie des enfants inventée il y a quelques années par les américains, en même temps que le médicament pour la soigner, et dont on oublie volontiers le corollaire: on parle de syndrome d'hyperactivité avec déficit de l'attention. Une pathologie dont la réalité est contestée, notamment par les psychanalystes. Une pathologie décrite comme extrêmement fréquente (près d'un enfant sur 20 en serait atteint) mais que je n'ai personnellement formellement identifiée qu'une ou deux fois en 10 ans de pratique auprès d'une population jeune. Peut-être n'existe-t-elle pas dans ces quartiers ou l'inactivité règne?

Mais cette définition aide à comprendre le comportement d'hyperactivité qui parfois menace certains adultes suroccupés: passer sans cesse d'une activité à l'autre sans pouvoir s'arrêter peut être considéré comme une addiction, qui peut pour le coup bel et bien entraîner un déficit de l'attention: la personne fait tout superficiellement sans jamais rien approfondir.

A mi-chemin entre l'inactivité et l'hyperactivité, je souhaite donc à tous en cette période de rentrée une année multiactive: une activité scolaire et professionnelle épanouissante et la possibilité de pratiquer une ou deux activités culturelle,sportive ou de loisir où vous vous faites plaisir. Pratiquer ses passions pendant les vacances, c'est bien. Tout au long de l'année, c'est encore mieux.

En prenant garde à ne pas tomber dans l'excès de l'hyperactivité: se réserver quelques moments pour le farniente,c'est important !

samedi 6 juin 2009

Du magazine de la santé à Bonjour-docteur.

Parmi les émissions de vulgarisation médicales existant sur le petit écran, la plus réussie est de mon point de vue le magazine de la santé, diffusé sur France 5.

Elles est présentée par deux médecins, le docteur Michel Cymes et le docteur Marina Carrère d'Encausse. Ils ont su au fil des années conquérir un public fidèle, et s'entourer de toute une équipe de collaborateurs, composée de médecins, journalistes médicaux, coach sportif etc. Je la regarde régulièrement, certains de mes patients aussi, c'est parfois une source de dialogue intéressante en consultation.

C'est une émission de vulgarisation intelligente, qui prend le téléspectateur au sérieux. En tant que professionnel exigeant, je souhaiterais parfois davantage de rigueur scientifique sur certains thèmes,mais globalement les messages diffusés me paraissent fiables. Et je me disais depuis longtemps que de nombreux reportages diffusés méritaient plus qu'une simple rediffusion d'une semaine sur le site de l'émission.

Je me réjouis de vois mon souhait exaucé: depuis quelques mois a ouvert le site bonjour docteur. Un site à l'initiative des deux mêmes personnes,qui reprend de nombreux contenus publiés dans le magazine de la santé. La vidéo y est bien entendu à l'honneur. Les sujets sont classés par catégorie : bébé-enfant-ado-femme-homme...et par mots-clés. Certains d'entre eux constituent des documents d'éducation pour la santé remarquables comme on aimerait en voir davantage sur les sites officiels.

Ce site respecte les principes de la charte HONcode, ce qui est un gage de sérieux et de fiabilité. Si j'avais toutefois une suggestion à faire à mes éminents confrères, ce serait d'élargir leur comité éditorial et déontologique (voir en bas du site: charte d'utilisation). Difficile à mon avis d'être en même temps actionnaire, directeur éditorial et membre du comité déontologique, autrement dit juge et partie.

Mais allez vous faire votre propre idée en visitant ce site, je pense qu'il en vaut la peine.

vendredi 1 février 2008

L'assistant sanitaire et les médicaments.

La gestion des médicaments est une question difficile et qui vient souvent au premier rang des préoccupations des assistants sanitaires (surtout en camp). L'enquête faite en 2005 par Laurence Bardy pour sa thèse, ou celle que j'ai pilotée en 2006, l'enquête "tous en forme", le montraient bien.

De nombreux "on dit" courent sur le sujet : pour certains, il ne faut utiliser aucun médicament. Pour d'autres, pas de raison de s'auto-limiter: il faut avoir de tout pour pallier à toute situation. L'inventaire des trousses des premiers soins est souvent instructif: médicaments nombreux, faisant double emploi, certains disponibles uniquement sur ordonnance, parfois périmés voire dangereux...

Il nous a semblé nécessaire de mettre un peu d'ordre dans tout ceci, à partir de quelques critères simples. Les médicaments choisis doivent être :

- peu nombreux.
- vendus sans ordonnance.
- inoffensifs.
- adaptés aux situations rencontrées en accueil de scoutisme.
- utilisés suivant des protocoles précis.

Quelques commentaires :

- Des médicaments peu nombreux: l'assistant sanitaire, qui n'est pas un professionnel de santé, n'a pas les moyens de bien connaître de nombreux médicaments... faire un choix est une garantie de sécurité.

- Des médicaments en vente libre: le comportement recommandée aux assistants sanitaires est un comportement "de bon père de famille"... dans les situations de la vie courante, les parents ont généralement recours aux médicaments disponibles dans la pharmacie familiale pour soigner leurs enfants. Ils les soignent un jour ou deux puis vont voir leur médecin traitant s'il n'y a pas d'amélioration. Si la situation apparait plus grave, ils y vont tout de suite. C'est le même droit que nous défendons pour les maîtrises, "parents de substitution" pour la durée des activités scoutes.

- Des médicaments inoffensifs : c'est ce qui doit primer, même sur l'efficacité ! à partir du moment où ces produits sont proposés pour faire face "à des situations de la vie courante", ils doivent présenter le moins de dangers possible. C'est le cas pour la plupart des médicaments en vente libre, mais dans la trousse de soins proposée nous avons essayé d'être plus sélectifs encore...

- Des médicaments adaptés : les "situations de la vie courante" rencontrées en accueil de scoutisme se comptent sur les doigts des deux mains. Au-delà, on est soit dans le cadre de situations inhabituelles,soit dans le cadre de situations urgentes : dans ces cas il faut faire appel à un professionnel de santé, mais ce sera exceptionnel.

- Des protocoles précis: conseiller l'usage de médicaments en accueil de scoutisme exige de notre part de préciser le bon usage de chacun de ces produits. C'est pourquoi la fiche descriptive de la trousse de soins comportera non seulement la liste des produits conseillés mais aussi l'indication des produits et leur posologie en fonction de l'âge. Et le guide de l'assistant sanitaire proposera un protocole plus détaillé pour les soins qui le nécessitent. Si l'assistant sanitaire les utilise hors de ces recommandations, ce sera sous sa responsabilité.

Baden Powell disait que l'éclaireur devait être capable de se tenir à lui-même lieu de docteur... c'est peut-être encore possible, mais de manière encadrée !

vendredi 30 novembre 2007

Etre acteur de prévention en accueil de scoutisme.

L'inventaire des pistes de prévention que j'ai dressées dans mon billet précédent a peut-être de quoi surprendre. Mais ce n'est pas seulement un inventaire théorique...

La plupart des unités scoutes pratiquent quotidiennement certaines propositions comme Monsieur Jourdain faisait de la prose: sans penser une seconde qu'ils font de la prévention.

Faire sa toilette tous les jours, garder propre le lieu de camp, évacuer les ordures ménagères, sont ainsi des pratiques tellement "normales" qu'on ne pense plus que ce sont au départ des recommandations de prévention. Le respect du code de la route pour les déplacements, la nécessité d'avoir des outils bien entretenus sont aussi des exigences banales et "intégrées".

Mais périodiquement l'actualité ou l'évolution de la société nous incitent à revisiter nos gestes quotidiens ou nos pratiques. Ainsi l'inquiétude née de la perspective d'une possible pandémie de grippe aviaire a amené l'INPES à rappeler des règles d'hygiène élémentaire,comme les techniques de lavage de main pour limiter la transmission des virus respiratoires.

De même la canicule de 2003 avec ses millions de morts a été l'occasion de repenser les recommandations en matière de lutte contre la chaleur. La plupart des camps scouts et guides de juillet 2006 se sont déroulés en période de canicule et cette situation n'a pas été facile à gérer, comme en témoigne l'enquête tous en forme effectuée à cette période. La recrudescence de la maladie de Lyme et des maladies transmises par les tiques a été une incitation à revoir les recommandations faites aux promeneurs...

Les mouvements de scoutisme doivent donc (devraient?) donc périodiquement se poser la question d'actualiser les recommandations qui sont faites en matière de prévention. Et réfléchir à la meilleure manière de les intégrer à la pratique quotidienne ou à leurs programmes éducatifs. Certaines recommandations vont concerner surtout les 8-11 ans, d'autres les 14-17 ans. Il faut en tenir compte.

Certaines des propositions faites dans le billet précédent sont de mise en oeuvre moins évidentes que la lavage des mains ou le port d'un chapeau pour se protéger du soleil. C'est le cas de la prévention des addictions, un phénomène multifactoriel qui touche bien évidemment les scouts et guides, et pour laquelle les actions préventives à mettre en place méritent une action approfondie...La prévention de la violence, de la dépression, du suicide, paraissent nécessaires en termes de santé publique, mais mériteraient aussi toute une réflexion... Quant à la prévention du SIDA, nous en parlons bien peu chez les Scouts et Guides de France...faudrait-il le faire, et de quelle manière? pas sûr que la question ait jamais été vraiment débattue. Posons-nous au moins la question à la veille de la journée mondiale contre cette maladie...


Etre pertinent en matière de prévention... Nous avons je pense deux manières de le faire :

1. Mettre en place un dispositif de veille pour actualiser régulièrement nos recommandations en matière de prévention,et les intégrer dans nos programmes éducatifs. N'attendons pas que l'actualité ou l'évolution de la société nous oblige à adopter des règlements contraignants. Nous pourrions sans doute mieux anticiper...La remise à jour régulière du document sur la réglementation des activités de scoutisme sous une forme accessible va en tout cas dans le bon sens.

2. Promouvoir des projets pertinents dans le domaine de la santé: Soyons nous-même. Le scoutisme passe par l'action, par l'expérimentation sociale, par la réalisation de projets. C'est l'occasion de nous confronter à des partenaires inhabituels, et c'est une occasion unique de sensibiliser les enfants et les jeunes à des problèmes de santé qui les concernent ou les concerneront peut-être un jour. De remplir pleinement notre mission éducative... - Intégrer les recommandations de santé publique dans notre pratique du scoutisme. - promouvoir des projets de prévention avec des partenaires.

Je fais l'hypothèse que les Scouts et Guides de France restent assez timides sans ce domaine...

dimanche 27 mai 2007

A notre santé !

Petit clin d'oeil à une chanson de Benabar qui porte presque le même nom que ce blog... mais reconnaissons lui l'antériorité, elle date de 2001 !

Une chanson que je trouve réjouissante et pleine de bon sens...

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mercredi 21 mars 2007

Un complet état de bien-être

...physique, mental et social. C'est la définition que donne l'OMS de la santé.

Pas facile à atteindre, malgré les nombreuses recommandations qui nous disent ce qu'il faut faire : manger et bouger, adopter la fraîche attitude etc... Petit clin d'oeil décalé .

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